mercredi 21 octobre 2015

La Tyrannie de la Loi de l’Attraction

Selon la loi de l’attraction, on récolte ce que l’on sème, on attire ce que l’on émet vibratoirement. Logique et formidable me direz-vous ?! Oui et non. Cette loi est à la foi un super coach et un redoutable tyran.

Essayer d’élever ses vibrations est toujours une bonne chose. En revanche, se focaliser poussivement sur le positif pour en récolter les fruits peut être extrêmement contreproductif. De plus, nous essayons en général de manifester des choses que notre mental et notre ego rêvent de posséder. Nous utilisons donc la loi de l’attraction de manière consciente et pouvons éventuellement nous saboter en ignorant notre vrai chemin de réalisation qui dort dans notre inconscient. Nous ne sommes alors pas du tout dans le lâcher-prise qui, pourtant, est nécessaire à notre bien-être. La loi de l’attraction ne serait-elle pas devenue une dictature de l’esprit pour beaucoup d’entre nous ?

Que dire des coups durs qui nous arrivent. Selon la loi de l’attraction, nous les avons attirés à nous. Le raccourci est vite fait et de nombreuses personnes qui appliquent cette loi de façon totalitaire pourraient conclure qu’ils méritent d’être malheureux, malades ou seuls. Cela nous rend moins aptes à la compassion et à l’amour propre.


Il faudrait réussir à utiliser cette loi de façon équilibrée et intelligente. La façon la plus saine que j’ai trouvée est de ne pas essayer de trop orienter sa trajectoire, travailler sur soi et faire confiance en la vie. Simple et pourtant si difficile…


Carte extraite de l'Oracle "Le Sens de la Vie" de Doreen Virtue




vendredi 9 octobre 2015

Bonheur et réseaux sociaux, un miroir aux alouettes

Je me questionne souvent sur un phénomène qui me laisse perplexe et que je vois régulièrement sur les réseaux sociaux ou que je décèle dans les comportements de personnes qui croisent ma route de près ou de loin : le fait de marketer sa vie et son « bonheur ». Beaucoup de personnes adorent documenter leurs faits et gestes avec moultes photos tout sourire (comme je suis heureux !), le verre en l’air dans un « tchin » triomphant (comme je m’amuse !), l’orteil trempé dans une mer bleu azur (comme je réussis et pars en vacances dans des coins de rêve !), le bambin très sage posant dans les bras du conjoint (comme ma famille est parfaite !)… Il existe même des champions du monde du documentaire de vie, bombardant chaque jour les autres de photos du repas, de la ballade, du shopping, du rototo, de la sieste,… Loin de moi l’idée de dénoncer ces comportements. Cependant, ils me sont tellement étrangers que je trouverais cela intéressant de se demander : POURQUOI ?


Carte extraite du Tarot Psychique


Pourquoi documenter sa vie pour les autres (qui s’en fichent relativement, admettons-le !) au lieu de la vivre pleinement, dans l’instant, sans se soucier de prendre la photo qui fera mouche à chaque seconde. Que cherche-t-on à démontrer quand on affiche sur un réseau social une photo où l’on s’amuse ostentatoirement ? Bien sûr, il est sain d'immortaliser un bon moment afin de lui conférer un caractère sacré et pouvoir le partager dans la générosité. Encore faut-il trouver un équilibre entre capturer des moments choisis et finement trier des clichés afin de compenser un manque. 

J’ai pu discuter avec quelques personnes qui s’adonnent parfois à ce genre de choses et qui avouent « marketer » leur vie en n’en affichant que le vernis le plus reluisant aux yeux du public. Cela les rassure, leur donne une sensation de contrôle de leur propre image et floute les nombreuses zones d’ombre qu’ils cherchent poussivement à planquer. On trie et on montre ce qui nous placera sous une lumière positive et socialement enviable. Si on ouvrait le bide au bistouri de ces clichés savamment orchestrés, on découvrirait une mise en scène, apparemment parfaite, cachant de nombreux malaises. Quand on sacrifie trop son temps à vivre dans le paraître, on ampute malheureusement, je le pense sincèrement, une grosse partie de notre vrai bonheur à se soucier du profil exposé au monde. C’est comme lorsque vous assistez à un concert. Préférez-vous être le besogneux qui doit filmer l’événement, les bras en l’air pendant 2 heures pour prouver plus tard sur you tube que « j’y étais » ou celui qui vit le moment à fond, en en prenant plein les mirettes et les esgourdes, VIVANT l’instant, la magie, présent à 100% dans son expérience de vie. Certes, vous ne pourrez pas télécharger votre souvenir sur votre page Facebook, mais vous garderez un instant inoubliable en vous-même, une mémoire qui n’a pas de prix car elle s’inscrit dans ce qu’est intrinsèquement le bonheur. Marketer son bonheur ne serait-il pas une stratégie de défense afin de masquer un manque et un vide profond ? Avoir besoin de montrer au monde que « je suis heureux » n’est-il pas le cri strident de notre égo blessé en manque de validation ? Quand on est bien dans sa vie, a-t-on le temps ou même l’idée de le montrer aux autres. Non. On vit et on se fout du reste.

Un autre aspect qui me rend perplexe et me chagrine est l’impact que ces documentaires de tranches de vies peut avoir sur certaines personnes qui subissent ces démonstrations comme une oppression, une preuve que la vie des autres est géniale et que la leur est désespérante. Cela s’appelle la comparaison toxique. A ces chères âmes, je lance un cri du cœur : vous n’êtes pas plus malheureux ou dans l’échec que quiconque ! Vous n’avez juste pas encore compris que plus on a besoin d’étaler la confiture, plus le pain doit être durci en dessous… Ignorez ces vitrines humaines sans grande profondeur. Concentrez-vous sur votre vie et cultivez votre propre bonheur. Acceptez d’avoir des hauts et des bas ! Nous en avons tous ! 


Et si l’on commençait à vivre pour soi, dans l’instant, pleinement ?! Ne serait-ce pas là la vraie liberté et le vrai bonheur ?