jeudi 19 octobre 2017

Samhain 2017 : La Déesse Sombre Arrive…

Chaque année depuis 2013, je reçois une visite importante pour Samhain. Une visite divine. Lilith. Nephtys. Hécate. Athéna. Je savais que 2017 serait un cru particulièrement savoureux, important. Et c’est Lilith, la première, qui est omniprésente depuis un mois. Je pensais que ce serait ça mon 2017. Un retour aux sources. J’avais raison et tort en même temps.




ME TOO

Nous sommes le 19 octobre 2017. Nous nageons dans une tempête médiatique féministe, sociétale… Les femmes hurlent en louves blessées. La digue a pété et le flot de leur rage va tout engloutir. J’écris moi-même un article pour contribuer à ce mouvement que j’estime salvateur, même s’il ne fait pas dans la dentelle. La dentelle, c’était avant. Visiblement, le monde ne comprend pas la dentelle. Il a besoin qu’on lui bourrine la tronche.

Une Nouvelle Présence

C’est la lune noire aujourd’hui. Beaucoup ont peur de cette phase de lune, conseillent de ne pas pratiquer de sorcellerie en cette date. Pour moi, c’est une phase de pouvoir. Depuis le début. C’est la phase de Lilith. Et un phénomène étrange se produit depuis la rédaction de mon article en réponse au mouvement « me too ». Je sens une présence à mes côtés. Une GROSSE présence. Elle me déconcerte depuis quelques jours. Elle est tout de noir drapée, imposante, calme mais furieuse, capable de péter le monde d’un seul regard. Je sais que c’est elle ma Déesse 2017. Je n’arrive pas à la reconnaître. Et pourtant, elle a du Lilith en Elle. Elle a du Hécate aussi. Et je me suis dit « patience, Elle va révéler son identité en temps voulu »… C’est donc à la lune noire que tout devient clair…

Une Porte qui ne S’Ouvre que d’Un Côté

Ce matin, je repense à cette tempête médiatique. A ce mouvement social féminin. Je regarde les femmes dans le métro en écoutant le dernier album de Marilyn Manson sur mon téléphone. Les portes du métro s’ouvrent en grand et là, ça me percute. Nous sommes en train d’ouvrir une porte à cette présence, nous toutes et tous. Cette femme. Cet archétype qui n’est pas qu’une simple Déesse. C’est LA Déesse Sombre. Elle les porte toutes en son sein. Avec notre rage et notre solidarité, nous l’avons appelée et Elle arrive. Ça fait des lustres qu’on parle de la Déesse Sombre. Mais cette fois-ci c’est palpable. Elle arrive. Pas pour une poignée d’élus. Pour tout le monde. Je reste 2 secondes avec cette réalisation en tête. Je ne veux pas me fourvoyer. Je demande, en moi-même « Sommes-nous en train de t’ouvrir une porte ? ». Je reçois immédiatement la réponse. La chanson Saturnalia tourne à ce moment dans mes oreilles et les paroles « And this door only opens one way » me répondent. Cette porte ne s’ouvre que d’un côté. Pas de retour en arrière. Elle n’est pas là pour faire du tourisme. Elle est là pour rester.

Samhain 2017, LA Grande Porte

La Déesse Sombre annonce bel et bien sa venue. Vous l’avez peut-être sentie vous aussi. Elle va utiliser la finesse du voile de Samhain pour passer. Je compte l’accueillir. Je lui ouvrirai grand la porte. Les années précédentes, j’ai vécu ma visite de Samhain avec discrétion et recueillement. Cette année, j’appelle toutes les personnes qui l’attendent à ouvrir en grand cette porte dans l’intimité de leur pratique. Je sais que ceux qui attendent cette présence le feront, chacun et chacune à leur manière. Pour la Déesse Sombre. La fin programmée du patriarcat et tout ce qui va avec. Un retour à l’équilibre des polarités… Enfin ! Le vrai travail va pouvoir commencer…

Quel rôle voulons-nous jouer dans ce changement ? Allons-nous le subir ou l’accompagner ? C’est à nous de choisir. Maintenant. Décidons-nous. Parce qu’Elle arrive. Que nous soyons prêts ou non…




mardi 17 octobre 2017

Délivrez-Nous du Mâle



Je n’avais pas envie de l’écrire cet article et ma réticence me fait honte. Je voulais laisser le monde tourner, vomir tout ce qu’il a à vomir, hurler sa rage et son dégoût… Et me réveiller une fois que ce serait fini. 




Un peu d’histoire

Hier soir, je me couche avec une résolution : « je ne ferai pas cet article, je suis fatiguée. » Cette fatigue, elle ne se résume pas à ma journée ou à ma semaine seules… Je suis fatiguée de 33 années passées en tant qu’être humain de sexe féminin. Fatiguée de cette peur prégnante des loups solitaires ou en meute, dans les transports, dans la rue, partout. Fatiguée de ces recommandations qu’on n’inculque qu’aux filles sur les horaires auxquels elles devraient ou non investir l’espace public, dans quelle tenue, en quelle compagnie. Fatiguée de ces remarques déplacées, ces mains baladeuses,… 

Cet ami de la famille qui me touche les cuisses lors d’un repas : j’ai 6 ans. Le mari de ma mère qui demande à cette dernière de prendre exemple sur mon « beau petit corps » parce que le sien ne lui plaît plus : J’ai 14 ans. Cet inconnu chauve, vieux et malodorant qui me chuchote à l’oreille qu’il veut tromper sa femme avec moi et me faire jouir : j’ai 17 ans. Mes cuisses caressées par un homme inquiétant dans un wagon à Gare du Nord. Ce sexe en érection, pressé contre mon dos dans une foule à Denfert Rochereau. Des hommes, anonymes, que je ne compte plus, souvent beaucoup (beaucoup !) plus âgés que moi : je suis étudiante et c’est mon quotidien. 

Jusqu’à ce jour. J’ai 20 ans. Je me rends en cours. Un homme m’attrape dans la rue, il me touche, il me complimente, il s’énerve, il refuse de me laisser partir. C’est un colosse. Il est violent, imprévisible. Je lui hurle de me lâcher et de ne plus me toucher. La rue n’est pas déserte. Personne ne bouge. Je panique. Suis-je invisible, sauf pour mon agresseur ? Il voit que je vais vers le métro, il me fait comprendre qu’il n’attend que ça pour me coincer dans un couloir. Il continue de me toucher. Je découvre, pour la première fois de ma vie, le niveau rouge de ce que je n’avais connu que de façon sourde jusqu’ici. Je suis une proie et à présent, c’est marche ou crève. Je suis, moi aussi devenue un animal. Un animal en fuite. Mon cerveau galope plus vite que mes jambes qui sont prêtes à me lâcher. Je lui dis que je vais prendre son numéro. Que j’ai très envie de le revoir. Il hésite entre me croire et poursuivre sa traque symbolique et corporelle. J’essaye de ne pas exploser en sanglots alors que je cherche un papier et un crayon dans mon sac pour essayer de le canaliser. Je tremble tellement fort que j’ai l’impression que mon squelette va se démanteler. Je lui fourre le stylo dans les mains et je cours à toutes jambes jusqu’à un magasin bondé… Suite à un dépôt de plainte encouragé par mes proches, je me retrouve quelques jours plus tard dans un commissariat parisien, face à deux femmes (!) policières qui minimisent mon expérience en me disant « c’est un homme, il fait beau ! ». J’ai passé mon année de licence chez moi, habillée en « moche » suite à cette belle journée pour les hommes. Est-ce que le commissariat fournit les lunettes de soleil pour aller avec ? 

L’accalmie

Je vieillis. Je remarque qu’avec l’âge, le harcèlement de rue s’estompe. Je suis ravie de me flétrir ainsi. Je vais enfin pouvoir avoir la paix. Et puis je me pose un peu plus en observatrice. Je ne suis plus dans cette urgence, celle de mes 15-20 ans, cet âge fragile qui donne un sentiment de toute puissance aux bêtes humaines. J’ai tout le loisir de remarquer les « plus petites choses » du sexisme ordinaire. Comme en entreprise, quand les hommes font des réflexions sur l’habillement de leurs collègues féminines. Quand je suis reçue pour un poste d’assistante à diplôme et expérience supérieurs face à un homme de mon âge qui rentre direct chef de projet à un moment où les deux postes sont à pourvoir en même temps. Quand je demande un poste à mon niveau (bac+6) dans une grande entreprise et qu’on me rétorque que je suis jolie et que je devrais plutôt faire hôtesse. Quand je suis reçue à un entretien d’embauche pour un poste de cadre et que le responsable m’avoue n’avoir regardé que la photo sur mon CV…

Ça se passe maintenant

Cette année, j’arrive à un nouveau poste, en période d’essai. Je ne connais pas encore bien les gens et un responsable s’amuse à envoyer des e-mails depuis mon poste à des hommes au hasard dans l’entreprise, leur proposant des verres avec moi parce que « j’ai flashé sur eux, plein de points d’exclamation. » Il récidive. C’est pourtant un homme que je connais peu et avec qui je n’ai jamais rigolé bras dessus bras dessous. Je le confronte. Il ne s’excuse pas et dit qu’il aurait pu être encore plus méchant, visiblement piqué par le fait que je ne subisse pas en feignant de trouver hilarant le fait qu’il propose ma disponibilité sexuelle à qui la veut (je suis mariée et mère de famille… Mais ça, on s’en branle. Même célibataire, c’est totalement anormal). Je le dénonce donc à ma responsable. Elle compatit visiblement mais m’avoue subir la même chose, du même individu, « comme toutes les femmes ici »

Je continue ? 

L’écœurement à son paroxisme

Au final, je ne sais pas ce qui me dégoûte le plus. Que quasiment toutes les femmes de mon entourage aient vécu au moins une fois une affaire « code rouge » dans leur vie ? Que celles qui n’ont pas vécu un « code rouge » nous achèvent de remarques acerbes, nous sommant de ne pas exagérer, allant jusqu’à nous jalouser l’attention fort agréable dont nous sommes les heureuses élues ? La peur des « hommes biens » de voir cette déferlante féministe aboutir à des fausses accusations en masse (qu’on commence déjà par prendre en compte les vraies, ce sera bien). Non, ce qui m'écoeure le plus, c'est cette banalisation, pesante, hurlante, grotesque. Ce que tu vis est anormal mais subis-le et ferme-la!

Ce qui nous pend au nez

Je ne voulais pas écrire cet article. Tout ça m’est d’une pénibilité sans borne. Mais comment ne pas l’écrire ? Justement quand c’est si lourd et chargé d’ombre ? Quand je suis fille de la Déesse Lilith et qu’elle me tient éveillée depuis une heure indue, m’ayant envoyé toute la nuit des rêves qui jettent du sel sur cette blessure béante et universelle ? Quand elle me montre, par canalisation, ce qui attend les futures générations si on ne se met pas très vite à changer les choses (ce sont des images de castrations sauvages et réglementées qui seront tout aussi banales que le triste historique du début de l’article). Nous sommes en train de créer les monstres de demain en ignorant les monstres d’aujourd’hui...

Nos enfants dans tout ça…

Je vois partout les parents avoir peur quand ils ont des filles. Ils ont peur pour elles. Ils vont essayer d’en faire des battantes ou des prudentes. Je suis, quant à moi, la maman d’un petit garçon. Je ne vais pas le bassiner sur les faibles femmes qu’il se devra de défendre ou sur les méchants hommes qu’il faudra châtier. Je vais lui apprendre la dignité humaine. Tout simplement. Et quand il verra une injustice, une situation anormale ou abusive, j’ose rêver qu’il se soulèvera parce que c’est un être humain qui souffre et pas parce qu’il aura été conditionné à faire une différence énorme et discriminante entre les sexes. Et j’appelle tous les parents qui me lisent à en faire de même.

Avant d’avoir des filles ou des fils, nous avons de petits êtres humains. Entre agresseur et agressé, nous ne voulons retrouver nos enfants à aucun de ces deux extrêmes. Alors réveillons-nous putain !

Et nous ?

Quant à notre génération en implosion, j’ai une demande à vous faire : Chaque fois que vous subirez une situation de harcèlement, d’agression ou de discrimination sexuelle, parlez-en à trois personnes. Peu importe qu’on vous croie ou qu’on vous juge. Trois partages. A un proche, un collègue, votre mur facebook,… Peu importe. Ouvrez la cage aux douleurs avant qu’elle ne nous enferme tous.

Avec Ombre, ombre, ombre…

Iria


Crédit photo: Chaerul Umam 



vendredi 13 octobre 2017

Parle à ma Main Gauche



La sphère spirituelle, bien qu’à part, reflète par endroits le monde dans lequel nous vivons. Il y a une dualité écrasante, le bien/le mal, le masculin/le féminin, la lumière/l’ombre… Ce sont les perceptions de chacun sur ces termes qui vont différer. L’ombre sera le mal pour beaucoup. Héritage judéo-chrétien oblige. Les caricatures vont bon train. Les travailleurs de lumière vous veulent du bien, sont entourés de tout un tas d’anges tous nus et sans sexe, glissant sur un toboggan de flamme violette et de l’autre côté, il y a les magiciens noirs (qui s’habillent intégralement en noir histoire qu’on les reconnaisse bien), sans aucune morale, révérant Satan (un type qu’on ne connait pas vraiment, mais qui semble être un sacré enculé, c’est marqué dans un livre)… Quand on voit que vous touchez à des trucs vaguement ésotériques, on va rapidement vous demander de montrer patte… blanche évidemment ! Etes-vous bien une sorcière blanche nomdediou ? Une sorcière peut-elle être blanche d’ailleurs ? Allez, on va dire que vous êtes une « enchanteresse » à la place, ça fait moins louche. Et puis, on va vous demander d’y aller à grand renforts de justifications sur vos pratiques : « mah non je ne fais que de la magie blanche moi… D’ailleurs, je ne fais qu’allumer des bougies et de l’encens et je médite… En fait, je ne fais pas vraiment de magie hahaha… Ouais, ouais, tout à fait madame, je me branle la nouille en me prenant pour Hermione Granger». Vous comprendrez ici, qu’il semble impératif de se « normaliser » même quand on est une foutue sorcière ! 



Appeler un chat un chat...

Je vais donc y aller franco sans essayer de tranquilliser qui que ce soit ou minimiser ce que je suis ou ce que je fais : Je suis une sorcière (avec tout ce que ça implique), j’emprunte une voie à dominante main gauche (le truc qui n’est pas blanc), je travaille avec les divinités sombres, et le mec qui, pour moi, est le plus proche de la source divine, est un certain Samaël (vous savez, c’est un des noms de l’autre enculé…). A ce stade, on a sans doute perdu la moitié des gens (et encore, je suis mesurée…). Voilà voilà. Maintenant qu’on a fait fuir ceux qui vivent dans une dualité écrasante et sans nuance, je vais papoter un peu plus avec vous sur ce que cette voie « main gauche » veut dire pour moi et quel parcours m’amène à plus ou moins accepter cette étiquette (et oui, même quand on n’aime pas les étiquettes, parfois elles sont tout de même cousues sur vous).

C'est un Cheminement...

 Avant d’effectuer ma plongée dans l’ésotérisme, j’étais plutôt attirée par ce qui touchait aux anges. Ceux qui sont tout blancs et duveteux. Dieu : beurk ! Mais les anges : top moumoute ! Comme j’étais, à l’époque, une moldue en sursis, je ne faisais pas grand-chose avec ce sentiment bienveillant envers les anges. J’aimais juste le fait que nous avions des anges, qu’ils veillaient sur nous, qu’ils nous aimaient. Tout ça était méga rassurant et ça mettait un peu de moelleux dans la vie quand tout allait de travers. Vie de chiotte ? Po grave, parle à ton ange ! Clairement, j’avais besoin d’être rassurée dans mon rapport à l’invisible…

Ce qui a changé...

Et puis un jour, une dame voilée de noir, que seule moi pouvais voir, s’est mise à me harceler au pied de mon lit et il a fallu que je découvre qui elle était pour comprendre qui j’étais. Cette femme, c’était la Déesse Lilith. Et depuis son apparition, ma vie n’est plus du tout la même et putain, heureusement ! Tout a commencé à changer, j’ai découvert l’ésotérisme, j’ai commencé à pratiquer, à travailler avec les divinités qui se sont faites plus nombreuses avec le temps… Dans ce processus, je voyais partout la notion de voie de la main droite et de voie de la main gauche. Et puis, pleine de bon sentiment, je me disais que nous étions cons de nous diviser ainsi et que j’avais deux mains… Et là, la Déesse Hécate, arrivée il y a un petit moment déjà, s’est foutue de ma gueule et m’a dit « t’en as pas marre de faire semblant d’avoir le cul entre deux chaises ? ». Ça m’a vexée deux minutes et puis je l’ai laissée aller plus loin dans son propos… Selon la Dame, j’ai le cul à gauche ! Et la main aussi bien sûr. Comme d’habitude, après une révélation divine, sans appel qui plus est (comme Hécate en a le secret), il y eu résistance (non, non, non, je suis au-dessus de cette étiquette qui divise les gens…) Et puis j’ai commencé à sortir la tête de mon déni et à regarder en face mon système de valeur. Voici un échantillon des quelques critères que Madame Hécate m’a permis de reconsidérer afin que je les mette sur la pile de gauche et pas au milieu, dans le trou :

  • Je suis pour une affirmation de l’individu avant celle du groupe
  • Je crois que toute forme d’ésotérisme est sombre (sombre, pas noir…) et que mettre des étiquettes « blanches » sur tout ça, c’est du méga bullshit qui vise à essayer de se rendre plus acceptable aux yeux des gens 
  • Je chemine principalement avec les Divinités sombres et ma Déesse Mère est Lilith, avec toute l’initiation personnelle que ça implique
  • Je ne vénère pas les Dieux, je ne me considère pas comme leur sous-merde attendant leurs faveurs la nuque baissée. Je suis une émanation du divin, certes assez petite dans mon enveloppe de chair, mais pas bien loin de ce qu’ils sont à échelle plus grande (c’est une histoire de poupées russes qui mérite un article à elle toute seule). Et pourtant, les Dieux, il y en a un paquet avec qui j’ai une relation de profond respect, d’amour de dingue même parfois. Mais prier, non, ça ne me parle pas. Je communique, je travaille, je converse avec eux. Et je sais qu’ils ont un intérêt à passer par moi. Je ne suis pas une mendiante. Je ne suis pas dans un questionnement constant sur le fait de me rendre digne de leur attention. Je suis juste moi-même et tout va bien… J’ai moins mal aux genoux ainsi.
  • Je suis profondément féministe et pour l’émergence d’un féminin fort dans notre société
  • Je déteste (mais alors, j’exècre au plus haut point !) l’ordre établi. Je me sens aliénée comme c’est pas permis par la société dans laquelle nous vivons, la pression du groupe, la politique, les religions, le patriarcat,…
  •  Je n’ai pas de problème à travailler avec une énergie qualifiée de « démoniaque ». Les démons sont des entités qui ont un job valide, et pas des plus simples parfois.
  • Je n’adhère pas aux morales du type « fais ce qu’il te plaît si tu ne nuis à personne » ou à la loi du triple retour car je pense profondément qu’une telle philosophie est illusoire. Le terme « nuire » est lui-même tellement soumis à la subjectivité de chacun que c’est un débat sans fin. Je pense que par le simple fait de respirer, je nuis à quelqu’un, quelque part. Que si j’obtiens une chose, cela privera un autre. Que si j’agis pour me réaliser, ça va emmerder quelqu’un d’autre. C’est comme ça, c’est la vie. Et si on me vole dans les plumes, je n’ai absolument aucun problème à utiliser des mesures exceptionnelles à la hauteur de l’offense… Et je dors tranquille. 

 Main gauche = être abjecte?

Ha, alors est-ce que ça veut dire que je n’ai aucune morale ou éthique ? Non… L’éthique, oui ! L’angélisme, certainement pas ! Quand quelqu’un veut venir chez moi avec ses bottes crottées, je rentre à mon tour chez lui et mon éthique l’emmerde, les yeux dans les yeux ! Je ne me laisse pas victimiser sous couvert de moralité. C’est une des choses qui est beaucoup utilisée dans la communauté spirituelle contre les « travailleurs de lumière ». « Laissez-vous violer par la malveillance intrusive de tout le monde, sauvez tout le monde, dites oui à tout, au nom de la bienséance et pour ne pas faire de peine à Saint Prout Prout… ». NON. Il faut savoir aussi faire la différence entre quelqu’un qui, comme moi, n’a aucun problème à s’en prendre à un malotru qui lui a causé du tort et une personne qui s’abat sur des innocents pour les brutaliser par pur plaisir et déviance. Cette dernière catégorie d’individus n’a d’ailleurs pas bonne presse du tout en haut lieu non plus (vous savez, chez l’autre enculé soit disant pas sympa).

Nuance, nuance,...

Et malgré tout ce système de valeur torpillé par le côté « blanc » de la force, on a tendance à me voir comme une personne plutôt lumineuse, qui vient en aide aux gens, qui défend les plus faibles, qui est plutôt « bien élevée » et a des émotions à peu près normales. Et Jésus (oui, vous lisez bien) lui-même est venu me guider depuis quelques temps et on se marre bien. C'est un vrai rebelle, un ouf et beaucoup ont oublié ça... Sinon, je ne suis pas non plus une caricature physique de mon état d’esprit. Ca déconcerte beaucoup ça d’ailleurs. Ça fait beaucoup marrer Samaël aussi. Le Monsieur est subtil, quand il envoie quelqu’un qui bosse pour lui dans le « monde réel », il aime bien passer incognito. Vous seriez effaré de voir à quel point on présume systématiquement qu’une petite nana souriante et douce est un agneau innocent et sans défense… C’est la couverture idéale pour s’infiltrer partout. Selon Samaël, pour niquer le système, il faut lui ressembler un minimum afin qu’il vous laisse entrer, avec votre petit tournevis bien planqué, prêt à retirer quelques boulons un à un jusqu’à ce que la structure se casse la gueule. Et tout le long du processus, vous continuez de sourire et d’avoir l’air toute douce…

Donc, voilà une partie de ce que je suis. J’ai une main gauche avec beaucoup de choses à dire. Et un tournevis. Et je bosse pour un mec que tout le monde prend pour un enculé mais qui, malgré tout, continue de nous envoyer des équipes de secours pour essayer de nous faire sortir la tête de notre cul… Et il y a du boulot… Mais ça, c'est encore tout un tas d'autres articles...





 Crédit image: Aunia Kahn


 

mardi 26 septembre 2017

Tirage Utile n°9 : Le Grand Espionnage

Avez-vous déjà ressenti que quelqu’un vous envoyait, intentionnellement ou non, des ondes un poil négatives ? Sentez-vous parfois le souffle de quelqu’un d’absent dans votre cou, comme s’il épiait vos moindres faits et gestes ? Avez-vous déjà échangé des regards silencieux avec une personne vaguement hostile en mode western : « cette ville n’est pas assez grande pour nous deux » ? Ou plus simplement, avez-vous déjà piqué une bonne grosse crise de paranoïa concernant quelqu’un que vous jugez louche/distant/intrusif/inconstant/jaloux/passif-agressif/manipulateur/dominateur/menteur/etc (rayez les mentions inutiles).

Dans toutes ces situations, vous êtes aux prises avec votre subjectivité et un individu que vous avez du mal à lire. Vous aimeriez, pour vous tranquilliser, connaître les véritables intentions de cette tierce personne. Ne vous torturez plus avec des « pourquoi il ne me rappelle pas ?!!!! » ou des « pourquoi m’a-t-elle jeté ce regard, celle-là ? » ! J’ai conçu un tirage d’espion fripon pour craquer le code des sous-entendus/non-dits/sourires faux-culs/promesses vides et autres joyeusetés ! Enfilez votre trench coat et vos lunettes noires, on va aller faire un petit tour du côté insondable de la force !


 

Conseils préliminaires :

Pour se mettre en costume d’Espion Cartomancien, il convient de bien être au clair avec vos intentions. Je conseille de ne pas espionner gratuitement. Selon moi, on se permet d’aller arracher des renseignements sur un individu uniquement quand ce dernier nous envoie des choses pas nettes et que cela nous affecte. Ainsi, on maintient un certain équilibre des forces et on rétablit au mieux son pouvoir personnel ;)

Voici donc la disposition de ce tirage en 6 lames:

 

 

Position 1 : L’Agent Secret

C’est votre carte ! Mais elle ne va pas complètement vous dire qui vous êtes, ce serait trop long. Elle va vous dire qui vous êtes dans les yeux de la cible espionnée. Ainsi cette carte vous donne une idée du « pourquoi ». Pourquoi Bidule vous envoie des ondes moisies ? Qu’est-ce qui est titillé chez lui ou elle quand il/elle vous voit.

Position 2 : La Cible

Cette carte va craquer le vernis et indiquer qui est réellement cette personne qui vous inquiète ou vous dérange. Elle apportera une nuance sur ce qui cloche chez elle. Ce n’est pas une carte qui est là pour vous rassurer mais plus pour vous faire explorer la face cachée, secrète et sombre de votre cible. Même si la carte qui sort est positive, réfléchissez pour en saisir les nuances. Peut-être qu’il n’y a effectivement rien d’inquiétant et que vous êtes un brin parano… Ou peut-être pas !

Position 3 : Sa Couverture

Cette carte fait état des mensonges de votre cible. Elle retranscrit ce qui est faux chez elle. C’est donc une carte qui ment ! Ne croyez rien de ce qui sortira ici ! C’est un mur de fumée opaque ! Une vraie enfumade ! Heureusement, vous allez pouvoir déjouer tout ça…

Position 4 : Son Message Décodé

Avec cette carte, vous allez démonter la stratégie de votre adversaire et savoir ce qui se cache derrière la carte 3. La carte 4, c’est sa vérité inavouable. Ses intentions nues, exposées et prêtes à être déjouées !

Position 5 : L’indic’

Tout bon Espion a un Indic’ sur le terrain. Cette carte sera votre botte secrète. Elle vous montrera les aides, humaines, matérielles ou énergétiques que vous avez à votre disposition pour vous aider. Vous n’êtes jamais vraiment seul ou démuni. Cette carte vous le montre !

 Position 6 : L’Opération Clandestine

« Les carottes sont dans la marmite, je récapépète ! Les carottes sont dans la marmiiiiite !!!! ». Vous avez ici la carte qui vous donne un plan d’action imparable pour contrecarrer les tentatives frauduleuses de votre cible. Il ne pourra plus vous brosser dans le mauvais sens grâce à ces conseils avisés qui sont à coupler avec l’aide bien pratique de votre Indic’ !


Allez Hop, je vous laisse ici… D’ailleurs je n’ai jamais été là. Vous ne m’avez ni vue ni lue…