jeudi 15 février 2018

Le Pouvoir des Outils ou les Outils du Pouvoir ?

Je suis beaucoup confrontée aux mêmes questions en ce moment de la part de personnes qui souhaitent débuter avec de nouveaux outils magiques, divinatoires, tout ça, tout ça… Je tombe également beaucoup sur des discussions en lien avec les outils et je m’étonne devant les croyances limitantes complètement ancrées dans les discours, à tel point qu’elles créent des égrégores assez nazes qui limitent beaucoup de monde.


Qui a le Pouvoir ?

Les secteurs du travail avec l’invisible sont intrinsèquement associés à des peurs assez costaudes. Quasiment tout le monde a des peurs liées au fait de se lancer. Peur de mal faire. Peur des entités. Peur d’attirer des catastrophes (donc peur de sa propre non maîtrise). Et aussi Peur des outils. Les gens ont peur du oui-ja, du pendule, des tarots, etc, etc, etc… Je comprends le raisonnement. Cependant quand je vois des avertissements comme « ne vous étonnez pas d’avoir le cul qui grille en enfer si vous touchez un oui-ja » je fais quand même des yeux ronds. Je ne résiste donc pas à l’impératif de déconstruire tout ce foutoir pour rétablir une notion clé : le pouvoir personnel. Faisons un comparatif à la con. Courrez-vous à votre perte si vous utilisez un couteau? Personnellement, j’utilise des couteaux tous les jours. Principalement pour couper des légumes. Je n’ai pas des suées d’angoisse à chaque fois que je prépare un repas. Je sais comment utiliser mon couteau. Je sais que le même couteau pourrait couper et trancher dans la chair humaine. Mais ça tombe bien, je n’ai pas de tendances d’automutilation et je ne prête pas mon couteau au premier psychopathe venu. Je fais aussi attention à ne pas me trancher les doigts, je suis en contrôle. Mon couteau est-il doué d’une intelligence propre plus grande que la mienne ? Non. C’est qui le chef ? C’est moi. Ok ! Alors, c’est exactement la même chose avec tout le reste. C’est moi le chef. C’est moi qui dirige l’énergie. C’est moi qui décide. L’outil n’a que le pouvoir que je veux bien lui donner. Ne laissez aucune chose avoir de l’autorité sur vous.

Les Mythes à Déconstruire

Nous sommes nombreux à avoir testé des outils avec un échec cuisant à la clé. Ça vous rappelle des souvenirs ? Une petite séance de spiritisme à l’adolescence ? Une déconvenue avec un pendule ? Ou même des confidences de personnes proches de vous qui restent encore terrifiés (et terrifiantes) et vous mettent en garde « n’utilise jamais ceci ou cela ». Au risque de blesser nos orgueils de personnes qui croient toujours savoir ce qu’il faut faire ou ne pas faire, peut-être (sûrement !) n’avons-nous tout simplement pas su COMMENT faire. L’outil n’est pas dangereux. C’est notre amateurisme et notre méconnaissance de notre propre potentiel qui l’est. Ça peut paraître dur à accepter pour beaucoup de monde : nous sommes les créatures les plus puissantes de notre réalité. Le jour où l’on réalise cela, dans l’invisible, ça file doux. Les fameuses entités et autres invités surprises qui croupissent dans les sphères cachées de notre œil humain comptent sur ces superstitions, cette désinformation, ces mythes, sur notre peur, pour venir faire les malins.

Aucune Pratique n’est Mauvaise

La pratique ou l’outil ne sont pas mauvais ou dangereux. La personne qui dirige les opérations peut l’être. L'éventuel danger peut venir de deux catégories de personnes :
-        - Les amateurs qui ne comprennent ni ce qu’ils font ni comment fonctionne l’énergie mais qui agissent quand même (c’est souvent comme ça que l’on apprend cependant)
-        - Les personnes à la moralité déviante et malsaine
L’outil n’est pas responsable. La pratique n’est pas responsable. Nous sommes responsables. Si, malgré cette réalisation, votre peur est trop grande, rien ne sert de se forcer à franchir le pas avec un outil. Il faut y aller par étapes, à son propre rythme. Suivre sa vérité est bien plus important que d’écouter les superstitions et les modes d’emploi.

Alors, quels outils vous paralysent ? Quels mythes avez-vous entendus ? Et quelles fausses croyances allez-vous défoncer aujourd'hui en dégainant les outils qui n’obéiront qu’à votre pouvoir personnel?

Source photo: http://lady-circus.tumblr.com/



vendredi 2 février 2018

Le Pape nous Enseigne...

Le Pape nous enseigne à discerner l’autorité qui nous convient.

L’autorité est-elle synonyme de sévérité et de limites entravant notre expression personnelle ? Ou est-elle une composante rassurante de nos vies ? Percevons-nous l’autorité comme systématiquement extérieure à nous-mêmes ? Sommes-nous condamnés à nous soumettre à ceux qui s’imposent et exigent, manigancent et jouent des coudes ? Et puis c’est quoi d’abord, l’autorité ?...

Personnage controversé, tantôt sage, tantôt excessif dans la structure qu’il véhicule, le Pape nous renvoie à notre rapport à cette notion souvent en ombre. Correctement canalisée, la lame du Pape nous encourage à assumer notre autorité personnelle, à « en imposer » sans écraser. Peu importe notre âge, notre sexe, notre position sociale. Nous avons une autorité personnelle à asseoir, à assumer, à faire vivre. Difficile de trouver cet équilibre et pourtant il existe.

Vous n’avez pas à lécher les bottes d’un autre pour vous hisser péniblement dans des sphères soi-disant enviables. Vous n’avez pas à changer votre comportement ou à adapter votre jugement face à la hiérarchie. Rien de plus ridicule ou de plus téléphoné qu’un parterre d’hypocrites applaudissant tout ce qui sort de la bouche du « chef ». Ce n’est pas en vous agenouillant devant l’autorité supposée des autres que vous accéderez à votre propre pouvoir. Au contraire, c’est en étant vous-même, en osant vous démarquer, en exprimant vos opinions et en assumant votre assise et vos limites personnelles que vous comprendrez toute la sagesse du « Pape ».


Une fois votre autorité personnelle assumée et exprimée, vous vous rendez compte que l’autorité extérieure vous apparaît beaucoup plus simple à appréhender…


Carte extraite du Tarot Universel des Déesses




mardi 16 janvier 2018

La Déesse Sombre 2018...

Samhain 2017, la Déesse Sombre faisait une percée dans notre monde. Je vous invitais, à l’époque, à l’accueillir, à lui ouvrir grand la porte de notre réalité. Dans ces préparatifs, en octobre, je sentais sa présence de façon violente. Les énergies patriarcales n’aimaient pas du tout ce qui se tramait. Mais pas de quoi faire reculer la Déesse. Elle allait investir ce territoire, son territoire, par la force s’il le fallait. Les messages fusaient. Des situations de conflit se matérialisaient dans la réalité. La Déesse Sombre semblait utiliser ma tête comme un bélier contre une porte blindée. J’ai cru qu’elle allait me bousiller dans le processus. Même si je bossais pour elle. J’ai été sacrément testée. Mais le 31 octobre au soir, j’étais là, déterminée et j’avais ma feuille de route. Tout était clair. Au moment de la rejoindre, évidemment, il n’y avait déjà plus de porte. La seule porte que j’ai eu à lui ouvrir cette nuit-là, c’était la mienne, chose que j’ai faite en lui offrant un point d’entrée directement sur moi, devenant sans équivoque sa prêtresse.



Prêtresse de la Déesse Sombre

Intégrer la Déesse Sombre n’est pas exactement ce que l’on pourrait s’imaginer comme une promenade de santé. Cependant, une fois que le truc se cristallise, les choses intéressantes commencent vraiment.

Elle me parle beaucoup. Elle me parlait avant. Mais maintenant, sa voix est plus claire, plus proche, dans tous les sens du terme. Elle parle des femmes. De l’intuition. De la manifestation. Et d’un temps et d’un lieu différents. De mémoires qui se réactivent…

Le Vrai Pouvoir Féminin

Autrefois, incarner le féminin était bien différent. Certaines d’entre nous doivent le sentir profondément en elles. Cette mémoire. Cette impression que l’on nous a volé notre essence même. La Déesse Sombre nous invite cependant à nous reconnecter à cette fameuse essence qui est en nous, hommes comme femmes. L’essence du féminin divin. Ce pouvoir qui était le nôtre et que l’on est invités à se réapproprier, ce n’est pas une douceur mièvre que l’on suinterait tout en se vautrant dans des stéréotypes qui ne servent plus personne. Ce pouvoir, c’est celui qui nous permettait de faire le pont entre l’esprit et le réel. Personne n’aurait osé ne serait-ce que penser un truc de travers face à un être en pleine possession de sa féminité dans ces temps lointains. Quand la femme était capable de décider de votre sort rien qu’en le pensant très fort… Quand elle n’avait qu’à vous regarder pour savoir ce que vous cachiez. Quand elle n’avait qu’à penser à vous pour vous voir et agir sur votre réalité. Les sorcières sauront de quoi je parle. Elles se reconnectent à ce pouvoir depuis longtemps. Et c’est pour cela qu’on les a ostracisées. Les dernières résistantes. C’est pour cela que l’on a bâti un monde tout en tangibilité où l’invisible est ridiculisé. Pourquoi, à votre avis ? Parce que l’invisible est son territoire. Il est le pouvoir qui lui donne la capacité de faire vivre ou de faire mourir. Pour la faire taire et lui retirer sa toute puissance, on a tué l’invisible. Beaucoup de sceptiques sortent de leur torpeur en ce moment. L’invisible n’est plus si effrayant. C’est la Déesse Sombre qui se réinstalle peu à peu.

Nous Sommes ELLE.

Les choses étaient bien différentes dans cet autre monde. Quand elle savait qui elle était et de quoi elle était capable. Quand elle utilisait pleinement son potentiel. Elle était inviolable. Quand elle était connectée à ses propres mystères, avant que les mythes du monde entier ne soient tous réécrits pour laisser un goût étrange de patriarcat même dans des panthéons où les polarités étaient bien plus équilibrées… Quand elle était une prêtresse incarnée de la Déesse Sombre sans avoir besoin de s’initier douloureusement. Juste en étant.

C’est Fini. Et Tout Commence…


Ce vol de notre monde touche à sa fin. Ils ne nous feront plus taire. Notre pouvoir est de retour. La Déesse Sombre nous le restitue. Nous sommes ses enfants. Nous sommes son essence. A travers nous, elle voit tout et tout le monde. Et elle ne laissera plus rien passer…

Crédit Image: Flora Borsi



jeudi 11 janvier 2018

L’Etoile nous Enseigne...

L’Etoile nous enseigne que le don véritable est la forme d’amour la plus aboutie, la plus puissante et la plus nourrissante.

Nous vivons dans une société de course à l’amour. Nous cherchons la validation, l’approbation, la guérison dans ces gestes, ces regards, ces présences extérieures. Nous essayons de combler quelque chose. Un vide laissé par les manquements des autres. Une insécurité affective intrinsèque héritée depuis le ventre maternel. Maman, Papa et tous les autres. Personne n’a su combler cette avidité d’amour. Tous nous ont déçus, nous ont bousculés, nous ont rendu assoiffés, arides,… « De l’eau, vite, vite ! Remplis-moi de ton amour, de ton attention ! Arrose-moi, répare-moi ! » Tel est le cri de notre cœur. Un cri depuis le gouffre le plus profond et sombre du monde. Et nous crions à l’unisson, armée de gouffres que nous sommes, irrémédiablement condamnés à dessécher les uns sur les autres, incapables de combler, de remplir ou même colmater. Comment le pourrions-nous quand nous sommes, nous-même, dans le besoin le plus urgent, l’incapacité la plus sordide de nous combler nous-même.

Oui, nous aimons. Ou nous pensons aimer. Nous nous faisons une idée de ce qu’est l’amour. Nous le fantasmons parfois. Et nous comprenons son pouvoir magique guérisseur. Cependant, le laissons-nous nous traverser et jaillir ? Essayons-nous d’être les sources d’amour et de guérison que nous sommes censés être naturellement ?

Lorsqu’un petit être naît de nous, nous redécouvrons souvent ce que nous pensions pourtant connaître. Le jaillissement. Gratuit. Total et sans condition. Nous aimons vraiment. Nous n’attendons rien. Nous sommes dans le don. Le don véritable. Et cet amour sans borne qui vient et sort de nous est paradoxalement ce qui nous nourrit le plus. C’est ce que nous cherchions depuis le début. Et c’était là, en nous. Attendant le déclencheur. Cette promesse de source miraculeuse qui nous a fait parcourir le monde n’était qu’une prise de rendez-vous avec notre propre cœur.


Carte extraite du Silver Era Tarot




lundi 18 décembre 2017

Panthéon Personnel : Ma Gaïa

Dans la catégorie des divinités qui ne m’attiraient pas du tout et que je craignais peut-être un peu car j’estimais ne pas correspondre à leurs standards, Gaïa a sans doute la palme ! Je ne suis pas quelqu’un de super écolo/vegan/amie des bêtes/baroudeuse campagnarde… Je suis plutôt citadine (on va dire plus historiquement qu’idéologiquement), casanière, peu à l’aise en présence d’animaux (bien que super bienveillante envers eux), je prends des bains, je mange de la viande et tout et tout. Je me considère comme écologiquement assez médiocre, faisant le minimum syndical (recyclage, transports en commun, ne pas dégueulasser la nature,…) Le bon sens quoi mais pas prête à aller m’enchaîner à un arbre pour empêcher la déforestation ou faire signer des pétitions pour sauver les espèces en voie d’extinction. Et rien que d’énumérer tout ce que je ne fais pas m’emplit d’une énergie de culpabilité qui me gonfle au plus haut point. La culpabilité, c’est une des pires énergies à mes yeux et mon poil dans la main écolo me provoque toujours ce sentiment qui me fait me rabougrir et rouler des yeux. C’est là que vient la vision que j’avais de Gaïa : celle d’une Déesse qui ne s’intéresse qu’à la nature et aux animaux mais qui considère l’être humain comme un enfoiré destructeur à éradiquer ou, au mieux, à tout juste tolérer. L’apparition de cette Déesse à mes côtés m’a rappelé une chose : mes croyances limitantes ne sont que ça… Mes croyances limitantes ! Et rien ne sert de projeter mes a priori débiles sur les divinités. J’avais déjà eu le coup avec Aphrodite que je voyais auparavant comme une dinde écervelée et qui m’a donné une belle leçon de savoir aimer. Et je me rends compte que j’ai par la suite recommencé ce cirque avec Athéna, la considérant comme rigide et insensible… Alors quand Athéna vous parle d’Amour et qu’Aphrodite vous inspire l’essence d’une Déesse Sombre, vous pouvez aisément imaginer que Gaïa puisse s’intéresser à quelques êtres humains qui ne sont pas membres de Green Peace.



Une Mère

Je la voyais comme la caricature de Mère Nature. Elle est loin d’être une caricature. En revanche, elle est une Mère, une vraie. De celles qui veillent sur leurs enfants, les aiment et les élèvent. Elle est la Déesse de notre Terre, au point de se confondre avec la planète elle-même. Mais les hommes font partie de cette planète et sont tout autant Nature que les animaux et la végétation. Même nos putains d’i-phones sont en quelque sorte issus de la nature puisque même la chose la plus transformée et synthétique est issue, à un moment donné, de la nature, de la planète Terre. Cette culpabilité toute humaine que je ressentais, il fallait que je la comprenne et que je bosse dessus. Gaïa m’a rappelé que je ne pouvais effectivement pas être de tous ses combats et qu’elle n’attendait pas cela de moi. Elle me plaçait exactement là où j’étais, sur des problématiques humaines mais pas moins vivantes. Gaïa s’est présentée à moi comme « mère du vivant » et elle portait une grande robe sur laquelle nous nous tenions, nous humains… Elle avait une classe incroyable et portait en elle un poids, une connaissance lourde et sombre.

Une Déesse d’Ouverture Juste et d’Amour

Elle est très connectée à la notion d’Amour véritable. Elle est d’ailleurs venue à moi au même moment que Marie et je les trouve assez proches dans leur énergie archétypale. Elle est profondément nourricière et compréhensive sans jamais tomber dans le côté mièvre ou bonne poire (oh, pas du tout bonne poire…). Elle m’aide à m’ouvrir à ce fameux vivant de façon juste. Avec elle, on apprend à donner à ceux qui savent recevoir l’énergie vivante et elle aide à couper le robinet à ceux qui agissent activement contre elle. Elle est donc une déesse merveilleuse pour travailler sur l’énergie. Et elle permet aussi de recevoir ! Et ça, c’est un des grands maux de notre siècle. Il est tellement difficile de recevoir !

Une Déesse Aérienne

On rattache beaucoup Gaïa à l’élément Terre ce qui n’est pas erroné. C’est ainsi que s’appelle notre planète après tout. Cependant, elle représente, pour moi, tous les éléments, et, dans ma pratique personnelle, je le sens beaucoup plus dans l’élément de l’air que dans tous les autres. Peut-être est-ce dû au fait que pour me connecter à la terre, j’ai plus tendance à faire appel à la sagesse des enfers, du sous-sol, d’Hadès. Gaïa est, quant à elle, cette force nourrissante que je ressens dans l’air frais et revigorant.

Un Exemple de Parentalité Positive J

Gaïa est de ces Déesses omniprésentes et discrètes. Elle est toujours là et en même temps, je l’entends peu. C’est sans doute lié à sa nature. Elle m’accueille et me met en confiance, en lumière. Elle n’a pas besoin de me faire la morale ou me pousser pour que j’agisse. Elle fait partie de ces mères-là : de celles qui nous apprennent à nous connaître, nous accepter et agir au mieux de notre talent naturel. Quand on trouve son étincelle intérieure et qu’on s’emploie à la faire vivre, on ne peut qu’être un agent du vivant, un enfant de Gaïa.



Crédit image: Jimmy Lawlor




dimanche 10 décembre 2017

Panthéon Personnel : Mon Hécate



J’ai récemment demandé sur Facebook à quelle Déesse Sombre vous pensiez en premier, comme ça, à chaud… Et c’est Hécate qui a été citée le plus souvent. Je trouve sa popularité au sein des communautés sorcières et néopaïennes assez intéressante car elle est une Déesse plutôt à part dans le Panthéon Grec, qui fait la part belle aux Olympiens et qui relègue aux oubliettes les Titans. Et pourtant, la voici ! Glorieuse Titanide ! Hécate, Reine des Sorcières ! 

 

Seule Rescapée ou Inquiétante Menace ?

Je me suis beaucoup questionnée sur le fait qu’elle soit la seule « rescapée » des Titans. Plus intriguant encore, Zeus, qui a pourtant tenu à zigouiller tous les semblables d’Hécate, lui a accordé, à elle seule, de grands privilèges auxquels même les Olympiens n’ont pas eu le droit. Mais pourquoi ? N’était-il pas sensé la haïr et la punir comme tous les autres Titans ? J’ai obtenu plus de clarté sur ces interrogations en travaillant de près avec Hécate (mais aussi avec Héra grâce à qui j’ai pu entrevoir « Zeus Himself »). Zeus a certes accordé des privilèges à Hécate, mais ces privilèges, elle en jouissait déjà avant qu’il ne les lui accorde. Ce qui revenait finalement à juste la laisser vivre et faire ce qu’elle voulait. Cela me fait croire que Zeus craint Hécate plus que tous les autres Dieux et Déesses de son propre Panthéon. Plutôt que de la combattre, il a préféré lui brosser le poil dans le bon sens. Ce pouvoir politique qu’il a saisi, elle n’en voulait pas. Elle était déjà puissante au-delà de l’entendement. Il pouvait bien avoir le trône. En revanche, s’il avait osé l’attaquer ELLE, elle l’aurait anéanti et il le savait. Elle lui aurait ravi son siège de leader juste pour l’exemple. Il a donc fait le rusé et feint la « largesse » de cette déferlante de privilèges… Et Zeus semble assez brillant en la matière. Il est aussi sage que filou. C’est sans doute un Dieu qui maîtrise la notion de pouvoir mieux que quiconque. Il sait quand il a le pouvoir sur quelqu’un et quand il ne l’a pas. Dans ce dernier cas, il saura mettre en place les pirouettes politiques nécessaires pour donner l’illusion d’avoir conservé ce fameux pouvoir…

Une Déesse Sombre et Brute

Hécate est donc pour moi une Déesse puissante, dangereuse, mais surtout apolitique. Elle est une force de la nature et de l’obscurité qu’aucun homme ne peut saisir ou maîtriser. Elle aurait pu avoir la lumière mais elle a préféré l’ombre car c’est là que le plus gros du travail se joue. Dans les mystères, les profondeurs, les brèches. Elle se tient devant le voile et ne fait qu’un avec lui.

Une Popularité Méritée

Je n’étais pas plus attirée que cela par cette Déesse, quelques années en arrière. Peut-être à cause de sa fameuse popularité auprès des sorcières modernes. J’ai un esprit de contradiction qui m’agace parfois moi-même ! Elle était citée partout. Maintenant qu’elle fait partie de ma vie, je comprends pourquoi ! Effectivement, elle est fascinante et bouleversante. Elle mérite d’être au cœur des passions païennes. Elle est une grande magicienne, une guide hors pair, un mentor formidable et une source de sagesse inépuisable.

Son Appel

Elle est arrivée dans ma vie à un carrefour intéressant entre ancienne et nouvelle vie. Oui, elle est la déesse de la croisée des chemins, donc rien d’étonnant à cette pirouette de sa part. Elle est aussi une grande déesse de mort/renaissance et ce thème est emblématique chez elle. Ce que j’aime avec elle, c’est qu’elle est très directe. Elle ne perd pas de temps (notion qu’elle maîtrise particulièrement bien ! Faire un peu de magie en lien avec le temps sous l’aile d’Hécate est une expérience des plus fascinantes !). Elle est du genre « Viens-là, j’ai à te parler » ! Et on est rapidement happé dans la spirale de ses leçons initiatiques qui piquent bigrement mais font énormément grandir. Elle m’est apparue en rêve la première fois. Je ne savais pas que c’était elle mais elle était la dame à la clef. Ce rêve m’ayant chamboulée plus que la normale, je me suis mise à faire des recherches. Je suis tombée sur une vidéo d’un dévot d’Hécate énumérant les signes envoyés par sa déesse, sorte de check-list permettant de savoir si c’est bien elle qui sonne à la porte. Je ne fais pas habituellement grand cas de ce type de laïus, mais dans ce cas précis, je pense que j’ai été guidée vers cette vidéo pour recevoir une confirmation criante. J’ai réalisé que j’avais reçu la totalité des signes, dont la majorité ont fusé pendant la lecture de la vidéo. C’est dans ces moments que l’on réalise à quel point le cheminement de Prêtresse et de Sorcière est magique.

Son Style

Hécate est très liée à la mort, au royaume d’Hadès (dans lequel je suis assez à mon aise puisque Hadès est un de mes guides les plus proches). C’est drôle à quel point Hadès lui-même passe pour un guide « doux » à côté d’elle. Elle n’est pas douce. Ça c’est sûr. Elle est une des rares guides avec qui je n’ai jamais plaisanté/rigolé/pouet-poueté… On ne perd pas de temps en badinages et enfantillages, on plonge direct dans le bouillon de la transformation… Et ça pique ! Elle a une sorte de sévérité, de froideur et d’austérité qui lui collent à la peau. Et pourtant, elle fait partie de ces déesses qui ne vous lâchent pas, vous observent et vous veillent, un peu comme une bienveillante aïeule qui vous veut tout le bonheur du monde mais qui ne vous laissera pas l’obtenir par des moyens bidons de facilité et de faux-semblants. Elle vous teste, non pas pour le plaisir, mais pour vous faire réagir, évoluer et abandonner les vieilles prisons. Elle a la clef, vous vous souvenez ?

La Renaissance Arrivera-t-Elle Enfin ?!!!

Suite au premier round avec Hécate, la vie s’accélère drastiquement. On voit des changements dans le réel. Elle n’est pas juste une déesse avec qui on se regarde le nombril en méditant. Elle va secouer les sphères professionnelles, personnelles, relationnelles, familiales et spirituelles. Tout est imbriqué. Elle fait tout communiquer puisqu’elle est aux croisements de tout. Avec elle, la sorcière est partout ! Elle vit dans la vraie vie. Pas d’échappatoire. Elle affectionne les images sur les chemins, clefs, portes, serrures et ces imageries ont peuplé mon quotidien. Elle est aussi la dame à la dague, qui tranche et divise s’il le faut. Ses initiations ne sont ni légères ni courtes. Elles sont longues et intenses. A son arrivée dans ma vie, je me souviens m’être demandé « quand est-ce que cette mort-renaissance va se finir, j’ai l’impression que je vais juste crever ! ». On ressent tellement la partie « mort » que l’on pourrait douter de l’aspect « renaissance ». Et pourtant, il est là, flamboyant, plein de vie, de fougue, parfois un peu déstabilisant car pas forcément sous la forme rêvée.

Derrière Chaque Porte, Une Aventure…

Et quand la première initiation avec elle est passée, on peut alors remarquer et apprécier pleinement la magie incroyable qu’elle apporte, son lien avec les autres royaumes (j’ai pu me connecter très facilement au Petit Peuple grâce à Hécate qui est tenue en grande estime chez eux !). Elle est très forte aussi pour vous laisser faire vos expériences avec d’autres guides pendant qu’elle observe et mijote dans le fond, attendant le moment où vous connecterez les points entre eux. Hécate traînaille parfois quelques mois autour de moi alors que je bosse avec d’autres super profs divines. Autant elle peut être directe et rapide quand le temps est venu, autant elle est patiente et calme quand l’heure n’est pas tout à fait là. Le temps est décidément son allié voire son domestique… Son nom revient sans cesse dans mes notes, mes journaux personnels, sans toujours savoir ce que cela signifie vraiment. Ce n’est des fois qu’au bout de quelques mois que tout prend son sens et que je peux comprendre tout le boulot qu’elle préparait dans son coin pour moi. Quand cela arrive, c’est le signe qu’elle va bientôt revenir sur le devant de la scène pour que nous franchissions un autre seuil ensemble. La première fois, j’ai eu peur. Maintenant, je sais comment elle procède et j’ai hâte, à chaque fois…


 Crédit image: Hrefngast (Deviant Art)



mardi 5 décembre 2017

Panthéon Personnel : Mon Hadès

Hadès est l’un de mes guides principaux. Pourtant assez discret, il est omniprésent dans ma pratique. Il est pour moi un Dieu d’un grand réconfort auprès de qui je trouve souvent de quoi me régénérer, m’ancrer, me reposer. Dieu du Royaume des Morts, il est assez diabolisé dans nos sociétés modernes qui ont peur de cette notion de repos éternel. C’est la peur du rien, du vide et du macabre qui a sans doute créé cette crainte envers ce Dieu. Et bien sûr, ce sombre épisode d’enlèvement et de viol lui colle à la peau. La légende veut qu’il ait ravi Perséphone à sa mère Déméter pour la forcer à l’épouser et rester auprès de lui dans les enfers. De quoi lui créer un sacré costard de sale type. Ce qui est intéressant, c’est que tous les témoignages sur lesquels je tombe de personnes qui travaillent de façon proche avec lui ou Perséphone, son épouse, vous diront la même chose : ils ne croient pas en cette histoire. Ils voient en cette descente aux enfers de Perséphone une tranche de vie initiatique d’une jeune fille devenant femme. Et, pour avoir passé du temps dans le Royaume d’Hadès en compagnie de l’intéressé et de son épouse, je confirme qu’il se dégage un immense amour et une immense confiance entre ces deux divinités et que Perséphone m’inspire une liberté peu commune. Elle est une Déesse de choix, une femme déterminée et pleine d’assise. Peut-être que le monde avait besoin d’un bouc émissaire et que le type qui passe sa vie planqué avec les morts avait le CV parfait…



L’Appel d’Hadès

Chose exceptionnelle, Hadès m’est apparu la même nuit qu’une autre guide. Il s’est partagé un rêve avec la douce et guérisseuse Aine du panthéon Irlandais. A priori, aucun rapport avec le Grec et funeste Hadès. Et pourtant, ces deux-là se pointent souvent aux mêmes moments pour moi sur de nombreux sujets et je crois déceler une sorte de connivence entre eux, comme si Aine était, par de nombreux aspects, une sorte de miroir de Perséphone, une lointaine cousine venant d’une autre contrée. Elle est d’ailleurs, elle aussi, attachée à des épisodes un peu obscures de viol et de mariage. Dans ce rêve où Hadès et Aine m’appelaient, je dessinais sur un calepin. Je dessinais tout d’abord une belle femme fée et écrivais « AINE » en dessous (nom et déesse qui m’étaient totalement inconnus à l’époque) puis je me dessinais moi-même, en tant que Reine des Enfers. J’entendais ensuite dans mon dos le nom « HADES » et mon rêve pris brutalement fin.

Tous les Chemins Mènent à Hadès…

C’est assez intéressant de voir à quel point Hadès (tout comme Perséphone) me guide en me plaçant comme sujet et parfois comme double de lui et de ce qu’il représente. La première fois que je suis venue chez lui en projection de conscience, il m’a assise sur son trône. Lors d’une méditation avec les Valkyries, pourtant rattachées à un autre panthéon ici encore, j’ai été conduite au Walhalla et un siège immense m’y attendait. Il y était gravé en grandes lettres « HADES ». Autre moment de mon parcours, autre Dieu : Je chemine avec Heimdall, Dieu nordique gardant le pont entre les mondes. J’ai rapidement reçu le conseil d’inclure Hadès dans le travail magique que nous étions en train d'accomplir. Décidément, mes aventures dans le nord me ramènent toujours dans le sous-sol grec… Sa tendance à me placer comme actrice, restant souvent dans l’ombre, est très caractéristique. C’est un Dieu qui se montre très peu. Même si je l’ai tout de même vu de nombreuses fois, il est fidèle à sa réputation sur ce sujet précis. On dit de lui qu’il ne sort quasiment jamais des enfers et qu’il est détenteur d’un casque magique le rendant invisible, même des Dieux. Cela explique sans doute pourquoi il me laisse souvent face à moi-même, me cédant le rôle de l’héroïne de l’histoire. C’est également un symbole très intéressant avec une portée symbolique et initiatique forte. Quand on descend dans les enfers avec Hadès, on est face à soi-même avant tout. Rien n’est facile ou mâché d’avance. On incarne sa propre souveraineté, on prend ses propres décisions, quitte à avoir le rôle du méchant.

Dieu Du Sous-Sol

Hadès est un Dieu qui est rattaché à de nombreuses notions sur lesquelles j’aime travailler. Tout d’abord, il est un Dieu d’ancrage. Mais alors D’ANCRAGE. C’est celui qui m’agrippe mieux que personne quand je me perche un peu trop. Son rattachement au sous-sol en fait un expert de l’élément terre. Il est également, bien évidemment, un guide de choix pour travailler sur la thématique de la mort et je l’aborde beaucoup pour tout ce qui a trait aux incarnations (notamment les transitions entre les incarnations, les voyages de l’âme, les descentes dans la matière,…). Dans cette notion de mort, il y a aussi le repos et je trouve chez Hadès un sanctuaire hors pair pour me ressourcer quand mon esprit tournicote un peu trop.

Protecteur et Révélateur

Dans ses aspects plus sombres, il est un Dieu protecteur qui ne déconne pas vraiment. Tout le monde le craint et j’ai pu tester la théorie sur les vivants comme sur les morts. Avant son arrivée, j’avais parfois des déboires avec des défunts qui me collaient un peu au cul. Ils voulaient parfois sincèrement de l’aide et souvent, ils voulaient juste faire chier les vivants. J’ai compris grâce à Hadès que j’avais le choix. Je pouvais me fermer à ces énergies. Travailler avec les morts est un choix, et parfois carrément une vocation. Je lis et vois beaucoup de témoignages de personnes accompagnant les morts dans la lumière. Je vais être catégorique : ça ne m’intéresse pas de me lancer là-dedans. Je ne veux pas travailler avec les morts. J’ai eu très peur d’eux pendant de longues années. Je subissais leurs apparitions étant gamine. A présent ma peur est partie, laissant place à une envie d’aider les vivants, un élan de vie, un vrai. Hadès m’a aidée à faire ce choix en pleine possession de mes moyens et de mon pouvoir. Une fois cette conviction solidifiée, j’ai pu commencer à travailler plus concrètement sur ma forteresse « anti-morts », bénéficiant du soutien d’Hadès et de Cerberus. J’ai pu constater depuis que les morts peuvent faire un peu de bruit au loin mais qu’ils claquent grave des fesses aux alentours de cette fameuse forteresse. Hadès ne permet à personne de rentrer ou sortir des enfers sans « autorisation spéciale ». Il faut être dans ses petits papiers pour aller et venir tranquillement. Et ça n’est pas accessible au premier esprit venu… De la même façon, Hadès aide à travailler sur la symbolique du deuil et du fait d’aller de l’avant. Il peut aussi bien enfermer dans les enfers qu’à l’extérieur de ceux-ci. Quand on n’est pas prêts à intégrer les notions de mort et de responsabilité qui vont avec, on reste coincé d’un des deux côtés.

Grand Dieu Initiateur


J’ai le sentiment qu’il est un Dieu que la mythologie a tenté de simplifier mais dont les véritables nuances demandent une profonde recherche, sur lui mais avant tout sur soi-même. Le fait qu’il s’efface et nous confronte à nous-même est signe d’un Dieu fortement initiateur et émancipant. D’autant plus de preuves à mes yeux concernant le choix de Perséphone…


Crédit image: Henrik Uldalen