vendredi 27 février 2015

Taroculte 10: La Roue de la Fortune, "Parle à ma main!"

Cette carte est terriblement malicieuse. Elle me fait penser à la carte Joker. Lorsque vous posez une question lors d’un tirage de tarot et que la Roue de la Fortune sort, c’est, selon moi un refus de vraiment répondre. C’est un pied de nez, une insubordination, une langue tirée. En règle générale, quand elle sort (la carte, pas la langue…) je suis assez déconcertée et je dois prendre le temps pour bien identifier le sens de ce message. Il n’est pas rare que je n’arrive à en tirer aucun véritable message à part un frustrant « Verra qui vivra… ».

Cette carte représente tout de même certaines notions intéressantes en lien avec le temps, les cycles, le hasard, les surprises, les imprévus et le destin. En un sens, cette carte peut se coupler avec la Justice, la Mort, le Jugement et toutes ces cartes qui marquent une étape.

Les cycles

Cette carte peut représenter le temps et sa boucle, le cycle des saisons, les années, les heures et tout ce qui a trait au temps qui passe. C’est donc une carte qui peut parler de patience comme de temps qui s’accélère, tout dépendra des cartes alentours dans le tirage. Elle peut être la fameuse « Roue de l’Année » représentant les sabbats païens. Elle peut annoncer un changement en accord avec une nouvelle saison. Elle peut aussi indiquer une nouvelle ère de vie. Peut-être basculez-vous dans un nouveau cycle numérologique ? Elle peut parler des phases de la lune (particulièrement si la carte de la Lune est dans les alentours) ou des cycles féminins qui y sont intimement rattachés.

Elle rappelle que le temps passe et qu’il est tout puissant. On nous rappelle alors qu’il est important de prendre notre vie en main si l’on ne veut pas rester sur le bord de la grande route de la vie car on ne nous attendra pas, on ne mettra rien sur pause. La Roue tourne en permanence. Elle nous enseigne aussi qu’il faut accepter les changements, les rythmes, les ères. Rien ne sert de rester accrocher au passé ou d’espérer qu’un futur salvateur nous tombe dessus. Nous ne pouvons que vivre dans le présent et prendre la vague de cette grande roue telle qu’elle vient. Si vous lui résistez, vous n’en serez que plus frustré. Si vous essayez de la maîtriser totalement, vous échouerez immanquablement. La Roue nous apprend à trouver ce juste équilibre entre maîtrise de notre vie présente, une action en accord avec notre intériorité et un lâcher-prise juste.


L’imprévisibilité

L’aspect « Carte Chance » de la Roue de la Fortune peut être particulièrement déroutant. Parfois, le tirage refuse de répondre, vos guides sont aux abonnés absents ou ils ont tout simplement décidé de vous faire tourner en bourrique. Quand la Roue de la Fortune est un grand point d’interrogation, il convient de chercher les réponses en soi-même ou d’attendre patiemment les surprises (bonnes ou mauvaises) que la vie nous a concocté. Cette imprévisibilité est l’aspect le plus difficile de cette carte. C’est comme tirer une carte blanche.

La notion de Destin

Sa signification la plus profonde sera celle rattachée au Destin, au karma et aux implications cachées de nos vies. Comme la Justice, cette carte parlera des justes retours des choses. Comme le Jugement, elle évoquera les réincarnations. Elle mettra également en avant les talents qui sont les vôtres et qui font partie de votre chemin de vie, de vos missions terrestres. Ne les ignorez pas ! Si votre mission est d’être un enseignant génial et que le Pape sort de consort avec la Roue, réfléchissez attentivement à cette voie. Si vous vous interdisez de vous adonner à votre passion pour le théâtre mais que la Roue de la Fortune s’acoquine avec le Roi de bâton dans votre tirage, reconsidérez les choses !

Des exemples de Roue qui me plaisent particulièrement :



Dans le Tarot Noir, nous voyons une représentation classique de cette carte. Trois créatures représentent les différents stades de succès ou d’échec que nous pouvons rencontrer dans la vie : la course vers le sommet, la gloire éclatante et la chute inévitable. Nous passons tous par ces étapes et la Roue nous rappelle que tout n’est que cycle et que nous recommencerons ces tours de manège tant que les leçons ne seront pas intégrées. La notion de karma et de réincarnation est donc implicite. Nous vivons encore et toujours les mêmes situations vie après vie tant que les enseignements ne sont pas intégrés.



Dans le Bohemian Gothic Tarot, les auteurs indiquent qu’il s’agit d’une diseuse de bonne aventure donnant un tirage de Tarot à une jeune femme. Cela met donc en avant l’aspect « surprise » de la carte. Personnellement, j’y vois tout autre chose. Je m’imagine une passation de savoir, comme une grand-mère enseignant à sa descendance un savoir-faire occulte. Et ainsi, la boucle est bouclée, la roue tourne et les futures générations continuent à enseigner les mystères.


La Roue parle par énigmes et ne sait pas s’arrêter pour nous laisser le temps de réfléchir à ses messages cryptiques.  Elle me demande personnellement pas mal de travail de réflexion, de conceptualisation. La Roue est la plupart du temps insaisissable, tout comme le temps qui passe. 



dimanche 22 février 2015

Taroculte 9: L’Ermite, la solitude bien vécue

En tant qu’introvertie indécrottable, je me reconnais énormément dans cette carte. L’Ermite est la lame de la solitude, de l’introversion, la méditation, le recueillement, l’introspection, l’observation distante du monde depuis un point de vue plus sage et expérimenté. L’Ermite, faisant figure de vieux sage, est souvent représenté par un vieil homme, sorte de rappel du Pape ayant perdu son statut mais gagné la véritable illumination. Débarrassé de ses obligations sociales (ou les ayant désertées) il peut se consacrer à la véritable sagesse, la véritable spiritualité, celle qui vient de l’intérieur. Cette lame n’est donc, en surface, pas une lame d’action. Elle est en quelque sorte l’anti-Chariot. Cependant, en profondeur, les choses avancent à grand pas puisque l’Ermite cogite en permanence. Il se remet en question, il regarde en arrière, fait le bilan de son expérience pour mieux pouvoir appréhender l’avenir (le sien ou celui des générations futures). Cependant, s’agissant la plupart du temps d’un vieil homme, sa vie semble en grande partie derrière lui. Si cette carte représente une jeune personne, elle pourra indiquer une maturité hors du commun, une propension à s’intéresser à la spiritualité, la psychologie, les sciences humaines… Elle est également la carte des casaniers, discrets, secrets et introvertis. Ceux que le monde extérieur imagine s’ennuyer à mourir seuls chez eux alors que tout un monde vit en eux en permanence, les privant d’ennui pour l’éternité. La carte de l’Ermite pourra apparaître lorsqu’il sera plus salvateur et ressourçant pour vous de rester au chaud avec un bon thé et un livre, plutôt que de passer la journée à faire du shopping dans un centre commercial bondé.

L’Ermite spirituel



Dans le Tarot des Anges, l’Ermite est ce traditionnel vieux sage, spirituel avant tout et possédant son monde intérieur bien à lui. Il est sans doute de ceux qui aiment lire et se perdre des heures durant en eux-mêmes. Cette carte porte ici un aspect quasi monastique, le personnage voûté n’ayant besoin de rien d’autre que sa canne et sa lanterne. L’aspect dépouillé valorise la richesse  intérieure. Sa lanterne illumine la voie, fait part de son expérience durement acquise, réchauffe et guide, facilitant l’élévation. Notre vieux sage semble fatigué, gage de sa grande expérience de la vie. Cependant, il reste debout et continue de marcher car le chemin est plus important que la destination. Va-t-il en avant ou à reculons ? Tout dépend si vous considérez, dans le contexte du tirage, que le point important est dans le passé, le présent ou le futur.


L’Ermite victime



Dans le Alice Tarot, l’Ermite est le personnage de la Simili-Tortue, sorte d’hybride à tête de veau, faisant référence à une célèbre soupe à l’époque de Lewis Caroll. C’est, comme souvent dans ce tarot, une image négative et détournée de la signification traditionnelle. Ce pauvre Ermite est peut-être destiné à être mangé, le grotesque tournant parfois au glauque dans l’univers d’Alice au Pays des Merveilles. L’approche ici est celle de l’Ermite qui se lamente et n’assume pas du tout son statut de solitaire, de paria. Il se victimise et se vautre avec application dans le misérabilisme le plus pathétique. On le voit pleurer, scrutant la mer comme l’étendue sans fond de son marasme émotionnel. Cet Ermite est un reclus plein de nostalgie qui, à la différence du sage traditionnel, est incapable d’avancer. Son introspection n’est en aucun cas constructive. Elle n’est qu’une excuse pour s’enfoncer toujours plus dans les méandres de sa dépression. Il est inconsolable et veut le rester. Sa carapace est un rappel malin du système de défense employé par les solitaires. Cependant, cette carte avertit sur les « fausses victimes », celles qui se plaignent et chouinent en permanence, aucune solution ne les satisfaisant véritablement, car cela les priverait de leur seule raison d’être : se plaindre.

L’Ermite asocial



Ma représentation préférée de l’Ermite est celle qu’Ian Daniels en fait dans son Tarot des Vampires. Voici un asocial comme on les aime. Un infréquentable. Un barje. Il est cette personne louche qui vit à l’écart de la bonne société, dans un endroit louche, s’adonnant à des choses louches. Il met une énergie puissante dans sa fuite du monde, ne pouvant apparemment pas (ou plus) souffrir la compagnie des autres. Il est en incompatibilité avec la société qui l’épuise, le juge et le désespère. Il nous tourne le dos, fuyant vers son repaire, traînant derrière lui son collier de crânes et son loup domestique, nous signifiant ainsi un « DEFENSE D’ENTRER » menaçant. Personnellement, j’adore ! C’est ainsi que je me sens quand, forcée de trop me sociabiliser, je finis par devoir me faire une cure salvatrice de solitude intensive. Cette image peut être également la vision tordue que la société se fait des introvertis, dans sa promotion outrancière pour la seule attitude publiquement approuvée : celle du chic type qui est soi-disant ami avec tout le monde et occupe tout son temps libre à remplir le vide avec sorties, réseautage et fêtes... (Mais quand ont-ils l’occasion d’ouvrir un bouquin ces gens-là ?!!) Cette carte montre que certaines personnes ne sont pas faites de ce bois-là ! Et c’est tant mieux !

Ceci était un communiqué du Mouvement Révolutionnaire des Introvertis Opprimés. A vous les studios…


Iria, Ermite confirmée



vendredi 20 février 2015

Taroculte 8: La Justice, le karma est une peau de vache!

La justice est une notion qui m’est chère. J’aime le concept de justice absolue, quasi divine, karmique. Le système judiciaire humain, quant à lui, me laisse dubitative et m’inspire une bureaucratie obscure, parfois corrompue, soumise à la subjectivité humaine…

La Justice du Tarot est, selon moi, le reflet de la perfection de notion de justice. Elle est celle qui juge en tout état de cause, qui n’a pas besoin d’entendre un plaidoyer, qui SAIT car elle voit tout. Elle connaît la vérité suprême. Fait intéressant : cette justice est féminine. Au-delà d’un simple « nananananère » féministe, cela donne des indications sur la nature de ses perceptions. Elle juge grâce à ses capacités réceptives féminines, son intuition surdéveloppée, sa passivité rassurant sur le fait qu’elle ne juge pas pour satisfaire un besoin agressif.

La lame de la Justice est de nature Divine. Elle apparaît le plus souvent avec une épée et une balance, attributs de Némésis ou Thémis, déesses de la justice, de la loi, de l’équité et de la vengeance. Cette grande dame va donc juger impartialement puis exécuter elle-même la sentence grâce à cette arme tranchante. L’épée peut également rappeler la suite d’épée, domaine de l’air et de l’intellect. Cela suggère que la justice ne laisse pas l’affect la déstabiliser. Elle juge avec son cerveau et non avec son cœur. Cela en fait une figure froide, distante mais insoupçonnable dans sa droiture.


Je vois tout !



Dans le Tarot Noir, la Justice possède un troisième œil visible sur sa couronne, preuve éclatante de sa clairvoyance et de sa capacité à voir au-delà de la vision humaine basique. Dans certains tarots, les yeux de la justice pourront être bandés, à la façon de Némésis ou Thémis, pour amplifier l’impartialité et la capacité de voir sans avoir besoin d’utiliser les yeux. Sa couronne la rend respectable, distante, royale. Elle est assise et richement habillée, accentuant cette distance et cette déférence que nous ressentons à son égard. Ce type de mise en scène est bien repris par le système judiciaire avec les habits, le siège du juge…


Agis en ton âme et conscience !



Le Steampunk Tarot ajoute une notion intéressante à cette lame : celle de l’action. La justice est ici équipée de cartes de tarot, nous intimant d’agir dès maintenant en notre âme et conscience, de construire notre destin. « Vous avez les cartes en mains ! » nous dit-elle. A nous de faire les bons choix, d’être toujours droits et cohérents dans nos actions. C’est en nous reniant que nous déséquilibrons la balance derrière laquelle elle se tient. Le symbole de la plume peut être rapproché du mythe de Maat, la déesse égyptienne qui pesait la conscience des morts une fois arrivés dans l’au-delà. La conscience devait être aussi légère qu’une plume. Les pierres précieuses accentuent la noblesse qui est attendue de nos actions. Les cartes de Tarot que nous allons choisir comme notre chemin de vie auront intérêt à être légères car elles tombent vers la balance et risquent de déséquilibrer notre karma. Ceci est un rappel que nos actions sont de notre responsabilité et que nous seuls pouvons décider de notre vie. C’est un rappel intéressant, notamment pour les consultants qui reçoivent un tirage de cartes. Rien n’est ancré à l’avance. Vous seul avez la responsabilité de votre vie. Prenez le contrôle des cartes, comme autant d’outils pour naviguer sur la mer agitée de la vie. La fatalité n’existe pas. Vous seul construisez votre karma, vie après vie.


Ce que j’aime dans cette lame est l’absence totale de polarité entre le bien et le mal. Seule la justice existe. La vérité ! C’est là, la perfection absolue.

Cette lame apparaît souvent dans les tirages pour encourager les consultants à agir selon leurs principes. Elle est aussi un rappel karmique et peut donner des indications sur les vies antérieures. Cette lame est très reliée au Divin, aux mystères, c’est pourquoi elle est froide en apparence, énigmatique, distante. Il faut percer les mystères de notre karma pour vraiment la comprendre et trouver cet équilibre aérien qu’elle exige de nous.





mardi 17 février 2015

Review : L'Oracle des Vampires de Lucy Cavendish



J’adore travailler avec les cartes Oracle, outils plus simples à appréhender que le Tarot, certes moins complets, mais tellement ludiques. Mon premier Oracle était l’Oracle des Etres d’Ombre et de Lumière de Lucy Cavendish, un véritable coup de foudre. C'est avec ce jeu que je suis tombée dans la marmite de la cartomancie. Lorsque cet auteur a lancé son Oracle « Les Vampires », j’ai cru rêver. Je suis très sensible à l’univers et aux mythologies rattachées à ces créatures. De plus, Lucy Cavendish est une véritable pointure en création d’Oracles qui savent explorer la psyché humaine sans tomber dans le sirupeux ou l’excès d’indulgence (mon contre-exemple personnel étant Doreen Virtue qui n’explore que l’aspect lumineux de la force… Chacun son truc…). L’un des plus gros facteurs d’attraction de cet Oracle reste cependant l’artiste : Jasmine Becket Griffith. Ses personnages adorables flirtant systématiquement avec le bizarre et l’ombre me font personnellement craquer. Cet Oracle était, je le sentais, fait pour moi… Voilà quelques-unes de mes cartes préférées :







A noter que ce très bel outil n’existe pour le moment qu’en langue anglaise. Toutefois, les Oracles de Lucy Cavendish semblent tous destinés à être traduits en français un jour ou l’autre. A surveiller donc pour les non anglophones et anglophobes. (SORTIE EN FRANÇAIS LE 06 NOVEMBRE 2015)

Je me suis donc procuré ce nouvel ami (oui, je considère mes jeux de cartes comme autant d’amis travaillant avec moi et pour moi… tout va bien !) sur Amazon pour environ 19 euros, somme très honnête pour un Oracle qualitatif, tant sur la forme que le fond. Les cartes sont grandes, épaisses, solides. Elles peuvent être rangées sans souci dans la boîte fournie, très costaude et pratique. Le livret est détaillé, bien écrit et offre des significations claires pour les cartes à l’endroit (bénédictions) et à l’envers (malédictions). Pour bien s’imprégner des significations, une après-midi d’étude et lecture du livret suffit en première approche. Pour aller encore plus loin et maîtriser le jeu, j’ai utilisé ces cartes en tirages quotidiens pendant un mois. Et quelle aventure… C’est là que le jeu révèle vraiment ses couleurs…

Qui sont « Les Vampires » ?

Chaque jeu a une personnalité propre que l’on découvre véritablement uniquement en travaillant de façon régulière avec les cartes. L’Oracle « Les Vampires » est un jeu d’introspection profonde et de guérison par l’exploration de notre ombre. C’est pourquoi je le recommanderais davantage pour un travail sur soi, une aventure dans les tréfonds de notre psychologie. C’est un outil que je trouve moins percutant pour la divination pure. Il révèle mieux ce qui est caché que ce qui sera. A vous de voir si cela vous intéresse ou non. Cependant, ce n’est que mon opinion résultant de l’expérience personnelle que j’ai eu avec les cartes.

Pourquoi travailler avec « Les Vampires » ?

Si vous aimez explorer vos parts d’ombre, comprendre et magnifier vos instincts les plus profonds, ce jeu est un outil fantastique. Je le trouve très spirituel, relié au royaume de l’esprit, tout en s’ancrant dans le domaine physique, ne négligeant pas le rapport au corps et à la sensualité (quelques cartes sont assez épicuriennes). J’ai beaucoup aimé l’utiliser en méditations (je rentre dans la carte par visualisation et expérimente ce que l’énergie de la carte a à me révéler). Il peut également être interrogé pour toutes les questions spirituelles et est relié aux entités sombres comme lumineuses, guides de tous poils et pédigrées. Par exemple, une carte m’a annoncé la présence en tant que guide, pour une proche, de la Vierge Marie et j’ai pu canaliser des messages et ressentis très lumineux pour cette personne, preuve que cet oracle n’est pas uniquement dans l’ombre. Je précise que je ne travaille pas du tout avec les entités des religions monothéistes à titre personnel, amplifiant d’autant plus mon étonnement dans ce contexte ! Toutefois, l’ombre prédomine ! Il faut le savoir. J’ai adoré l’aspect non conventionnel de beaucoup de cartes, l’énergie rebelle réjouissante du tout ravissant les yeux et l’esprit. Mon expérience avec ce jeu a été également très créative. Je le trouve formidablement inspirant et ai noirci des pages entières dans mon journal de tirage. Férue d’écriture, je le trouve également parfait pour trouver des idées narratives. L’univers est tellement riche qu’il emmène ailleurs, transporte et inspire.




La carte qui m’a fait expérimenter la présence de Marie…

Les effets indésirables du travail avec « Les Vampires »

Attention toutefois, pour les âmes sensibles, voire pétochardes, ce jeu est d’une honnêteté sans compromis. Ne vous laissez pas tromper par la bouille craquante de ces petites créatures taciturnes : votre ombre est explorée au laser et vous est catapultée en pleine poire que vous soyez prêt ou non. C’est donc un jeu sombre (plus sombre que L’Oracle des Etres d’Ombre et de Lumière). Il a tendance à mettre en lumière ce que l’on ne veut ni voir ni entendre à notre sujet. Il demande un vrai travail sur soi ainsi qu’une capacité de recul énorme. Malgré ma prédisposition pour travailler dans ce type de contexte, j’en ai sacrément bavé par moments ! Cet oracle, par son honnêteté quelque peu brutale, peut fatiguer émotionnellement au bout d’un certain temps, ce qui me fait penser que c’est un jeu à sortir pour certaines occasions mais pas forcément pour tous les jours ou toute l’année, à moins d’être dans un lâcher-prise parfait et de cultiver une endurance émotionnelle sans faille. C’est un jeu qui fait jaillir les peurs, les défauts, tous les trucs planqués sous le tapis. Quand je tire une carte, ma première réaction est souvent un petit moment d’inconfort voire même de panique, les intitulés étant assez percutants et incisifs. Voilà de quoi sortir de sa zone de confort. Si vous aimez être dorloté par les significations des cartes, fuyez ! Ce jeu ne sera pas pour vous.

Pour aller plus loin, le kit de la cartomancienne…

J’aime utiliser mes Oracles avec des associations de bougies, encens et cristaux, une expérience amplifiée et inoubliable à la clé. Pour un travail en parfaite osmose avec « Les Vampires », j’ai trouvé qu’un combo bougie noire + encens de cannelle + obsidienne était détonant. La bougie noire est la bougie de l’introspection, parfaite pour l’exploration des profondeurs. L’encens de cannelle convient très bien grâce à son énergie de feu, en résonance juste avec le caractère rebelle, sensuel et spirituel de cet Oracle. Enfin, pour les vrais aventuriers spirituels, l’obsidienne est la pierre sans compromis qui permet à la fois d’évacuer tout négatif et de faire surgir la vérité nue, sans artifices. J’ai personnellement utilisé une Obsidienne Noire de la variété « Larme d’Apache », un peu moins dure que l’obsidienne noire classique mais tout de même assez « amour vache ».

Verdict : un Oracle profond, qui chamboule et fait avancer

J’aime énormément cet outil et continuerai à l’utiliser avec plaisir mais parcimonie, choisissant bien les moments ou personnes avec qui l’expérimenter. Je le recommande chaudement à toute personne désireuse d’explorer ses parts d’ombre.

Ma vidéo sur ces cartes: