lundi 23 novembre 2015

Tirage Utile n°2 : le Tirage « Toi et Moi »

Je vous détaille aujourd’hui ma méthode pour effectuer un tirage relationnel. C’est le type de tirage qui est le plus souvent demandé, qu’il s’agisse d’une relation amoureuse, amicale, familiale ou même contractuelle… Avoir une méthode de tirage relationnel est donc très utile et vous servira très souvent si vous tirez les cartes pour vous-même et les autres.

Voici la disposition des cartes pour ce tirage à 8 lames :



Position 1 : Le consultant dans cette relation
Cette carte vous donnera un aperçu des profondeurs de la personne qui consulte, en lien avec la relation en jeu. Où en est-elle, comment ressent-elle les choses, quelle est sa place dans cette relation ?

Position 2 : L’autre parti dans cette relation
Cette carte révèle les mêmes choses que la carte 1 mais du point de vue de l’autre personne ou groupe de personnes. Cela permet de voir si ces deux cartes sont en décalage ou non.

Position 3 : La synergie actuelle
Si les cartes 1 et 2 sont basées sur les individualités, cette carte montre où en est la relation à l’heure actuelle, en synergie. Et oui, 1+2=3. Cette carte est une photographie de la relation à cet instant T.

Position 4 : Les moteurs de la relation
Cette carte met en lumière ce qui pousse la relation en avant, la soutient, la porte vers le haut. Ce sont tous les points positifs de la relation, les choses sur lesquelles on pourra éventuellement se reposer ou utiliser pour rendre la relation encore plus saine.

Position 5 : Les challenges de la relation
Cette carte est l’équivalent d’ombre de la carte précédente. Elle met en avant ce qui handicape la relation et peut l’empêcher d’avancer sainement.

Position 6 : La raison d’être suprême de la relation
Cette carte est celle qui nous fait complètement prendre de la hauteur par rapport à cette relation. On observe cette relation d’un point de vue karmique, comme si nous étions des Dieux, pouvant expliquer avec une clarté parfaite pourquoi ces êtres se sont trouvés et quelles leçons de vie ils auront à tirer de cette relation.

Position 7 : Le conseil pour avancer au mieux vers la réalisation
C’est la carte qui donne de précieux conseils des guides. Cette carte montre ce qui est juste et dans quelle direction aller. Ce n’est pas une carte qui force à réparer une relation cassée coûte que coûte. C’est la carte qui nous dit ce qui est juste. Si la relation doit être guérie, nous le saurons ici. Si elle doit se dissoudre, les cartes pourront aussi le révéler.

Position 8 : La perspective future la plus probable
Bien entendu, il n’y a pas d’absolu et de futur inscrit dans le marbre. Ce qui arrivera dépendra de vos choix et de vos actions. Nous avons un libre arbitre puissant. Cependant, si vous suivez les conseils prodigués par les guides et/ou poursuivez la tendance la plus probable pour le moment, c’est la carte qui vous révèle où vous vous dirigez.


J’espère que ce tirage vous sera utile et qu’il vous éclairera dans vos questions relationnelles. C’est une part tellement importante de nos vies à tous. Je vous concocte d’autres modèles de tirages pour la suite. Restez branchés !



lundi 16 novembre 2015

Je choisis l’Amour

Cette nuit-là, après avoir assisté à l’horreur sur les écrans, j’ai rêvé de Gaïa.

Je ne la connaissais pas encore. Je la croyais uniquement préoccupée par les problématiques écologiques, par la déforestation, par le réchauffement climatique, par les espèces en voie de disparition… Je ne la rattachais pas consciemment à la chose qui me (et nous) touche le plus urgemment : l’être humain.

Je croyais que se sentir connecté à Gaïa, c’était valoriser la nature et le règne animal plus que l’être humain. Voir ce dernier comme cet ennemi diabolique et avoir honte d’en être un soi-même. Dans l’extrême, ça aurait ressemblé à quelqu’un possédant une ménagerie toute entière chez soi, clamant préférer les animaux à ses congénères. Aimer ses chats plus que ses enfants. Militer pour le recyclage sans voir l’urgence humaine qui se joue et qui est, tout de même, la base de tout problème ici-bas. Culpabiliser le monde à longueur de temps avec des discours végétaliens pisse-froid… J’avais des a priori fleuris sur cette Déesse !

Mais cette nuit-là, j’ai rêvé d’Elle. Entourée de silhouettes menaçantes, se tenant debout, représentant ses enfants dans une droiture mêlant tristesse extrême et Amour inconditionnel. Pleurant ses enfants, l’humanité, face à l’horreur. J’ai découvert que Gaïa ne se préoccupait pas plus des bébés baleines que de nous. Son cœur se déchire de nous voir ainsi.

J’ai ressenti son Amour infini pour nous. Alors pourquoi venir me voir ainsi en rêve en un moment pareil ? Je reconnais avoir tendance à sombrer dans le pessimisme concernant l’être humain, nous considérant souvent comme de sinistres connards gonflés d’égoïsme et de névroses en tous genres. Je suis sacrément divisée intérieurement entre mon envie d’aider l’être humain à faire mieux et mon manque de confiance morbide en lui. Gaïa a ébranlé ces perspectives et m’a montré la compassion et l’Amour universel. C’est dans cet amour doux amer que j’ai pu voir le meilleur et le pire de l’être humain se jouer depuis le 13 novembre. Le meilleur car cet Amour ressort de ceux qui se connectent au Cœur du Monde. Le pire car la colère fait ressortir en nous la bête blessée qui cherche des coupables, des boucs-émissaires et des petites guerres à enflammer. Note pour plus tard : ne plus lire les commentaires sur les réseaux sociaux où la bêtise humaine n’a d’égal que son agressivité mortifère. Comment s’étonner de ce qui se joue à une échelle plus grande quand, sur ces petits théâtres sociaux, tous se sautent à la gorge, s’insultant, se pointant du doigt, dénonçant la haine en la propageant. Intelligent ! Mon récent besoin de faire confiance en l’être humain a été sacrément challengé !

Je reconnais mon écœurement mais choisis de donner du poids à ce qui va nous sortir du trou de haine dans lequel nous nous enterrons avec application. Je choisis l’Amour. Je choisis la solidarité. Je choisis de dépolitiser et dédogmatiser mes opinions et ne dédier mon énergie qu’à promouvoir la Paix. Je choisis de me tenir debout dans la droiture de cet Amour Inconditionnel. Cet Amour qu’Elle a pour nous, malgré tout ce que nous faisons contre Elle et tout ce que nous faisons les uns contre les autres.


J’ai ressenti l’horreur et je choisis l’Amour.


Carte extraite de l'Oracle des Vampires




lundi 9 novembre 2015

Quand le Chakra Racine Hurle

Je tiens un journal sur les chakras. Ma méthode est simple : je noircis les pages de mes souvenirs, ressentis et idées et je m’appuie sur des cartes oracles (L’Oracle des Chakras) et des livres (« Le petit livre des chakras » et « Tarot et chakras »). Et aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un chakra souvent problématique, le chakra racine.

Carte extraite du Tarot Psychique


Je ne vais pas vous faire un cours, mais juste rappeler quelques notions rattachées au chakra racine : le rapport au monde matériel et physique, l’ancrage, la sécurité, la survie, le foyer, la famille, la santé physique, les possessions, la capacité d’action, la capacité à affronter le monde, etc…

C’est le chakra qui se consolide véritablement en début de vie. Mais comment guérir lorsque ceux qui étaient censés nous apporter toute la sécurité et la nourriture nécessaires à notre bon développement ont lamentablement échoué et nous ont légué en héritage un chantier émotionnel dévasté ?

Voici quelques clés que j’ai déterré de mon labyrinthe personnel et qui, je l’espère, inspireront ceux dont on a salement torpillé ce chakra.

Cesser de culpabiliser

Si vous avez un souci avec les concepts rattachés à ce chakra, cessez illico de culpabiliser et rendez à César ce qui appartient à César ! Votre malaise remonte très certainement à votre début de vie et ce n’est pas vous qui avez creusé votre trou (même si c’est vous, à présent, qui devez vous en extirper). Osez voir qui sont les vrais coupables de votre déséquilibre. On grandit avec ces préconceptions insupportables comme quoi Papa et Maman ont fait de leur mieux. De quoi culpabiliser à vie du fait de souffrir malgré tous ces sacrifices consentis par nos ascendants. Et si leur « mieux » n’était pas assez ? Osez admettre que ce n’était pas assez. Ce n’est pas de votre faute. Ca n’empêche pas de dire « merci pour tout ce que vous avez fait de positif pour moi ». Mais il ne faut pas se censurer quand tout notre être hurle dans son intériorité « ce n’était pas assez ! ».

Accepter la colère

Vous avez le droit d’être en colère. Une fois qu’on cesse de culpabiliser, c’est cette chère amie qui explose tel un volcan. La colère est une émotion saine qui doit sortir. Si vous ne reconnaissez pas votre colère, jamais vous ne pourrez reconnaître votre douleur. Car c’est bel et bien la douleur le squelette véritable de la colère ! Après avoir pété un plomb, on s’effondre bien souvent en larmes. Tristesse et rage se confondent à tel point qu’on ne sait plus distinguer les deux émotions. C’est hautement effrayant de laisser s’échapper la lave. On a peur de tout bousiller sur le passage. Mais pour se reconstruire, pas d’autre choix. Il faut balayer les structures malades.

Reconnaître que les troubles matériels ont une racine affective et psychologique

Cette incarnation terrestre vous semble absurde et chaque élément de la vie physique vous est pénible ? Nous ne sommes pas venus ici pour avoir l’impression que notre aquarium est empoisonné pourtant. La terre, le monde, la nourriture, l’argent, le travail, les autres ne nous veulent pas de mal. Si l’on ne réussit pas à se connecter sainement aux choses terrestres, c’est que notre « terre mère » nous a été, à un moment ou à un autre, hostile. C’est une violence affective terrible de reconnaître ce fait. Mais plus vite on reconnaît que c’est notre affect et notre psyché qu’il faut panser, plus tôt nous pouvons commencer à aborder le monde physique sainement.

Apprendre à se faire confiance

La confiance en soi s’apprend. On ne naît pas avec. Elle se construit dans le foyer qui nous élève et s’épanouit (ou non) à l’extérieur. Alors que faire quand on ne nous a rien fourni pour avoir confiance en soi ? C’est une des leçons les plus dures. Construire une confiance qui ne repose sur rien d’autre que notre vérité intérieure. Ce sera difficile. Mais commencer à reconnaître « je suis là, j’ai quelque chose à dire, j’existe », même si ce n’est que pour constater que l’on souffre, c’est un premier pas vers la reconstruction (ou la construction tout court) de l’amour propre et de la confiance en soi. Si vous ne vous faites pas confiance, personne ne le fera. Alors mieux vaut se mettre rapidement au travail.

La famille n’est pas une malédiction

Je parlais plus haut de culpabilité. Comment ne pas culpabiliser dans une société où l’on vous pond des discours sirupeux chaque printemps sur Papa/Maman pour vendre des cartes postales ? Quand lorsque vous avouez à demi-mot ne pas bien vous entendre avec votre famille vous recevez des regards désapprobateurs et suspicieux. Quelle chance ils ont ces cons désapprobateurs ! Ils ne savent pas ce que c’est que de rentrer chez soi, enfant, avec la boule au ventre. Vous n’avez pas à satisfaire à ce cliché bien-pensant de la société judéo crétine (bien orthographié). Respecte ta famille si elle est respectable. Point.

La maison, c’est soi

Vous êtes à la maison partout à partir du moment où vous vous sentez en sécurité avec vous-même. Votre foyer, c’est vous. Les membres de votre foyer, ce sont les êtres respectables et aimables que VOUS choisissez pour faire partie de votre monde. Vous ne vous sentirez plus jamais démuni quand vous pourrez rentrer en vous-même ou parler à un être cher et vous sentir à la maison.

Pour vivre dans le présent, il faut balayer devant la porte du passé

Le chakra racine est tellement lié à l’espace et au temps qu’il est vite facile de se sentir complètement dépassé par ces notions quand on a eu une construction difficile. Il faut revisiter le passé, prendre l’enfant intérieur par la main et le laisser parler. Il faut regarder en arrière le temps de guérir ce qui doit l’être. Une fois que votre enfant intérieur aura dit ce qu’il avait à dire, refermez la porte du passé et jetez la clé. Droit devant ensuite !

J’ai le sentiment que les troubles liés à ce chakra sont extrêmement censurés, jugés honteux et inconvenants. Personne ne veut entendre parler d’enfances bancales, que les manquements aient été petits ou grands. Alors, comment continuer notre expansion quand on ne nous a pas assez fourni d’eau et de soleil ? J’essaye de me motiver, personnellement, en me disant que les fleurs les plus vivaces ont poussé dans la merde.

Vous êtes le seul jardinier à bord à présent. Alors, au boulot !

Avec Amour,


Iria



mercredi 4 novembre 2015

Les 7 Commandements de la Cartomancienne

Cartomanciens, Cartomanciennes,

Évitez le gros vilain méchant burn out ! Le burn out, c’est ce point de non-retour qui effraie les cartomanciens de tous poils et décourage certains apprentis. Ce moment où vous réalisez que vous ne pouvez plus tirer les cartes pour les autres. Comment éviter ce piège effrayant, cet épuisement du puits de messages et de guidance ? Je vous donne quelques conseils de mon cru, issus de mon expérience, de mes ratés, de la vie en somme…



Règle numéro 1: Des barrières émotionnelles, tu érigeras !

Je suis ce que l’on pourrait qualifier d’empathe, une sorte d’éponge humaine hypersensible. C’est le cas de la majorité des gens qui tirent les cartes pour les autres. Cette empathie est un don formidable car elle nous permet de ressentir ce que notre interlocuteur traverse et de le conseiller de la façon la mieux adaptée. C’est également une malédiction car ressentir toutes les émotions négatives est parfois très lourd à porter. Il est important d’être dans l’empathie au moment du tirage. Cependant, au moment de conclure ce tirage, il faut absolument replacer vos barrières émotionnelles autour de vous. Beaucoup de gens demandent un tirage de carte dans des moments d’angoisse, de tristesse et de désespoir. Si l’on veut vraiment les aider, on ne peut pas plonger au fond du trou avec eux. Nous nous devons de les en extirper du mieux possible. Et pour nous-même, il est primordial de maintenir notre santé d’esprit et notre niveau d’énergie.

Règle numéro 2 : Avant chaque tirage, tes propres règles tu énonceras !

Il y a autant de façons de tirer les cartes qu’il y a de cartomanciens. Il est primordial d’expliquer de prime abord aux consultants notre façon de travailler afin d’éviter tout malentendu et de briser les stéréotypes. Je ne me considère pas comme une « voyante » par exemple. Je considère que nous voyons tous. Le mythe de la voyante toute puissante qui va vous dire votre avenir et vous asséner des « vérités » grandiloquentes tandis que vous resterez assis sur votre postérieur à baver d’étonnement me hérisse le poil. Ma cartomancie est plus proche du coaching en développement personnel. Je vous donne les clés pour transformer votre vie et la faire avancer au mieux. Je ne vous dis pas « voilà ce qui va vous tomber sur la poire », je vous dis « voilà ce que vous pouvez faire avec la configuration annoncée ». C’est plus constructif mais c’est aussi plus responsabilisant. Vous avez le pouvoir sur votre vie. Cependant, certaines personnes ne veulent pas agir sur leur vie, trouvant cela trop fatigant, et préfèrent juste entendre ce qui va leur arriver. Dans ce cas, je ne serai peut-être pas la personne la mieux indiquée pour les conseiller. Il faut préciser aussi qu’en France, le secteur s’est enlisé dans le mythe de la bohémienne un brin louche qui raconte la bonne aventure aux gogos ayant le porte-monnaie trop lâche et la cervelle trop aérée. A chaque fois que l’on propose un tirage de cartes, on se ramasse cet héritage poisseux. Enoncer quelques règles de base permet d’éviter les malentendus.

Règle numéro 3 : La solution à tout, tu n’auras pas !

Il faut accepter de ne pas pouvoir régler tous les problèmes du monde avec un simple tirage de cartes. Certains problèmes nécessitent des années de thérapie, du travail sur soi de longue haleine. On ne règle pas ces choses-là en 2 heures. On peut juste mettre les gens sur la voie. C’est à eux ensuite de vivre leur vie de façon responsable et de mettre en place des solutions concrètes pour mieux vivre leur chemin. Notre rôle est un rôle de conseil. Nous ne sommes pas des Marraines Bonnes Fées qui vont faire disparaître tous les maux avec un « bibidi bobidi bou ! ». Nous-mêmes vivons dans l’incertitude. Acceptons nos limites et relativisons-les.

Règle numéro 4 : Ce qu’ils veulent entendre, tu fuiras !

Ha, le magnifique sujet de la complaisance ! Certaines personnes viennent pour être rassurées et n’envisagent aucune autre option que ce qu’ils veulent entendre. Dire aux gens ce qu’ils veulent entendre, c’est purement et simplement du sabotage. Certes, vous aurez l’impression de les soulager mais vous entretiendrez le mal et les soumettrez à une co-dépendance malsaine. En effet, vous les brosserez dans le sens du poil mais ces pauvres âmes resteront le nez dans leur crotte sans comprendre pourquoi. Quand on conseille des gens, on se doit de leur dire la vérité. Il faut le faire avec tact et choisir ses mots avec soin afin que la personne puisse l’entendre. Mais il est totalement irresponsable de leur mentir ou de déformer la réalité dans le but de les cajoler et de s’attirer leur sympathie.

Règle numéro 5 : Du repos, ton entourage t’accordera !

C’est le dilemme de la cartomancienne qui veut être valorisée dans ce qu’elle fait par ses proches mais qui a tout de même besoin qu’on lui foute un peu la paix de temps à autres. Quand on commence à tirer les cartes, on le fait souvent pour ses proches, amis, connaissances. Le problème est que ces derniers auront souvent la déviance de vous demander sans cesse des tirages et de ne pas respecter les moments où vous n’êtes pas « en service ». Conseiller tout le monde tout le temps devient vite épuisant. Tracez cette limite avant de vous faire bouffer par les incessantes requêtes de Tata Bernadette qui cherche sans cesse l’amour et de votre cousine Julie qui vous consulte à chaque fois qu’elle doit traverser la rue en mode « Va-t-il m’arriver une catastrophe ?!! »… Bon, la démarche initiale de conseiller les gens pour les responsabiliser finit par avoir l’effet inverse et puis, merde, nous ne sommes pas des psys de poche/GPS vivants/anges gardiens terrestres. Attention à bien tracer les limites avec votre entourage sinon vous allez pernicieusement passer du statut de bonne copine à celui de déversoir attitré. On ne peut pas porter la misère de tous. Pensez-y !

Règle numéro 6 : Du travail sur toi, tu effectueras !

Pour conseiller les autres, il faut absolument effectuer un cheminement introspectif poussé. On se doit de travailler sur notre petit caca personnel chaque jour qui passe. Et c’est du taf ! On ne conseille pas quelqu’un quand on se vautre dans la névrose la plus morbide. Agissez en conscience ! Alors, bien sûr, inutile de penser que vous ne pourrez conseiller les gens que quand vous serez parfaitement guéri de vos blessures (le sommes-nous jamais, d’ailleurs ?) mais conseiller les autres alors que l’on est encore engouffré dans notre mal-être jusqu’au cou, c’est criminel ! Déposez vos bagages avant de pouvoir aider les autres à en faire de même. Et quand vous aidez autrui, entretenez un travail solide de guérison et de développement personnel. C’est vital !

Règle numéro 7 : La question de la rémunération, tu élucideras !

J’ai longtemps bataillé intérieurement avec la question de la rémunération de mes tirages. Je me suis rendu compte que la plupart des gens rechignaient à accorder de la valeur à un tirage de cartes. On se repose encore sur les vieux mythes selon lesquels « c’est un don de Dieu » qui doit rester gratuit ou bien encore que c’est tellement suspect et indigne de confiance que personne ne devrait payer pour une prestation aussi fumante. Premièrement, un don doit-il toujours être gratuit ? Les artistes devraient-ils offrir leurs œuvres d’art ? Dire à quelqu’un qu’il a un don va-t-il devenir le prochain truc à la mode pour annoncer « tu vas travailler pour moi gratos ! ». Deuxièmement, les cartomanciens auraient-ils des modes de vie qui échappent aux contraintes de notre monde ? La survie ne serait-elle qu’optionnelle pour eux ? Sans doute, mangent-ils de la lumière et logent-ils gracieusement chez la fée clochette ? Troisièmement, si vous estimez qu’il s’agit d’une prestation douteuse à laquelle vous n’accordez pas vraiment de crédibilité, ne demandez pas un tirage de cartes !  De grâce ! Vous faites perdre son temps à la personne qui vous conseille et vous perdez le vôtre par la même occasion ! De plus, si vous ne payez pas pour ce service, vous n’y accorderez pas toute l’attention nécessaire et les précieux conseils prodigués tomberont vite aux oubliettes. Un tirage de cartes, c’est du travail, c’est de l’énergie, c’est du temps. Personnellement, avant d’en faire mon métier, j’ai testé de donner des tirages gratuits mais me trouvais assez frustrée de donner autant de temps et d’énergie pour aucune rétribution. J’ai ensuite testé le « donnez si vous voulez et ce que vous voulez ». Même si quelques personnes sont formidables et mettent vraiment la main à la poche, la majorité des gens ne donnent rien et la somme des dons globaux ne reflète pas, mais alors pas du tout, ni le temps ni l’effort investis. Pour ceux qui se reconnaitraient dans ces situations, passer pro pourrait énormément vous soulager ! D’une part, cela vous forcerait à accorder de la valeur et reconnaître votre propre travail (et oui, tout commence par soi !) et cela vous mettrait en contact avec les personnes qui accordent également de la valeur à votre prestation. Un vrai équilibre. D’autre part, si vous parvenez, un jour, à en vivre, cela vous permettra d’aider plus de monde qu’en cumulant les boulots alimentaires après lesquels il est assez frustrant de passer ses soirées et week-ends à sacrifier sa vie personnelle pour offrir des tirages pour peanuts à des gens qui croient que ça tombe du ciel…

Ceci n’est que mon exemple personnel. Il vous faut réfléchir à toutes ces questions et savoir où vous vous situez et quel système vous souhaitez adopter sachant que nous sommes tous différents et qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais système.


Sur ces conseils (que j’espère bons, dans ma grande naïveté !), je vous souhaite, comme d’habitude, de cartomancer merveilleusement !