mardi 20 mai 2014

L’individualité, flamme vive !

L’individualité et son expression en société.  Brûlant sujet qui saura, à coup sûr, passionner les débats lors de vos prochains repas de famille ou pauses « café » entre collègues… Nous avons, bien entendu, tous une individualité, qu’elle soit assumée ou non, exprimée ou non… Mais avons-nous toujours le droit d’afficher cette individualité ? Pouvons-nous tous laisser nos individualités flamboyer en société ou la dynamique de groupe n’aura-t-elle de cesse de souffler sur notre flamme ? Épineuse question de surcroît pour les âmes libres, folles, artistes, introverties ou révoltées.

L’individualité ?

Dans toutes les définitions de ce concept, on retrouve trois notions : la différenciation par rapport au groupe, l’originalité personnelle et le caractère en puissance. En somme, la société, moi et à quel point je décide de m’affirmer. A ne pas confondre avec l’individualisme qui prône un ascendant de l’individu sur les organisations, l’individualité est une entité à part entière, a priori ni dominante, ni soumise au gros méchant groupe.

« Moi » ? Mais qui est-ce?

Avant de savoir affirmer son individualité, encore faut-il savoir qui est « moi ». Il est facile de penser bien connaître ses parents, son conjoint ou ses amis proches, mais qu’en est-il de la connaissance de votre plus vieil ami, vous-même ? Question abracadabrante à laquelle vous répondrez avec aplomb : « Bien sûr que je sais qui je suis ! ». Détrompez-vous ! Nous sommes très souvent des mystères pour nous-même. Alors même que nous pourrions en apprendre davantage sur ce fameux  « moi » chaque jour qui passe ! Notre être est constamment en évolution, en transformation et en mouvement et nous ne prenons pas toujours le temps de nous asseoir seul pour effectuer une introspection dans les règles. Perte de temps pensez-vous ? Absolument pas. Notre cher ami Socrate nous sommait déjà au 5ème siècle avant Jésus Christ de nous connaître nous-même ! Ne serait-il pas temps de nous y atteler? Voici donc une activité passionnante que vous pouvez noter sur votre liste des 100 choses à faire avant de mourir : Savoir avec certitude qui est ce facétieux « moi » !

Moi, moi, moi et plein d’autres mois…

Fort de votre introspection quotidienne ou occasionnelle, vous avez à présent une assez bonne idée de qui vous êtes, de ce qui vous plaît ou vous désespère, de ce qui vous fait vibrer ou bailler. Bravo ! Mais viendra toujours l’instant fatidique où votre « moi » se trouvera confronté à divers autres « moi » tous différents et pas toujours conciliants. Le propre de l’humanité est de former des groupes. Et chaque petit groupe pourra s’agglomérer pour créer un super-groupe. Un mot redoutable existe pour définir cela : la société. Si vous êtes, comme moi, un tantinet marginal, le mot « société » vous fera frémir et vous donnera, à sa simple lecture hors contexte, des envies violentes de sortir dans la rue vêtus en noir de pied en cape, le cheveu fou et le regard revêche… Ou n’est-ce que moi ? Passons… La société disais-je. Puis-je être « moi » en société ? N’est-ce pas intrinsèquement incompatible ? Puis-je être la forme la plus pure de moi-même, le « moi » triomphant et non dilué dans une dynamique de groupe possédant déjà sa propre identité ? Si vous êtes aventureux, essayez ! Cependant, je ne vous garantis pas le succès ! Etre totalement authentique en société implique plusieurs retours de flamme qu’il faut savoir anticiper : vous vous exposez fatalement au jugement d’autrui, vous risquez de ne pas vous intégrer au mode de pensée en vigueur et donc de ne pas obtenir l’approbation espérée, vous réveillerez les inimitiés des bons soldats qui crèveraient d’envie de flamboyer comme vous mais qui se retiennent (« alors, soyez mignons, faites-en de même ! »),…

Papa, Maman et MOI !!!!!!

Peut-être avez-vous eu quelques difficultés à faire émerger la « bête intérieure » qu’est votre vraie personnalité, notamment dans le tout premier groupe que chacun d’entre nous expérimente : le cercle familial. Cette micro-société idéalisée par l’inconscient collectif et pourtant source de bien des divisions. Quelle est la part de nous-même qui est influencée et bâtie suivant les préceptes familiaux, les valeurs, codes de conduite, rituels, pensées ? Quelle part vient essentiellement de nous ? Il existe bien des gamins qui semblent « tombés du nid » et dont les géniteurs, avec tendresse et agacement, vous diront « je ne sais pas de qui il tient ça ! ». C’est donc ça la flamme intérieure, primordiale, inexplicable, magique. Ces passions jaillissant de nulle part, ces traits de caractère dont personne parmi vos proches ne parvient à faire sens, et parfois, ces sentiments enfouis des années durant, cette impression de ne pas être à sa place et de jouer un rôle. Comme si à notre naissance, notre famille nous tendait un script. En bon scénaristes, ce sont eux qui ont la vision et nous qui devons y donner vie. Notre costume de scène sera-t-il une seconde peau, allons-nous avoir le  « rôle de notre vie » ? Serons-nous à l’étroit dans un accoutrement moralisateur ou bien angoissés dans les attentes démesurées d’un pompeux habit de cérémonie ? Au fur et à mesure, certains vont glorifier et encadrer ce script, devenant les dignes héritiers des valeurs familiales, les porteurs du flambeau. D’autres vont annoter, raturer voire immoler ce script, se dorant le fessier à la lueur d’un réjouissant et subversif feu de joie. N’arrive-t-il pas en effet un moment charnière dans nos vies où il faut savoir endosser le rôle de critique face à l’éducation reçue et « désapprendre » ce qui nous empêche d’être tout à fait nous-même?

La vérité est que l’équilibre est difficile à trouver en matière d’individualité. Que l’on ait du mal à l’extérioriser ou du mal à l’atténuer, cette flamme vive accepte mal le compromis. Alors que faire, chères individualités contrariées, quand notre flamme brûle trop fort ? Un guide de survie s’impose. Tout d’abord, sachons éviter les extrêmes que sont l’asociabilité, le snobisme ou l’intolérance. Ne nous enfermons pas dans un autre rôle qui n’est pas fait pour nous et ne nous relègue qu’au rang de caricature de nous-même. Sachons porter un masque quand il le faut. Certains individus ou cercles ne méritent pas de voir la véritable beauté de notre feu, ils ne sauraient ni la comprendre ni l’apprécier. Pensons juste à tomber le masque quand il le faut ou il pourrait bien prendre possession de nous.


samedi 17 mai 2014

Eaux Cultes Vs Eaux Troubles

Bienvenue, navigateurs espiègles ou sages, dans les profondeurs des Eaux Cultes. Je serai votre hôte, Iria, sirène diablotine, exploratrice enthousiaste de nos océans personnels et spirituels.

Eaux Cultes ?

Ce royaume fantastique se cache au fond de moi, au fond de chacun d’entre nous. Il est le berceau de notre créativité, de notre feu sacré, de notre motivation, de nos passions, de nos émotions, de notre individualité triomphante,… C’est le royaume dans lequel nous nous réfugions quand la vie ne nous réserve qu’une traversée précaire en eaux troubles et que nous souhaitons reprendre le contrôle de notre voyage.

La question n’est donc pas ici : Comment souhaitez-vous prendre la vague ? La question est : Comment faire pour ÊTRE la vague, l’impulsion primordiale du prochain chapitre de votre vie ?

Dans ces Eaux, je souhaiterai verser mes pensées, questionnements, conseils, expériences,… Bien-être, créativité, volonté, individualité, spiritualité, art,… Autant de trésors enfouis dans ces Eaux quasi magiques. Vous trouverez certainement ici, au détour d’un fleuve d’idées saugrenues, des réflexions sur la vie, des avis sur divers lectures inspirantes et artistes inspirés, des retours d’expérience sur des flots d’activités épanouissantes et quelques pensées un peu dingues…

Soyez prévenus, chers navigateurs, que je ne suis ni psy, ni gourou. Je découvre la vie, brasse après brasse, comme chacun d’entre nous. Je ne détiens ni vérité absolue ni solution miracle. Toutefois, j’ai quelques suggestions et potions magiques. Cartomancienne passionnée et légèrement mystique sur les bords, j’utilise la sagesse des tarots, oracles et runes comme outils de connaissance de soi. Et comme un esprit sain rime avec un corps sain, le yoga est ma fontaine de jouvence et le fitness mon remède anti-paresse. Spécialiste du lancer de pavé dans la marre, je célèbre haut et fort les introvertis, marginaux et autres toqués de la carafe. Et si on devait finir par me boire, je serai le thé que servent le lièvre de mars et le chapelier fou dans Alice au Pays des Merveilles. Esprits rationnels, tremblez !!! (Et courrez rejoindre la terre ferme tant qu’il est encore temps…)

Et pour les chers amis nageurs qui sont restés amarrés, le bal aquatique va commencer…