mardi 29 décembre 2015

Tirage Utile n°4 : Le "Tirage de Ganesh"

Voici un tirage qui traite des blocages persistants dans nos vies et nous donne les clés pour les pulvériser, à l’instar de Ganesh le Dieu éléphant qui brise les obstacles (ou qui les place, selon les situations !). Je vous parlais dans l’épisode 3 des problèmes. Ici, nous traitons davantage de blocages profonds (de super-problèmes en gros !). Il nous fallait donc bien un Dieu qui dépote pour prendre ce genre de choses à bras le corps…

Carte extraite de l'oracle "Gods & Titans"


Voici la disposition des cartes pour ce tirage à 5 lames :



Position 1 : Le blocage en puissance
Cette carte vous montre le vrai blocage qui vous empêche d’avancer. Vous verrez donc ici les causes profondes de ce qui vous bloque et non pas les symptômes les plus évidents. Il peut s’agir d’événements passés, de conditionnements psychologiques ou de leçons pas encore intégrées. Le blocage en puissance vous annonce avec clarté et zéro complaisance ce qui cloche dans votre vie, ce qui vous empêche d’avancer sur votre chemin.

Position 2 : L’éléphant dans la pièce
Cette carte met en lumière ce que vous refusez de voir en face ! Il y a un éléphant dans la pièce et pourtant, vous vous évertuez à détourner la tête pour ne pas le voir. C’est la carte qui vous met le nez dans le caca, vous forçant à reconnaître pourquoi vous refusez de régler votre problème dès aujourd’hui. Souvent un blocage profond, une peur non maîtrisée ou un manque de lucidité peuvent nous rendre encore plus aveugles face à l’éléphant qui est dans la pièce !

Position 3 : La souris dans les murs
Après avoir évoqué l’évidence à laquelle nous restions sciemment aveugles, le tirage porte notre attention sur un élément dont nous n’avons pas forcément connaissance, la souris dans les murs. C’est ce que nous ne savons pas sur notre blocage et qui pourrait ouvrir notre perspective afin de mieux vivre le processus de guérison. Un élément nouveau est donc évoqué avec cette carte et il est sensé nous apporter une plus grande prise sur les évènements. Et oui, la connaissance, c’est le pouvoir !

Position 4 : La pulvérisation par Ganesh
C’est là que l’on s’inspire de la grande spécialité du Dieu Eléphant et que l’on vous donne LA solution pour vous débloquer. On ne vous donne pas un simple « conseil » tiédasse. Non, non. On vous donne l’arme rutilante qui bousillera pour de bon votre blocage ! C’est toute la puissance de cette carte qu’il faudra accepter d’incarner pour ne plus rester à faire du sur place. Mais attention, une carte si puissante n’est pas forcément « facile » à aborder et encore moins à appliquer.

Position 5 : La perspective la plus probable si vous parvenez à maîtriser la carte 4
Cette carte vous montre à quoi ressemblera votre vie dans la perspective où vous appliqueriez les solutions de ce tirage au mieux de vos capacités. On ne vous parle donc pas d’un monde hypothétique où vous seriez parfait et où tout rentrerait dans l’ordre comme par magie. C’est plutôt une perspective réaliste mais cependant optimiste de votre chemin futur. C’est une carte d’espoir car elle vous montre de quoi vous êtes capable quand vous vous en donnez les moyens ! Et ça, ça motive !

Cartomancez bien et que Ganesh soit avec vous !




lundi 21 décembre 2015

Message à tous ceux qui sont "Différents"

Voici un mot d’Amour à tous ceux qui sont « différents ». Que veut dire « différent » d’ailleurs ? La norme est une notion assez galvaudée et qui n’a jamais eu de contours nets. Cependant, le sentiment d’être sans cesse à contre-courant est un indicateur assez criant du fait d’être différent. Se sentir différent est ce qui met le doigt sur la différence en question.

La différence peut revêtir de nombreux habits. On peut être différent physiquement ou intérieurement. Peu importe. Certains vont choquer au premier regard par leur exubérante expression vestimentaire quand d’autres vont rebuter les troupeaux par le simple fait d’ouvrir la bouche et d’exprimer quelque chose d’inédit (ou garder le silence et déclencher la désapprobation la plus véhémente qui soit ! De longs silences en disent tellement long…). Bref, si vous êtes différent, vous le savez. Parce que vous vous sentez différent. En décalage. Un Fou relatif parmi les fous à lier. Nageant difficilement contre le courant de la conformité bienheureuse et anesthésiée. Épuisant, n’est-ce pas ? Mais finalement, continuer de nager contre ce courant grotesque se révèle être le choix salvateur, bien que péniblement courageux, nous garantissant de ne pas mourir à nous-mêmes.

Il est bien difficile d’être différent quand les autres vous assassinent continuellement de leur culpabilisant regard standardisé. « Pourquoi ne fais-tu pas comme tout le monde ? ». Mais même si « Tout le monde »  est le dernier des cons, peu importe car « Tout le monde » a pignon sur rue. « Tout le monde » est représenté dans les médias et la politique. « Tout le monde » est le parfait petit producteur et consommateur, élevant des armées de petits « Tout le monde » prêts à reprendre le flambeau de l’achat compulsif et de la course au statut.

« Tout le monde » adorera monopoliser la conversation autour de son travail (qu’il déteste mais dont il ne peut s’empêcher de parler sans cesse car c’est ce qui, selon lui, résume toute sa valeur), bifurquant vite sur la question de l’argent et des angoisses sur le pouvoir d’achat. « Tout le monde » voudra systématiquement savoir votre métier et celui de votre conjoint avant d’intensifier tout contact avec vous car il faut absolument savoir combien vous valez. « Tout le monde » passera sa semaine au travail (à se plaindre du dit travail et à glander grassement tout en s’efforçant de peaufiner l’art d’avoir l’air de travailler dur). « Tout le monde » passera son vendredi soir à parler de son travail, gonflant sa véritable contribution afin d’épater son auditoire, et son week-end à dépenser sa pitance compulsivement pour avoir l’impression d’exister, considérant un dimanche chez ikéa comme le summum du hype lors du rapport autour de la machine à café le lundi matin. Si vous dites à « tout le monde » avoir passé le week-end à vous délecter du charme d’un bon livre, il va tenter de vous exorciser ! Sans rire…

Bon, entre nous, n’est-ce pas complètement insupportable d’être continuellement jugé, rabroué, désapprouvé et regardé de haut par ce très cher « tout le monde » ? Celui-là même qui vous assomme de son opinion révoltante à tout bout de champs et ose vous imposer le silence quand vous osez en placer une qui ne cadre pas avec sa petite vision étriquée du monde. Celui qui vous croit « gentil » et « silencieux » ou encore « timide » parce que vous ne souhaitez pas plus que cela vous engager avec lui dans une conversation aussi futile qu’insipide et qui ne comprendra pas que tous les démons de l’enfer s’abattent sur lui quand il ira trop loin et vous marchera sur les pieds une fois de trop.  

Si vous vous sentez différents, il y a de grandes chances pour que vous ayez été oubliés dans une marée de « tout le monde » bien-pensante. Chers Amis Différents, vous n’êtes pas seuls.

Nous sommes là, quelque part, désespérant nous aussi lors des dîners où « tout le monde » ne parle que du boulot qu’il exècre pour se donner de l’importance. Nous sommes là, le nez plongé avec ravissement dans un bouquin. Nous sommes là, à chercher un sens à ce qui n’en a peut-être pas. Nous sommes là à penser à notre tribu silencieuse et anonyme. Nous sommes là à emmagasiner l’absurdité du quotidien pour pouvoir un jour laisser éclater notre différence avec panache. Nous sommes là, cheminant où les autres ne nous suivent pas, là où personne ne nous prête une oreille attentive. Nous sommes là, ressentant la puissance de la solitude comme une merveilleuse malédiction. Nous sommes là, nous cassant la gueule et réussissant seuls, essayant toujours. Nous sommes là, connaissant bien le goût d’une jeunesse de souffrance et la volupté d’une éclosion spirituelle. Nous sommes là vivant la même chose que vous et des milliers de choses différentes aussi, vous envoyant de l’amour, de la compassion, de la sympathie et de la solidarité. Nous sommes là.

Je suis là.



Photo de Chaerul Umam




lundi 14 décembre 2015

Tirage Utile n°3 : Le "Cœur du Problème"

Voici un tirage qui met en lumière ce qui pose problème dans votre situation actuelle le but est ici de regarder avec lucidité ce qui nous bloque, pourquoi et comment dépasser ce moment difficile. Prêts à tordre le cou à ces gros méchants problèmes ?

Voici la disposition des cartes pour ce tirage à 7 lames :



Position 1 : Le Cœur du Problème
Cette carte vous révèle avec précision quel est le cœur du problème. Parfois, le problème auquel nous sommes confrontés n’est qu’un souci de façade et le véritable cœur du problème est plus profond. Vous saurez à quoi vous atteler avec cette carte !

Position 2 : Les causes passées du problème en question
Cette carte met en lumière les enchaînements d'événements qui vous ont conduits là où vous vous trouvez. C’est une carte d’analyse poussée qui remonte aux origines du mal.

Position 3 : Comment aborder le présent au mieux
Cette carte apporte une dimension de conseil pour gérer la situation problématique de la façon la plus guérisseuse et responsable possible. Elle ne résoudra pas tout mais vous donnera les axes d’action afin que vous mettiez les bonnes choses en place petit à petit, au quotidien.

Position 4 : Le prochain défi
Ici, on vous révèle le prochain défi qui se placera sur votre route en suivant le conseil de la carte 3. Ce tirage prend en considération le fait que rien ne soit facile et que chaque problème demande un sérieux travail de fond. En plaçant cette carte, vous faites le choix responsable de vous préparer au prochain défi plutôt que de demander une résolution future utopique. Toute résolution commence par votre volonté d’avancer ;)

Position 5 : L’élément qui vous bloque le plus pour avancer
Cette carte explique ce qui vous empêche le plus de mettre en pratique des leviers positifs pour régler votre problème. C’est la carte « troll » du tirage. C’est l’emmerdeuse par excellence ! Elle représente un micro grain de sable par rapport au cœur du problème et pourtant, elle vous empoisonne la vie ! En l’identifiant, vous déclarez son arrêt de mort, mouhahaha… (Rire diabolique)

Position 6 : L’aspect personnel sur lequel travailler pour avancer
Cette carte est centrée sur vous, votre intériorité et l’état d’esprit de winner qui vous aidera à abattre ce gros vilain problème. Quand la carte 3 vous encourage à l’action au jour le jour, la carte 6 vous coach sur l’état d’esprit à adopter pour ne pas baisser les bras en route.

Position 7 : La direction que vous pourrez prendre en suivant les conseils du tirage
C’est la carte de la perspective la plus probable. Encore faut-il se bouger le popotin et prendre son problème à bras le corps en suivant les conseils prodigués dans ce tirage. Tout ne dépend que de vous !

Bons tirages ! Et rappelez-vous qu’il n’y a pas vraiment de problèmes mais que des solutions !




mardi 8 décembre 2015

Les Bonnes Adresses d’Iria : Brésilophile

J’inaugure une série d’articles sur mes bonnes adresses  afin de partager avec vous coups de cœur et mines d’or qui enrichiront, je l’espère, votre cheminement de développement personnel et spirituel. Je ne garderai dans cette série que le fin du fin, les endroits qui m’ont particulièrement charmée et que je vous recommande les yeux fermés !

Première escale parisienne : la boutique de pierres et minéraux Brésilophile. Nichée au fond d’une galerie commerçante sur les grands boulevards, cette boutique est un vrai bonheur pour les amateurs de pierres. 




Les plus de cette adresse :

L’accueil est à la fois discret, chaleureux et expert. Ce sont des passionnés qui parlent de leur domaine avec l’envie de partager sur les pierres, n’hésitant pas à vous glisser quelques bons plans au passage (comme les expositions et salons à venir en matière de minéraux !). On vous note aussi le nom des pierres pour ne pas les oublier au moment de vous les emballer. Petite attention sympa et pratique! On sent que l’équipe confère une véritable âme à ce lieu et que la clientèle est vraiment faite d’habitués. Même les gens de province ou de l’étranger font une halte par la boutique. De quoi avoir envie de revenir flâner régulièrement chez Brésilophile.

Le cadre est superbe. La boutique profite du charme du passage Jouffroy et met en scène ses produits dans de magnifiques vitrines. C’est une boutique où l’on se sent bien et où l’on a envie de prendre son temps. Je n’hésite pas à mettre une plombe pour me choisir les pierres qui « chantent » à mon oreille.



Les pierres ! Evidemment ! La variété des trésors que vous pourrez dénicher est grande. Il y en a pour toutes les envies et toutes les bourses. Vous trouverez les éternelles pierres roulées à prix tout doux mais aussi des pierres brutes et géodes de toutes les tailles, des figurines, coquillages, pendules, runes, bijoux (créés maison !), sachets de pierres pour créer soi-même ses bijoux,… On aura envie de revenir souvent pour soi ou pour faire des cadeaux. A l’approche des fêtes, je pense y retourner bientôt !



J’utilise personnellement les pierres pour leurs vertus en lithothérapie, en méditation, en aide à la divination et bien sûr, pour leurs propriétés magiques. Lors de ma dernière visite, j’ai craqué pour une petite tourmaline noire qui est, depuis, devenue ma grande amie, m’aidant à m’ancrer, méditer et améliorant mon sommeil ! Et cette petite tourmaline n’a dû me coûter qu’un ou deux euros. Preuve que l’on peut se faire plaisir sans se ruiner.


Pour retrouver cette bonne adresse :

Brésilophile
40, Passage JOUFFROY – 75009 PARIS
Au fond du passage, près de l'hôtel Chopin
Métro: Richelieu-Drouot (lignes 8 et 9) ou Grands Boulevards (lignes 8 et 9)

Ouvert du Lundi au Samedi de 10H30 à 19h00
Et tous les dimanches de décembre de 14h00 à 18h00

Tél: 01.48.00.94.87

Site internet : http://www.bresilophile.com

Crédit Photos de cet article: Brésilophile

Bonne visite!




mercredi 2 décembre 2015

Taroculte 17: L’Etoile, Croire au Merveilleux

Après la panique générale déclenchée par la Tour, nous arrivons enfin dans la lumière apaisante de l’Etoile. Cette lame nous rappelle qu’après la pluie, le beau temps revient. Si l’on garde espoir, le positif nous reviendra au centuple. C’est une lame qui rappelle énormément la Loi de l’Attraction quand celle-ci est correctement utilisée : comme outil d’élévation de conscience et de vibration au lieu de décourager et faire culpabiliser. Je vois également un parallèle évident avec la Tempérance. L’Etoile me semble être la version humanisée de l’Ange de la Tempérance, la confirmation que, même si la perfection n’est pas de ce monde, nous pouvons nous en approcher en étant des êtres conscients et positifs pour notre environnement.


L’Etoile Traditionnelle


Dans le Tarot Noir (de Justine Ternel), les Etoiles sont honorée par une douce jeune femme. Nue et authentique, cette dernière évoque la pureté et la guérison. Elle pourrait être une guérisseuse effectuant un rituel sous le ciel étoilé. Elle est connectée à l’univers, aux éléments, tout comme la Tempérance. Elle est parfaitement ancrée, le genou au sol, en signe de révérence. Elle est connectée à l’eau et à ses mystères, versant le contenu de ses cruches à la fois sur la terre, pour la fertiliser, et dans la rivière pour rendre grâce à la source (la source divine !). Elle est consciente de l’élément air, la brise caressant sa peau nue. Le feu est contenu dans les Etoiles auxquelles elle rend hommage et qui la guident. Tout en elle resplendit de santé, de douceur, de don de soi. Elle est la fertilité incarnée. Le croissant de lune sur son front et son ventre rebondi rappellent les mystères féminins et la notion de cycles. L’action de cette belle guérisseuse est fertilisante. Le paysage est vert et la végétation y pousse vigoureusement. Elle est une représentation humaine du signe du Verseau, l’idéaliste signe d’air, agissant dans le monde dans le don le plus total (à la différence du Chariot qui agissait pour la reconnaissance). Dans cette notion de don et d’humanisme, elle pourrait être une écologiste respectueuse de toute vie. L’oiseau messager qui vole en arrière-plan est celui qui amène les bonnes nouvelles. Ainsi, cette carte est celle de la lumière au bout du tunnel, des souhaits et des heureux événements.


L’Etoile Mythique


Dans le Tarot des Magiciens (de Corrine Kenner), la jeune femme qui incarne l’Etoile est une personnification de Déesses Égyptiennes. Cet hommage pourrait être rendu à Nout, Déesse céleste, épouse de Geb, la Terre. Hathor, la Vache Sacrée et nourricière, est également une Déesse de la Voie Lactée. Enfin, Isis pourrait être mise à l’honneur en tant qu’avatar de l’étoile Sothis. Ces trois Déesses rappellent l’archétype de la mère, de la femme guérisseuse. L’aspect mythique et astrologique est mis en majesté dans cette carte. On ressent la notion d’infiniment grand, de cosmos, de divin. Tout ce qui nous permet d’observer le ciel fait écho à notre besoin de comprendre le sens de la vie et nous rattache indéniablement à la fois à l’inconscient collectif et la conscience universelle. Ainsi, en recherchant une guidance plus élevée, nous nous élevons en tant qu’être humain et gagnons en conscience. Cette carte est donc aussi celle des guides divins, des synchronismes et des prières entendues.


L’Etoile Réinterprétée


Dans le Tarot du Royaume Caché (de Barbara Moore), l’Etoile est incarnée par un jeune Elfe attendrissant et son ami le papillon de nuit. L’enfant accentue la nature pure, innocente et naïve de cette lame et met en valeur la capacité qu’ont certaines personnes de s’émerveiller de tout. Il faut retrouver son âme d’enfant pour pouvoir débroussailler le chemin vers sa réalisation la plus pure et brillante ! Ce jeune Elfe est connecté à sa vérité intérieure et est guidé efficacement par son ange/papillon. Il ne peut pas se perdre tant que son cœur est ainsi ouvert et débordant d’optimisme. Cet enfant n’est pas encore conditionné par l’éducation et la société. Il ne suit pas une voie que l’on a tracée pour lui dans l’intérêt des puissants du monde moderne. Il ne suit pas une voie dictée par le mental et la culpabilisation. Il suit la voie de son cœur et de son être supérieur. C’est un rappel qu’il faut croire coûte que coûte, même si l’on s’est perdu un moment. Il ne faut écouter que sa vérité intérieure et non la signalétique malade du monde stéréotypé dans lequel nous vivons. L’univers nous aime et nous enverra une équipe de secours après les épreuves pour retrouver notre chemin dans la nuit épaisse. C’est une carte qui rappelle Peter Pan et sa capacité à croire. Ainsi, c’est la carte de la magie. Pour que cette dernière opère, il faut y croire !



lundi 23 novembre 2015

Tirage Utile n°2 : le Tirage « Toi et Moi »

Je vous détaille aujourd’hui ma méthode pour effectuer un tirage relationnel. C’est le type de tirage qui est le plus souvent demandé, qu’il s’agisse d’une relation amoureuse, amicale, familiale ou même contractuelle… Avoir une méthode de tirage relationnel est donc très utile et vous servira très souvent si vous tirez les cartes pour vous-même et les autres.

Voici la disposition des cartes pour ce tirage à 8 lames :



Position 1 : Le consultant dans cette relation
Cette carte vous donnera un aperçu des profondeurs de la personne qui consulte, en lien avec la relation en jeu. Où en est-elle, comment ressent-elle les choses, quelle est sa place dans cette relation ?

Position 2 : L’autre parti dans cette relation
Cette carte révèle les mêmes choses que la carte 1 mais du point de vue de l’autre personne ou groupe de personnes. Cela permet de voir si ces deux cartes sont en décalage ou non.

Position 3 : La synergie actuelle
Si les cartes 1 et 2 sont basées sur les individualités, cette carte montre où en est la relation à l’heure actuelle, en synergie. Et oui, 1+2=3. Cette carte est une photographie de la relation à cet instant T.

Position 4 : Les moteurs de la relation
Cette carte met en lumière ce qui pousse la relation en avant, la soutient, la porte vers le haut. Ce sont tous les points positifs de la relation, les choses sur lesquelles on pourra éventuellement se reposer ou utiliser pour rendre la relation encore plus saine.

Position 5 : Les challenges de la relation
Cette carte est l’équivalent d’ombre de la carte précédente. Elle met en avant ce qui handicape la relation et peut l’empêcher d’avancer sainement.

Position 6 : La raison d’être suprême de la relation
Cette carte est celle qui nous fait complètement prendre de la hauteur par rapport à cette relation. On observe cette relation d’un point de vue karmique, comme si nous étions des Dieux, pouvant expliquer avec une clarté parfaite pourquoi ces êtres se sont trouvés et quelles leçons de vie ils auront à tirer de cette relation.

Position 7 : Le conseil pour avancer au mieux vers la réalisation
C’est la carte qui donne de précieux conseils des guides. Cette carte montre ce qui est juste et dans quelle direction aller. Ce n’est pas une carte qui force à réparer une relation cassée coûte que coûte. C’est la carte qui nous dit ce qui est juste. Si la relation doit être guérie, nous le saurons ici. Si elle doit se dissoudre, les cartes pourront aussi le révéler.

Position 8 : La perspective future la plus probable
Bien entendu, il n’y a pas d’absolu et de futur inscrit dans le marbre. Ce qui arrivera dépendra de vos choix et de vos actions. Nous avons un libre arbitre puissant. Cependant, si vous suivez les conseils prodigués par les guides et/ou poursuivez la tendance la plus probable pour le moment, c’est la carte qui vous révèle où vous vous dirigez.


J’espère que ce tirage vous sera utile et qu’il vous éclairera dans vos questions relationnelles. C’est une part tellement importante de nos vies à tous. Je vous concocte d’autres modèles de tirages pour la suite. Restez branchés !



lundi 16 novembre 2015

Je choisis l’Amour

Cette nuit-là, après avoir assisté à l’horreur sur les écrans, j’ai rêvé de Gaïa.

Je ne la connaissais pas encore. Je la croyais uniquement préoccupée par les problématiques écologiques, par la déforestation, par le réchauffement climatique, par les espèces en voie de disparition… Je ne la rattachais pas consciemment à la chose qui me (et nous) touche le plus urgemment : l’être humain.

Je croyais que se sentir connecté à Gaïa, c’était valoriser la nature et le règne animal plus que l’être humain. Voir ce dernier comme cet ennemi diabolique et avoir honte d’en être un soi-même. Dans l’extrême, ça aurait ressemblé à quelqu’un possédant une ménagerie toute entière chez soi, clamant préférer les animaux à ses congénères. Aimer ses chats plus que ses enfants. Militer pour le recyclage sans voir l’urgence humaine qui se joue et qui est, tout de même, la base de tout problème ici-bas. Culpabiliser le monde à longueur de temps avec des discours végétaliens pisse-froid… J’avais des a priori fleuris sur cette Déesse !

Mais cette nuit-là, j’ai rêvé d’Elle. Entourée de silhouettes menaçantes, se tenant debout, représentant ses enfants dans une droiture mêlant tristesse extrême et Amour inconditionnel. Pleurant ses enfants, l’humanité, face à l’horreur. J’ai découvert que Gaïa ne se préoccupait pas plus des bébés baleines que de nous. Son cœur se déchire de nous voir ainsi.

J’ai ressenti son Amour infini pour nous. Alors pourquoi venir me voir ainsi en rêve en un moment pareil ? Je reconnais avoir tendance à sombrer dans le pessimisme concernant l’être humain, nous considérant souvent comme de sinistres connards gonflés d’égoïsme et de névroses en tous genres. Je suis sacrément divisée intérieurement entre mon envie d’aider l’être humain à faire mieux et mon manque de confiance morbide en lui. Gaïa a ébranlé ces perspectives et m’a montré la compassion et l’Amour universel. C’est dans cet amour doux amer que j’ai pu voir le meilleur et le pire de l’être humain se jouer depuis le 13 novembre. Le meilleur car cet Amour ressort de ceux qui se connectent au Cœur du Monde. Le pire car la colère fait ressortir en nous la bête blessée qui cherche des coupables, des boucs-émissaires et des petites guerres à enflammer. Note pour plus tard : ne plus lire les commentaires sur les réseaux sociaux où la bêtise humaine n’a d’égal que son agressivité mortifère. Comment s’étonner de ce qui se joue à une échelle plus grande quand, sur ces petits théâtres sociaux, tous se sautent à la gorge, s’insultant, se pointant du doigt, dénonçant la haine en la propageant. Intelligent ! Mon récent besoin de faire confiance en l’être humain a été sacrément challengé !

Je reconnais mon écœurement mais choisis de donner du poids à ce qui va nous sortir du trou de haine dans lequel nous nous enterrons avec application. Je choisis l’Amour. Je choisis la solidarité. Je choisis de dépolitiser et dédogmatiser mes opinions et ne dédier mon énergie qu’à promouvoir la Paix. Je choisis de me tenir debout dans la droiture de cet Amour Inconditionnel. Cet Amour qu’Elle a pour nous, malgré tout ce que nous faisons contre Elle et tout ce que nous faisons les uns contre les autres.


J’ai ressenti l’horreur et je choisis l’Amour.


Carte extraite de l'Oracle des Vampires




lundi 9 novembre 2015

Quand le Chakra Racine Hurle

Je tiens un journal sur les chakras. Ma méthode est simple : je noircis les pages de mes souvenirs, ressentis et idées et je m’appuie sur des cartes oracles (L’Oracle des Chakras) et des livres (« Le petit livre des chakras » et « Tarot et chakras »). Et aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un chakra souvent problématique, le chakra racine.

Carte extraite du Tarot Psychique


Je ne vais pas vous faire un cours, mais juste rappeler quelques notions rattachées au chakra racine : le rapport au monde matériel et physique, l’ancrage, la sécurité, la survie, le foyer, la famille, la santé physique, les possessions, la capacité d’action, la capacité à affronter le monde, etc…

C’est le chakra qui se consolide véritablement en début de vie. Mais comment guérir lorsque ceux qui étaient censés nous apporter toute la sécurité et la nourriture nécessaires à notre bon développement ont lamentablement échoué et nous ont légué en héritage un chantier émotionnel dévasté ?

Voici quelques clés que j’ai déterré de mon labyrinthe personnel et qui, je l’espère, inspireront ceux dont on a salement torpillé ce chakra.

Cesser de culpabiliser

Si vous avez un souci avec les concepts rattachés à ce chakra, cessez illico de culpabiliser et rendez à César ce qui appartient à César ! Votre malaise remonte très certainement à votre début de vie et ce n’est pas vous qui avez creusé votre trou (même si c’est vous, à présent, qui devez vous en extirper). Osez voir qui sont les vrais coupables de votre déséquilibre. On grandit avec ces préconceptions insupportables comme quoi Papa et Maman ont fait de leur mieux. De quoi culpabiliser à vie du fait de souffrir malgré tous ces sacrifices consentis par nos ascendants. Et si leur « mieux » n’était pas assez ? Osez admettre que ce n’était pas assez. Ce n’est pas de votre faute. Ca n’empêche pas de dire « merci pour tout ce que vous avez fait de positif pour moi ». Mais il ne faut pas se censurer quand tout notre être hurle dans son intériorité « ce n’était pas assez ! ».

Accepter la colère

Vous avez le droit d’être en colère. Une fois qu’on cesse de culpabiliser, c’est cette chère amie qui explose tel un volcan. La colère est une émotion saine qui doit sortir. Si vous ne reconnaissez pas votre colère, jamais vous ne pourrez reconnaître votre douleur. Car c’est bel et bien la douleur le squelette véritable de la colère ! Après avoir pété un plomb, on s’effondre bien souvent en larmes. Tristesse et rage se confondent à tel point qu’on ne sait plus distinguer les deux émotions. C’est hautement effrayant de laisser s’échapper la lave. On a peur de tout bousiller sur le passage. Mais pour se reconstruire, pas d’autre choix. Il faut balayer les structures malades.

Reconnaître que les troubles matériels ont une racine affective et psychologique

Cette incarnation terrestre vous semble absurde et chaque élément de la vie physique vous est pénible ? Nous ne sommes pas venus ici pour avoir l’impression que notre aquarium est empoisonné pourtant. La terre, le monde, la nourriture, l’argent, le travail, les autres ne nous veulent pas de mal. Si l’on ne réussit pas à se connecter sainement aux choses terrestres, c’est que notre « terre mère » nous a été, à un moment ou à un autre, hostile. C’est une violence affective terrible de reconnaître ce fait. Mais plus vite on reconnaît que c’est notre affect et notre psyché qu’il faut panser, plus tôt nous pouvons commencer à aborder le monde physique sainement.

Apprendre à se faire confiance

La confiance en soi s’apprend. On ne naît pas avec. Elle se construit dans le foyer qui nous élève et s’épanouit (ou non) à l’extérieur. Alors que faire quand on ne nous a rien fourni pour avoir confiance en soi ? C’est une des leçons les plus dures. Construire une confiance qui ne repose sur rien d’autre que notre vérité intérieure. Ce sera difficile. Mais commencer à reconnaître « je suis là, j’ai quelque chose à dire, j’existe », même si ce n’est que pour constater que l’on souffre, c’est un premier pas vers la reconstruction (ou la construction tout court) de l’amour propre et de la confiance en soi. Si vous ne vous faites pas confiance, personne ne le fera. Alors mieux vaut se mettre rapidement au travail.

La famille n’est pas une malédiction

Je parlais plus haut de culpabilité. Comment ne pas culpabiliser dans une société où l’on vous pond des discours sirupeux chaque printemps sur Papa/Maman pour vendre des cartes postales ? Quand lorsque vous avouez à demi-mot ne pas bien vous entendre avec votre famille vous recevez des regards désapprobateurs et suspicieux. Quelle chance ils ont ces cons désapprobateurs ! Ils ne savent pas ce que c’est que de rentrer chez soi, enfant, avec la boule au ventre. Vous n’avez pas à satisfaire à ce cliché bien-pensant de la société judéo crétine (bien orthographié). Respecte ta famille si elle est respectable. Point.

La maison, c’est soi

Vous êtes à la maison partout à partir du moment où vous vous sentez en sécurité avec vous-même. Votre foyer, c’est vous. Les membres de votre foyer, ce sont les êtres respectables et aimables que VOUS choisissez pour faire partie de votre monde. Vous ne vous sentirez plus jamais démuni quand vous pourrez rentrer en vous-même ou parler à un être cher et vous sentir à la maison.

Pour vivre dans le présent, il faut balayer devant la porte du passé

Le chakra racine est tellement lié à l’espace et au temps qu’il est vite facile de se sentir complètement dépassé par ces notions quand on a eu une construction difficile. Il faut revisiter le passé, prendre l’enfant intérieur par la main et le laisser parler. Il faut regarder en arrière le temps de guérir ce qui doit l’être. Une fois que votre enfant intérieur aura dit ce qu’il avait à dire, refermez la porte du passé et jetez la clé. Droit devant ensuite !

J’ai le sentiment que les troubles liés à ce chakra sont extrêmement censurés, jugés honteux et inconvenants. Personne ne veut entendre parler d’enfances bancales, que les manquements aient été petits ou grands. Alors, comment continuer notre expansion quand on ne nous a pas assez fourni d’eau et de soleil ? J’essaye de me motiver, personnellement, en me disant que les fleurs les plus vivaces ont poussé dans la merde.

Vous êtes le seul jardinier à bord à présent. Alors, au boulot !

Avec Amour,


Iria



mercredi 4 novembre 2015

Les 7 Commandements de la Cartomancienne

Cartomanciens, Cartomanciennes,

Évitez le gros vilain méchant burn out ! Le burn out, c’est ce point de non-retour qui effraie les cartomanciens de tous poils et décourage certains apprentis. Ce moment où vous réalisez que vous ne pouvez plus tirer les cartes pour les autres. Comment éviter ce piège effrayant, cet épuisement du puits de messages et de guidance ? Je vous donne quelques conseils de mon cru, issus de mon expérience, de mes ratés, de la vie en somme…



Règle numéro 1: Des barrières émotionnelles, tu érigeras !

Je suis ce que l’on pourrait qualifier d’empathe, une sorte d’éponge humaine hypersensible. C’est le cas de la majorité des gens qui tirent les cartes pour les autres. Cette empathie est un don formidable car elle nous permet de ressentir ce que notre interlocuteur traverse et de le conseiller de la façon la mieux adaptée. C’est également une malédiction car ressentir toutes les émotions négatives est parfois très lourd à porter. Il est important d’être dans l’empathie au moment du tirage. Cependant, au moment de conclure ce tirage, il faut absolument replacer vos barrières émotionnelles autour de vous. Beaucoup de gens demandent un tirage de carte dans des moments d’angoisse, de tristesse et de désespoir. Si l’on veut vraiment les aider, on ne peut pas plonger au fond du trou avec eux. Nous nous devons de les en extirper du mieux possible. Et pour nous-même, il est primordial de maintenir notre santé d’esprit et notre niveau d’énergie.

Règle numéro 2 : Avant chaque tirage, tes propres règles tu énonceras !

Il y a autant de façons de tirer les cartes qu’il y a de cartomanciens. Il est primordial d’expliquer de prime abord aux consultants notre façon de travailler afin d’éviter tout malentendu et de briser les stéréotypes. Je ne me considère pas comme une « voyante » par exemple. Je considère que nous voyons tous. Le mythe de la voyante toute puissante qui va vous dire votre avenir et vous asséner des « vérités » grandiloquentes tandis que vous resterez assis sur votre postérieur à baver d’étonnement me hérisse le poil. Ma cartomancie est plus proche du coaching en développement personnel. Je vous donne les clés pour transformer votre vie et la faire avancer au mieux. Je ne vous dis pas « voilà ce qui va vous tomber sur la poire », je vous dis « voilà ce que vous pouvez faire avec la configuration annoncée ». C’est plus constructif mais c’est aussi plus responsabilisant. Vous avez le pouvoir sur votre vie. Cependant, certaines personnes ne veulent pas agir sur leur vie, trouvant cela trop fatigant, et préfèrent juste entendre ce qui va leur arriver. Dans ce cas, je ne serai peut-être pas la personne la mieux indiquée pour les conseiller. Il faut préciser aussi qu’en France, le secteur s’est enlisé dans le mythe de la bohémienne un brin louche qui raconte la bonne aventure aux gogos ayant le porte-monnaie trop lâche et la cervelle trop aérée. A chaque fois que l’on propose un tirage de cartes, on se ramasse cet héritage poisseux. Enoncer quelques règles de base permet d’éviter les malentendus.

Règle numéro 3 : La solution à tout, tu n’auras pas !

Il faut accepter de ne pas pouvoir régler tous les problèmes du monde avec un simple tirage de cartes. Certains problèmes nécessitent des années de thérapie, du travail sur soi de longue haleine. On ne règle pas ces choses-là en 2 heures. On peut juste mettre les gens sur la voie. C’est à eux ensuite de vivre leur vie de façon responsable et de mettre en place des solutions concrètes pour mieux vivre leur chemin. Notre rôle est un rôle de conseil. Nous ne sommes pas des Marraines Bonnes Fées qui vont faire disparaître tous les maux avec un « bibidi bobidi bou ! ». Nous-mêmes vivons dans l’incertitude. Acceptons nos limites et relativisons-les.

Règle numéro 4 : Ce qu’ils veulent entendre, tu fuiras !

Ha, le magnifique sujet de la complaisance ! Certaines personnes viennent pour être rassurées et n’envisagent aucune autre option que ce qu’ils veulent entendre. Dire aux gens ce qu’ils veulent entendre, c’est purement et simplement du sabotage. Certes, vous aurez l’impression de les soulager mais vous entretiendrez le mal et les soumettrez à une co-dépendance malsaine. En effet, vous les brosserez dans le sens du poil mais ces pauvres âmes resteront le nez dans leur crotte sans comprendre pourquoi. Quand on conseille des gens, on se doit de leur dire la vérité. Il faut le faire avec tact et choisir ses mots avec soin afin que la personne puisse l’entendre. Mais il est totalement irresponsable de leur mentir ou de déformer la réalité dans le but de les cajoler et de s’attirer leur sympathie.

Règle numéro 5 : Du repos, ton entourage t’accordera !

C’est le dilemme de la cartomancienne qui veut être valorisée dans ce qu’elle fait par ses proches mais qui a tout de même besoin qu’on lui foute un peu la paix de temps à autres. Quand on commence à tirer les cartes, on le fait souvent pour ses proches, amis, connaissances. Le problème est que ces derniers auront souvent la déviance de vous demander sans cesse des tirages et de ne pas respecter les moments où vous n’êtes pas « en service ». Conseiller tout le monde tout le temps devient vite épuisant. Tracez cette limite avant de vous faire bouffer par les incessantes requêtes de Tata Bernadette qui cherche sans cesse l’amour et de votre cousine Julie qui vous consulte à chaque fois qu’elle doit traverser la rue en mode « Va-t-il m’arriver une catastrophe ?!! »… Bon, la démarche initiale de conseiller les gens pour les responsabiliser finit par avoir l’effet inverse et puis, merde, nous ne sommes pas des psys de poche/GPS vivants/anges gardiens terrestres. Attention à bien tracer les limites avec votre entourage sinon vous allez pernicieusement passer du statut de bonne copine à celui de déversoir attitré. On ne peut pas porter la misère de tous. Pensez-y !

Règle numéro 6 : Du travail sur toi, tu effectueras !

Pour conseiller les autres, il faut absolument effectuer un cheminement introspectif poussé. On se doit de travailler sur notre petit caca personnel chaque jour qui passe. Et c’est du taf ! On ne conseille pas quelqu’un quand on se vautre dans la névrose la plus morbide. Agissez en conscience ! Alors, bien sûr, inutile de penser que vous ne pourrez conseiller les gens que quand vous serez parfaitement guéri de vos blessures (le sommes-nous jamais, d’ailleurs ?) mais conseiller les autres alors que l’on est encore engouffré dans notre mal-être jusqu’au cou, c’est criminel ! Déposez vos bagages avant de pouvoir aider les autres à en faire de même. Et quand vous aidez autrui, entretenez un travail solide de guérison et de développement personnel. C’est vital !

Règle numéro 7 : La question de la rémunération, tu élucideras !

J’ai longtemps bataillé intérieurement avec la question de la rémunération de mes tirages. Je me suis rendu compte que la plupart des gens rechignaient à accorder de la valeur à un tirage de cartes. On se repose encore sur les vieux mythes selon lesquels « c’est un don de Dieu » qui doit rester gratuit ou bien encore que c’est tellement suspect et indigne de confiance que personne ne devrait payer pour une prestation aussi fumante. Premièrement, un don doit-il toujours être gratuit ? Les artistes devraient-ils offrir leurs œuvres d’art ? Dire à quelqu’un qu’il a un don va-t-il devenir le prochain truc à la mode pour annoncer « tu vas travailler pour moi gratos ! ». Deuxièmement, les cartomanciens auraient-ils des modes de vie qui échappent aux contraintes de notre monde ? La survie ne serait-elle qu’optionnelle pour eux ? Sans doute, mangent-ils de la lumière et logent-ils gracieusement chez la fée clochette ? Troisièmement, si vous estimez qu’il s’agit d’une prestation douteuse à laquelle vous n’accordez pas vraiment de crédibilité, ne demandez pas un tirage de cartes !  De grâce ! Vous faites perdre son temps à la personne qui vous conseille et vous perdez le vôtre par la même occasion ! De plus, si vous ne payez pas pour ce service, vous n’y accorderez pas toute l’attention nécessaire et les précieux conseils prodigués tomberont vite aux oubliettes. Un tirage de cartes, c’est du travail, c’est de l’énergie, c’est du temps. Personnellement, avant d’en faire mon métier, j’ai testé de donner des tirages gratuits mais me trouvais assez frustrée de donner autant de temps et d’énergie pour aucune rétribution. J’ai ensuite testé le « donnez si vous voulez et ce que vous voulez ». Même si quelques personnes sont formidables et mettent vraiment la main à la poche, la majorité des gens ne donnent rien et la somme des dons globaux ne reflète pas, mais alors pas du tout, ni le temps ni l’effort investis. Pour ceux qui se reconnaitraient dans ces situations, passer pro pourrait énormément vous soulager ! D’une part, cela vous forcerait à accorder de la valeur et reconnaître votre propre travail (et oui, tout commence par soi !) et cela vous mettrait en contact avec les personnes qui accordent également de la valeur à votre prestation. Un vrai équilibre. D’autre part, si vous parvenez, un jour, à en vivre, cela vous permettra d’aider plus de monde qu’en cumulant les boulots alimentaires après lesquels il est assez frustrant de passer ses soirées et week-ends à sacrifier sa vie personnelle pour offrir des tirages pour peanuts à des gens qui croient que ça tombe du ciel…

Ceci n’est que mon exemple personnel. Il vous faut réfléchir à toutes ces questions et savoir où vous vous situez et quel système vous souhaitez adopter sachant que nous sommes tous différents et qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais système.


Sur ces conseils (que j’espère bons, dans ma grande naïveté !), je vous souhaite, comme d’habitude, de cartomancer merveilleusement !



mercredi 21 octobre 2015

La Tyrannie de la Loi de l’Attraction

Selon la loi de l’attraction, on récolte ce que l’on sème, on attire ce que l’on émet vibratoirement. Logique et formidable me direz-vous ?! Oui et non. Cette loi est à la foi un super coach et un redoutable tyran.

Essayer d’élever ses vibrations est toujours une bonne chose. En revanche, se focaliser poussivement sur le positif pour en récolter les fruits peut être extrêmement contreproductif. De plus, nous essayons en général de manifester des choses que notre mental et notre ego rêvent de posséder. Nous utilisons donc la loi de l’attraction de manière consciente et pouvons éventuellement nous saboter en ignorant notre vrai chemin de réalisation qui dort dans notre inconscient. Nous ne sommes alors pas du tout dans le lâcher-prise qui, pourtant, est nécessaire à notre bien-être. La loi de l’attraction ne serait-elle pas devenue une dictature de l’esprit pour beaucoup d’entre nous ?

Que dire des coups durs qui nous arrivent. Selon la loi de l’attraction, nous les avons attirés à nous. Le raccourci est vite fait et de nombreuses personnes qui appliquent cette loi de façon totalitaire pourraient conclure qu’ils méritent d’être malheureux, malades ou seuls. Cela nous rend moins aptes à la compassion et à l’amour propre.


Il faudrait réussir à utiliser cette loi de façon équilibrée et intelligente. La façon la plus saine que j’ai trouvée est de ne pas essayer de trop orienter sa trajectoire, travailler sur soi et faire confiance en la vie. Simple et pourtant si difficile…


Carte extraite de l'Oracle "Le Sens de la Vie" de Doreen Virtue




vendredi 9 octobre 2015

Bonheur et réseaux sociaux, un miroir aux alouettes

Je me questionne souvent sur un phénomène qui me laisse perplexe et que je vois régulièrement sur les réseaux sociaux ou que je décèle dans les comportements de personnes qui croisent ma route de près ou de loin : le fait de marketer sa vie et son « bonheur ». Beaucoup de personnes adorent documenter leurs faits et gestes avec moultes photos tout sourire (comme je suis heureux !), le verre en l’air dans un « tchin » triomphant (comme je m’amuse !), l’orteil trempé dans une mer bleu azur (comme je réussis et pars en vacances dans des coins de rêve !), le bambin très sage posant dans les bras du conjoint (comme ma famille est parfaite !)… Il existe même des champions du monde du documentaire de vie, bombardant chaque jour les autres de photos du repas, de la ballade, du shopping, du rototo, de la sieste,… Loin de moi l’idée de dénoncer ces comportements. Cependant, ils me sont tellement étrangers que je trouverais cela intéressant de se demander : POURQUOI ?


Carte extraite du Tarot Psychique


Pourquoi documenter sa vie pour les autres (qui s’en fichent relativement, admettons-le !) au lieu de la vivre pleinement, dans l’instant, sans se soucier de prendre la photo qui fera mouche à chaque seconde. Que cherche-t-on à démontrer quand on affiche sur un réseau social une photo où l’on s’amuse ostentatoirement ? Bien sûr, il est sain d'immortaliser un bon moment afin de lui conférer un caractère sacré et pouvoir le partager dans la générosité. Encore faut-il trouver un équilibre entre capturer des moments choisis et finement trier des clichés afin de compenser un manque. 

J’ai pu discuter avec quelques personnes qui s’adonnent parfois à ce genre de choses et qui avouent « marketer » leur vie en n’en affichant que le vernis le plus reluisant aux yeux du public. Cela les rassure, leur donne une sensation de contrôle de leur propre image et floute les nombreuses zones d’ombre qu’ils cherchent poussivement à planquer. On trie et on montre ce qui nous placera sous une lumière positive et socialement enviable. Si on ouvrait le bide au bistouri de ces clichés savamment orchestrés, on découvrirait une mise en scène, apparemment parfaite, cachant de nombreux malaises. Quand on sacrifie trop son temps à vivre dans le paraître, on ampute malheureusement, je le pense sincèrement, une grosse partie de notre vrai bonheur à se soucier du profil exposé au monde. C’est comme lorsque vous assistez à un concert. Préférez-vous être le besogneux qui doit filmer l’événement, les bras en l’air pendant 2 heures pour prouver plus tard sur you tube que « j’y étais » ou celui qui vit le moment à fond, en en prenant plein les mirettes et les esgourdes, VIVANT l’instant, la magie, présent à 100% dans son expérience de vie. Certes, vous ne pourrez pas télécharger votre souvenir sur votre page Facebook, mais vous garderez un instant inoubliable en vous-même, une mémoire qui n’a pas de prix car elle s’inscrit dans ce qu’est intrinsèquement le bonheur. Marketer son bonheur ne serait-il pas une stratégie de défense afin de masquer un manque et un vide profond ? Avoir besoin de montrer au monde que « je suis heureux » n’est-il pas le cri strident de notre égo blessé en manque de validation ? Quand on est bien dans sa vie, a-t-on le temps ou même l’idée de le montrer aux autres. Non. On vit et on se fout du reste.

Un autre aspect qui me rend perplexe et me chagrine est l’impact que ces documentaires de tranches de vies peut avoir sur certaines personnes qui subissent ces démonstrations comme une oppression, une preuve que la vie des autres est géniale et que la leur est désespérante. Cela s’appelle la comparaison toxique. A ces chères âmes, je lance un cri du cœur : vous n’êtes pas plus malheureux ou dans l’échec que quiconque ! Vous n’avez juste pas encore compris que plus on a besoin d’étaler la confiture, plus le pain doit être durci en dessous… Ignorez ces vitrines humaines sans grande profondeur. Concentrez-vous sur votre vie et cultivez votre propre bonheur. Acceptez d’avoir des hauts et des bas ! Nous en avons tous ! 


Et si l’on commençait à vivre pour soi, dans l’instant, pleinement ?! Ne serait-ce pas là la vraie liberté et le vrai bonheur ?



mercredi 16 septembre 2015

Taroculte 16 : La Tour, Patatra

La Tour, également appelée La Maison Dieu (l’âme et son Dieu) fait partie des cartes qui font peur. Parmi les trois cartes sensibles, la Mort, le Diable et la Tour, c’est bel et bien cette dernière qui me met personnellement mal à l’aise quand elle sort car j’ai eu mon lot de mésaventures avec elle. Et pourtant, sa richesse est telle qu’elle peut aussi bien annoncer des catastrophes que des libérations  salvatrices. C’est une carte extrêmement complexe qui apporte toujours des leçons dans son sillage. On ne ressort pas indemne de la Tour mais on en apprend toujours beaucoup.

La Maison qui se casse la gueule



Dans le Tarot Noir, c’est la représentation inspirée du tarot de Marseille qui nous est offerte. La Tour est frappée par une énergie étrange (la foudre, la colère divine ?) tout droit sortie du Soleil. C’est l’énergie masculine qui frappe de façon fulgurante, induisant une pénétration de l’idée, une action puissante. La Tour est destituée de sa partie haute ressemblant à une couronne. C’est l’explosion des vieux carcans et idées préconçues qui nous rassuraient faussement et nous enfermaient dans l’égo. La Tour est une carte qui éveille ou fait perdre la tête par sa fulgurance et son intransigeance. Les personnages qui tombent cul par-dessus tête sont expulsés de cette Tour, soit punis par la rage divine, ayant été trop présomptueux (comme Icare ou ces pauvres bougres qui s’esquintaient sur la Tour de Babel), soit devenus trop grands pour ce carcan dans lequel ils étaient sérieusement engoncés. L’énergie magique et mystique est présente avec toutes ces boules d’énergie multicolores. C’est un nouveau paradigme qui s’installe. Rien ne sera plus pareil car Dieu/le Destin/la Source a parlé. Nos personnages chamboulés retrouvent le plancher des vaches de façon brutale. C’est bien là l’énergie de la Tour, une énergie cosmique qui frappe d’en haut pour ramener en bas, sur Terre, ancrés, conscients et humbles.


La Chute est inévitable



Dans le Alice Tarot, c’est la mésaventure d’Humpty Dumpty qui nous est contée. Le personnage Œuf voulait rester sur son mur, bien à l’abri et faisait preuve d’une arrogance et d’un manque de réalisme exaspérants. Cramponné à son mur, il refusait d’en bouger, croyant dur comme fer que rien ne pourrait l’en déloger. Cependant, il finit par tomber ! Forcément ! Et vous savez ce qui arrive à un œuf qui tombe. C’est la revanche du karma qui est à l’œuvre ici. Vous ne pouvez pas lutter contre le destin. Votre refus d’avancer et votre résistance aux changements ne font que précipiter votre chute. Le changement arrivera avec votre coopération ou malgré le manque de cette dernière. Mais plus il existe de résistance, plus dure sera la chute. On nous rappelle avec ce tarot que l’on doit casser des œufs pour faire une omelette. C’est souvent douloureux au début mais nous pourrons créer des choses délectables grâce à ce court moment d’inconfort.

L’inattendu



Dans le Beautiful Creatures Tarot, c’est une représentation différente qui nous attend. La carte est renommée « L’inattendu » et nous rend perplexe avec cet ange étrange et sa jarre de vision. La mystique est mise en avant et nous pouvons imaginer qu’il s’agit là d’un ange déchu venu apporter le destin, dans sa jarre qui voit tout. On retrouve encore la descente, l’énergie du haut vers le bas et ce destin inexorable qui nous met à l’épreuve. Les messages du divin nous sont apportés sur un plateau. Ce sera déstabilisant mais nous en ressortiront plus éclairés. Avec l’inattendu, tout peut arriver. Alors, à quoi bon résister et essayer de tout contrôler ?

Drôle de carte que la Tour, capable de donner des significations encourageantes de libération, d’explosion créative, de fécondation, d’énergie orgasmique, de hourra… Et des sentences glaçantes de chute, de dure leçon, de catastrophe,… Vous l’aurez compris, c’est la carte de toutes les fulgurances. Pour en éviter ses caprices, laissez circuler l’énergie, cultivez le lâcher-prise et l’humilité. Mieux vaut faire de la Tour une amie !




vendredi 11 septembre 2015

Philosophie d’Eaux Cultes - Un Pavé dans la "Marre" Esotérique

Qu’est-ce que ce blog ? Quel est son but ? Quelle est ma vision, mon éthique ? De nombreuses questions me sont posées sur ce sujet. Cet article a pour but de vous exposer ma philosophie et ma mission avec Eaux Cultes.

1) Ma Mission : Le Développement Personnel et Spirituel

Je vous propose des articles sur mon blog, des inspirations quotidiennes sur ma page Facebook, des tirages de cartes par email et je développe actuellement des programmes d’accompagnement en développement personnel.

Tous mes articles, tirages, publications et programmes sont créés dans une perspective humaine : celle du mieux-être, de la recherche d’une élévation personnelle, de la découverte de la plus belle version de soi-même.


2) Ma Vision : Un Mysticisme Moderne et Intelligent

J’ai recours à mon intuition et à ses trésors pour avancer dans mon cheminement et vous proposer du contenu. Cartomancie, channeling et méditation rythment mon quotidien.  Je veux partager tout ceci avec vous, personnes sensibles et intelligentes, personnes du monde réel qui avez une vraie réflexion sur la vie et son sens.

Je milite pour un mysticisme moderne et décomplexé dans lequel nous sommes tous connectés à la Source, aux énergies, à l’intuition ! Les personnes ayant un don surnaturel n'existent pas. Tout est issu de la nature. Certains auront un talent plus développé qu'un autre. Percevoir les auras ou faire passer les morts dans la lumière sont des talents personnels au même titre qu’être un danseur ou un pianiste virtuose. Je suis celle qui refuse de se ranger avec les voyants gouroutisants ET sceptiques condescendants… Nous pouvons assumer notre intuition, sainement, sans tomber dans des dérives glauques et aliénantes.

Sans tout ce tralala « hocus pocus » visant à effrayer les touristes, nous nous affranchissons de la peur et de la honte de nous intéresser aux mystères. Cette porte que tant de curieux n’ont pas osé pousser, de peur d'y trouver des choses effrayantes, des gens louches, ou pire: rien!

Je vous propose d’exploser le verrou de la porte ! Mystères, droit devant…

3) Mon Ethique : Vous redonner le Pouvoir

Je ne suis pas celle qui voit tout et vous épate tandis que vous restez ébahi, le postérieur vissé à votre siège, attendant que des événements inévitables vous tombent sur le nez. VOUS avez le pouvoir et je me fais une priorité de vous reconnecter avec ce dernier, que ce soit lors d’un tirage de cartes ou en vous partageant mes pensées dans mes articles. Je ne suis qu’une intermédiaire entre la guidance que vous avez perdue de vue et votre chemin. Vous créez votre vie à chaque pas que vous empruntez ! Vous êtes de puissants co-créateurs de réalité !  

4) Mon Approche : Un équilibre des Opposés

J’ai une approche équilibrée de la spiritualité entre ombre et lumière. Je ne vois pas le monde de façon manichéenne et sais puiser les bienfaits des deux aspects, qui, pour moi, n’ont rien à voir avec bien et mal. Je fuis les dogmes comme la peste et privilégie une vision personnelle pour vivre pleinement sa spiritualité.

De la même façon, je me sens très investie par le rééquilibrage entre féminin et masculin en chacun de nous. Ombre et lumière, Féminin et masculin. L’équilibre… Nous en sommes assoiffés dans notre société actuelle. Avec Eaux Cultes, j’essaye d’alimenter cette source d’équilibre.

5) La finalité : Vivre Pleinement notre Incarnation Terrestre !

Qui dit approche spirituelle ne dit pas rester collé au plafond toute la journée. J'utilise mon cheminement spirituel et la cartomancie comme outils, non pas pour me déconnecter du monde concret, mais, au contraire, comme lanternes pour me permettre d'être totalement présente dans le monde réel. Séparer spirituel et matériel est totalement archaïque de mon point de vue. Il faut briser tous ces carcans obscurantistes !

Nous sommes venus ici pour vivre une expérience complète, spirituelle et terrestre. Quelle chance ! Honorons-la ! La vie n’est peut-être pas un long fleuve tranquille mais elle est passionnante si nous acceptons de la vivre pleinement.

Si vous aussi, vous souhaitez boire à pleines gorgées les bienfaits de votre incarnation, plongez avec moi !


Iria



mercredi 26 août 2015

Taroculte 15: Le Diable, Un Ami Controversé

Cette carte est traditionnellement perçue comme négative. Je vais apporter un éclairage différent sur cette lame. En effet, mon rapport au Diable n’est pas ancré dans la peur. Au contraire ! J’ai beau avoir eu une éducation judéo-chrétienne, je me suis vite débarrassée de mes a priori sur tout ce que les monothéismes considèrent comme « mal » et je suis devenue, de mon propre chef, une indécrottable païenne.

Le Diable du Christianisme est un tentateur qui ne vous veut pas du bien. Il vous fait miroiter 1000 plaisirs pour mieux vous entourlouper et vous conduire à votre perte. La vérité est que j’ai rencontré nombre de bigots qui n’avaient pas une once de gentillesse et de positif en eux et qui revendiquaient être les plus vertueux du monde. Ils voyaient le Diable partout. Si tu mets du vernis à ongles bleu pour aller à l’école, c’est le Diable qui te l’ordonne. Si tu ne vas pas à la messe, tu iras en enfer ! C’est le Diable qui pousse les gens à mal se comporter ! Encore faut-il redéfinir « mal se comporter » quand ces gens diabolisent le vernis à ongles…

Que faire des gens comme moi alors ? Je suis païenne. En soi, c’est assez suspect. Je suis fille de Lilith et de Pan, deux divinités sulfureuses. La première est le Diable au féminin, le deuxième est celui qui a donné ses cornes à la représentation populaire du Diable. Et je ne vous parle pas de mes autres amis : Samaël, Baal, Hadès,… Le Diable, le Diable, le Diable ! Je vais balancer un gros pavé dans la mare d’eau bénite : j’adore le Diable ! Ce réjouissant Ami ! Nous sommes copains comme cochons ! Où est-ce que je signe sur le formulaire d’admission pour l’Enfer ? Ça doit être drôlement sympa là-bas !

Marilyn Manson a une façon merveilleuse de caricaturer les deux camps. Son personnage de l’Antichrist Superstar est grinçant à souhait et a soulevé nombre de manifestations indignées. De l’autre côté, il a libéré psychologiquement toute une génération de personnes qui souffraient sous le poids des dogmes stupides de tous types. Le Diable serait-il, finalement, celui qui semble menaçant mais veut vraiment vous faire réfléchir ? Et un homme qui réfléchit n’est pas très intéressant pour les religions organisées… Il est même franchement inquiétant.

Le Diable que j’aime est celui qui vous met un pied au cul pour que vous cessiez d’être un bon petit mouton. C’est l’anti-pape. C’est le bon sens. C’est le réveil intérieur. Pour moi, ce n’est pas une personne, ou une entité désignée. C’est une idée ! Et cette idée, on peut en faire une excuse pour persécuter et culpabiliser le monde ou bien un porte-drapeau de l’homme libre, intelligent, philosophe et non religieux. Je choisis le deuxième camp !

La vision négative du Diable



Dans le Tarot des Anges de Doreen Virtue, le Diable est l’Ego ! On n’en attendait pas moins de Doreen. C’est la représentation enfermante du Diable. Celle qui diabolise le fait de penser aux choses matérielles, à sa propre pomme, au sexe, etc… Bouh l’argent ! Bouh le monde réel ! Cui-cui, petits nuages cotonneux, anges sans sexe,  et chants éthérés… Qu’est-ce qu’on s’emmerde… La vérité c’est qu’avec la vision culpabilisante de l’Eglise, nous sommes tous devenus des traumatisés du monde concret, moi la première ! S’ancrer est une plaie. L’argent semble avilissant mais nous en sommes dépendants pour notre survie. Nous allons donc courir après quelque chose de sale toute notre vie et nous sentir malheureux dans tous les scénarios possibles. Si nous succombons au monde matériel (dont notre survie dépend je le répète…) nous sommes des dégénérés. Et si nous restons dans le dénuement, nous sommes des ratés… Ou comment combattre un déséquilibre en en créant un nouveau.

Bien sûr, je reconnais que le monde physique a ses excès et que certains s’y vautrent avec une grotesque application. Cependant, toute démarche qui enferme et culpabilise a tendance à réveiller la Diablesse en moi…

Ici, l’Ange est un salvateur et le Diable est un concept, chose à laquelle j’adhère pas mal. Ces choses négatives qu’on attribue au Diable sont en fait des persécutions intérieures. Nous avons un Diable en nous tous. Est-ce que ce Diable est votre ennemi, comme ici ? Vous encourage-t-il à vous gaver ? A être dépravé, malveillant, pervers ? Vous encourage-t-il à amasser au détriment de tous ? Vous fait-il comprendre que tout est sale et que vous aussi êtes sale ? Vous fait-il vivre dans la peur (de lui, de manquer) ? Mais le Diable, chers amis, c’est votre OMBRE ! Le Diable est notre part non maîtrisée, sauvage, exigeante et excessive. Si vous persistez à le museler, il redoublera de perversion. Si votre ego est blessé, il fera de vous un prédateur ou une proie. L’ego ne doit pas être supprimé, tout comme l’ombre. Nous vivons une expérience humaine et sommes donc indissociables de ces notions. En revanche, nous pouvons les équilibrer. Mais pour cela, il faut savoir regarder en face son Diable intérieur et ce n’est pas chose aisée.

Le Diable dans toute sa splendeur



Dans le Tarot des Vampires de Ian Daniels, le Diable est une bête décadente comme on n’en fait plus. On tombe ici dans le contre-exemple de la pudique Doreen Virtue et on envoie du feu de l’enfer chaud bouillant. Le tarot des Vampires est tout sauf pudique. Ce qui m’intéresse ici, ce sont ces anges qui viennent s’acoquiner avec la Bête. La danse entamée est empreinte d’extase et de controverse. Qui fait quoi ? Est-ce que les Anges se font pervertir ? Est-ce que la Bête se fait domestiquer ? Sommes-nous un Ange ? La Bête ? Ou n’est-ce pas finalement la danse intérieure qui réconcilie les contraires et fait de nous des êtres avec un peu d’Ange et un peu de Démon en nous ? Finalement, tout ceci n’est pas si éloigné de la Tempérance !

Je crois que notre Ange intérieur se doit d’aller se frotter à notre Démon. En faire un ami proche plus qu’un ennemi qui nous persécutera. Le Diable a bien des richesses à nous offrir. Il est un païen pur jus, un être de la terre et du feu. Il nous apprendra à apprécier notre incarnation et donc mieux vivre. Il nous enseignera que l’argent n’est pas sale mais n’est qu’énergie. Il nous encouragera à aimer notre corps pour vivre épanoui. Il reconnaîtra en nous l’être sexuel et libre. Il mettra un point d’honneur à ce que nous nous aimions nous-même correctement pour pouvoir aimer les autres au mieux. Il mettra les choses dans l’ordre juste.


Mais c’est là toute la difficulté. Car si celui qui détient toutes les réponses fout les boules à tout le monde, peu seront ceux qui viendront s’abreuver à sa source de sagesse…

Pour aller plus loin, une vision païenne de cette lame:




mercredi 12 août 2015

Les Divinités : Un Appel Puissant

Je vous parlais, dans mon article sur Les Guides, de mon cheminement avec les divinités. J’ai connu pas mal de païens qui travaillent également avec des Dieux et Déesses. Certains décident consciemment de chercher leurs divinités patronnes, celles qui résonnent le plus avec leur être profond. D’autres, comme moi, ont eu une expérience « coup de massue » avec une divinité qui est venue les chercher, les a « appelés ». Aucune configuration n’est meilleure que l’autre (on trouve, malheureusement des gue-guerres à ce sujet ça et là… Soupir…), notre cheminement est personnel. Nous vivons ce que nous devons vivre.

Je vais vous parler de mon expérience avec mes divinités (possessif à ne pas comprendre de façon absolue, je n’ai pas le copyright sur Eux. Ils sont juste mes guides, tout comme ils sont les guides de tonnes d’autres zozos comme moi).

Tout d’abord, je peux communiquer avec les divinités par les rêves, méditations, visions (quelques-unes), la divination, le channeling et, bien sûr les signes. Et si je fais bien le vide et que je tais mon mental, je peux les entendre. Ensuite, chaque Dieu a sa personnalité propre et aura son propre style de communication. C’est une des choses rigolotes avec eux. Certains sont plus discrets, d’autres ont un humour féroce, etc…

Bien sûr, la quantité ne fait pas la qualité, cependant, pas mal de Dieux sont venus me trouver, m’aidant sur divers aspects de ma vie et de ma spiritualité. On n’entretient pas la même relation avec tous les Dieux. Il ne faut donc pas penser que ceux qui travaillent avec beaucoup de Dieux différents ont un lien superficiel avec chaque. Chaque Dieu tient un rôle très différent. Certains sont très proches, d’autres moins.

J’ai deux Divinités Patronnes. Lilith est ma Déesse, la toute première. C’est elle qui m’a appelée. Pan est mon Dieu, le Yang de mon Yin. Ces deux-là sont les plus proches de moi. J’ai un lien très particulier et intime avec eux que je ne saurai répliquer avec d’autres. Ils sont complètement liés à moi. Ils me reflètent et me complètent et je les sens toujours avec moi. Ensuite, certains Dieux vont se démarquer et devenir très importants dans votre panthéon personnel. C’est le cas pour moi avec la Déesse Nephtys que je considère comme ma troisième divinité, omniprésente dans mon cheminement. Elle pourrait être considérée comme une Marraine.



Lilith, Pan et Nephtys


Bien d’autres me guident et je vous détaillerai sans doute dans de prochains articles qui sont mes Dieux et quels messages ils apportent. Une chose est constante dans mon parcours en tout cas : je les laisse toujours venir à moi et ne choisis jamais consciemment de travailler avec tel ou tel Dieu. Ce sont toujours eux qui me choisissent. Ça marche comme ça pour moi. Et c’est toujours parfait.

Alors, comment nous appellent-ils me demanderez-vous ? Pour moi, ça a été assez effrayant. Je voyais une entité voilée au pied de mon lit qui me réveillait tous les jours à la même heure et me chatouillait le menton. Je ne vous raconte pas l’ambiance avec ce réveil pump it up ! J’avais vu cette silhouette, un jour alors que j’avais 16 ans et avait repoussé cette vision. Je n’étais pas prête à l’époque. Il a fallu attendre 13 ans pour la revoir. Je me suis alors lancée dans une recherche poussée des différentes mythologies et m’était même demandée s’il ne s’agissait pas de la Déesse Grecque Nyx, Déesse de la nuit souvent représentée voilée de noir. Comme je pataugeais grave dans mes recherches, ma Déesse a décidé de couper court. Elle est apparue en rêve à un de mes proches complètement athée et cartésien et s’est présentée. Simple, concis, flippant J Du Lilith tout craché.

Pan m’est apparu en vision avant que je ne m’endorme. Il me secouait et m’empêchait de dormir, surgissant comme un beau diable, beuglant « Youhou ! ». Fripon à souhait. Et oui, c’est un Dieu qui aime surgir de derrière les arbres, vous foutre les boules et créer la « panique » ! Heureusement, il a arrêté de faire ça depuis sinon, boujour les cernes ! J

Nephtys m’a fait moins peur, apparaissant très sereine au-dessus de moi au réveil, ses ailes déployées, altière et apaisante. Chacun vous montre sa personnalité dans sa façon de vous approcher. Et plus la divinité vous est proche, plus son appel sera fort. Les autres divinités avec lesquelles je travaille me sont surtout venues par les rêves. C’est plus reposant qu’une vision bien flippante au pied du lit ! Certains vous révèlent leur nom, d’autres vous donnent des indices et vous invitent dans un jeu de piste. C’est toujours très stimulant de jouer au « Dieu Mystère »…

Cependant, beaucoup de personnes n’expérimentent pas cela et trouvent par eux-mêmes, en faisant des recherches, la divinité qui fait « clic ». Ou bien ils invitent au fond d’eux la divinité qui leur est destinée et la rencontrent en rêve ou trouvent comme par hasard un article ou une représentation de cette divinité. Ca n’est pas toujours aussi « violent » qu’une vision et un contact physique, rassurez-vous. De toute façon, ils apparaissent quand ils savent et comme ils savent qu’on peut l’encaisser. Si on ne peut pas, ils se montrent autrement, de façon plus soft.

Chaque divinité qui arrive dans votre vie a un rôle bien précis à jouer dans votre développement personnel. Lilith m’a extirpé des vieux schémas et a complètement retourné ma vie sur elle-même. Pan me guide dans mon acceptation de ma part masculine. Nephtys me fait travailler sur mon karma, etc… Parfois, une divinité arrivera d’un coup, au moment précis où son énergie vous sera salvatrice. Aphrodite est récemment arrivée dans ma vie, m’apportant une énergie pleine de féminité exaltée, insouciante, dynamique, authentique. J’avais véritablement besoin de ça en ce moment !

Chacun trouvera sa propre façon de communiquer et de travailler avec ses divinités. Voici quelques conseils que je peux donner pour vivre ce type d’expérience au mieux :

1) Trouvez votre façon authentique de communiquer avec eux

Si pour vous, être respectueux et humble, c’est vous prosterner, pourquoi pas… Pour moi, c’est leur parler comme à des amis, faire des blagues, avoir un lien très horizontal. Il n’y a pas de bonne façon ou de mauvaise façon. Votre façon est la bonne. Ne laissez personne vous dire comment vous adresser à vos Dieux, même quand ces personnes travaillent avec les mêmes Dieux que vous. Si demain, vous êtes amenés à travailler avec Lilith, vous trouverez votre propre façon, votre propre rythme et je n’ai aucune légitimité à aller culpabiliser le monde sur comment faire ou ne pas faire. Je ne possède pas ces entités. J’ai eu, au début de mon parcours, une altercation assez musclée avec une personne plus expérimentée que moi cherchant à me vendre son « prosternes-toi, gueuse »… Si la méthode d’un autre n’a rien à voir avec qui vous êtes et ce qui vous fait vibrer, ignorez-la ! Peu importe que cette personne ait 10 ans d’expérience de plus. Elle peut très bien se fourrer le doigt dans l’œil depuis 10 ans. Vous savez ce qui est mieux pour vous.

2) Ne les considérez pas comme des « ingrédients »

Qu’on les considère d’un point de vue archétypal ou personnifié, les divinités ne sont pas des ingrédients. On ne les utilise pas de façon pratique comme on fait brûler de la sauge. On ne va pas invoquer un nom parce qu’on l’aura lu dans un bouquin si on n’a aucune idée de qui est cette entité. Les divinités et guides doivent être approchées avec une très grande humilité et un profond respect. Ayez une démarche consciente et informée en toutes circonstances. Cela évitera les malentendus. Et je plaide coupable, pour l’avoir vécu avant l’arrivée de Lilith. J’envoie au passage à ce très cher Archange Michael mes respects pour l’avoir dérangé avec mon amateurisme risible… Heureusement on a su en rire après coup J

3) N’ignorez pas un appel, répondez-y, écoutez…

N’ayez pas peur si une divinité a des messages pour vous. Acceptez d’entendre. Leur but est de nous aider. Ils ne nous parlent que de ce que l’on est prêts à entendre. Ils ne vont pas vous faire peur si vous n’êtes pas prêts à l’encaisser. J’ai eu peur d’un Dieu qui avait un message pour moi cette année. Le très controversé Dieu Baal. Je l’ai ignoré et contourné un moment. Cependant, en sortant de ma peur et en acceptant de l’écouter, j’ai pu avoir une expérience incroyablement guérisseuse avec lui. Si vous ne leur répondez pas, ils vont attendre dans un coin et vous aurez toujours cette appréhension du « que me veulent-ils ? ».

Je vous parlerai plus en détail de divinités précises par la suite, selon celles qui souhaitent s’exprimer et, peut-être, selon vos demandes. Vous verrez aussi que je travaille beaucoup avec le côté obscure de la force et j'espère pouvoir faire ressortir toute la Lumière et l’Équilibre que ces Dieux apportent quand on sait sortir des préjugés et du manichéisme. Attendez donc des nouvelles de mes Guides Lilith, Pan, Nephtys, Dagon, Tiamat, Baal, Hadès et d’autres…