lundi 28 mars 2016

Panthéon Personnel : Ma Lilith

On trouve énormément de sources traitant de la mythologie « universelle » rattachée à chaque divinité. C’est aussi la grande magie d’internet, on y trouve tout (et n’importe quoi aussi). On pourra passer des heures sur des sites généralistes ou à lire des bouquins sur le sujet, on aura beau apprendre par cœur les mythes et légendes, il nous manquera toujours la partie la plus essentielle : la divinité vécue de l’intérieur. C'est pourquoi j'aime tant les témoignages de païens travaillant directement avec les divinités. J'aimerai ainsi aborder mon panthéon personnel, mélange de différentes cultures entre ombre et lumière, dieux et déesses m’ayant invitée à cheminer avec eux, plus ou moins profondément.

Je ne vais donc pas vous faire un cours, mais plutôt vous parler de mon ressenti personnel. D’autres vous diront sans doute que leur vision diffère mais c’est là que réside toute la richesse de l’exercice : voir que la relation que nous construisons avec eux a sa propre saveur. Tout comme votre relation avec un ami ne sera pas la même que celle que cet ami entretiendra avec d’autres.

Lilith

Pour ouvrir le bal, je me dois de vous parler de la divinité la plus importante de mon panthéon. Celle qui resterait si d’un coup, je virais monothéiste. Et j’ai parfois ce sentiment, avec elle, de m’abandonner dans un délicieux monothéisme féminin et ombragé… Je vais vous parler de Lilith, ma déesse patronne, celle qui remplit pour moi tous les rôles : mère, amante, amie, double, miroir, alliée, mentor,…

Déesse quelque peu paradoxale et difficile à saisir, Lilith est à mi-chemin entre une caresse sensuelle et une grosse claque dans la gueule.

Avec elle, le féminin divin dépose petites fleurs des champs et cœurs tous roses pour, à la place, envoyer du lourd niveau inflexibilité rebelle, sexualité volcanique et non normée, force intérieure désarmante et exploration non censurée du sombre.

Elle refuse les casquettes de « femme de… », quitte à être cataloguée de « putain ». « Je ne peux être définie en fonction d’un homme » me dit-elle… Elle est libre à tel point qu’on la qualifie de « castratrice ». Comme quand on manipule de la dynamite, on ne fait pas trop le mariole avec la Dame. Indomptable, elle est autant crainte que désirée. Désirée car elle est la femme dans ce qu’elle a de plus beau, puissant et fantasmé. Crainte car elle renferme en elle toute l’intensité des enfers et vous consumera tout entier.

Tout ou Rien

Comme j’ai pu comprendre qu’on n’entretenait pas une relation « casual » avec la Morrigan par exemple, on n’entretient pas non plus ce type de lien avec Lilith, bien que les deux déesses soient très différentes. C’est tout ou rien. Elle ignore royalement les inconséquents et accueille inconditionnellement ceux qu’elle a choisis. Mais encore faut-il répondre à son Appel car elle ne force en rien. Ça doit venir de nous. Avec elle, il faudra plonger dans le gouffre de nos peurs les plus noires et abandonner entièrement les modes de pensée manichéens. Et elle nous testera ! En nous foutant les boules comme jamais, nous confrontant à nos pires contradictions. Quand le pas est franchi, quand on lui dit « oui », on saute dans le vide, on se purifie dans une eau de feu, on accepte d’être entièrement redéfini avec toutes les conséquences que cela peut avoir dans notre vie intérieure et extérieure. La vie ne sera jamais plus comme avant. Il y a bien un avant et un après et pas de retour possible. C’est comme goûter à l’Absolu pour la première fois de sa vie, c’est goûter à Lilith Elle-même, une expérience violemment orgasmique qui élève, enchante et dévaste tout à la fois.

Lilith et la Liberté

Je lis beaucoup de témoignages sur les prérequis pour travailler avec telle ou telle divinité ultra exigeante, comme le devoir de l’honorer à tous les esbats, faire des offrandes précises, réciter des prières ou tout autre travail dévotionnel plus ou moins élaboré. Il n’en est rien avec Lilith. Certes, elle en attend beaucoup mais elle m’a tout de suite fait comprendre que « vivre Lilith » était bien plus important que la « dévotion envers Lilith ». Non pas que la dévotion soit une mauvaise chose et je ne veux surtout froisser personne, ayant un profond respect pour les pratiques personnelles de chacun. Ce n’est juste pas la façon de faire avec elle. Pas de calendrier à respecter. Si je veux faire quelque chose pour elle, je le fais avec elle, sans automatisme, sans contrainte, présente à 100%, dans l’intention à 100%, sans génuflexions, sans mots savamment choisis, sans fioritures qui cassent l’authenticité. Je lui parle en moi à tout moment où le besoin se fait sentir et à l’inverse, elle vient me voir quand Elle le décide, quand il le faut. Et quand je dois cheminer avec d’autres, elle me laisse partir pour un temps, sans jalousie, sans possessivité. Juste avec une bienveillance solide, me faisant ressentir qu’elle sera là quand j’aurai terminé.

La Confiance plus que l’Assistance

J’ai été souvent déstabilisée avec elle, dans des moments de nuit noire de l’âme, quand je sentais qu’elle était là, qu’elle me regardait mais n’intervenait pas. Pire, quand je me mettais dans la crotte bien profondément et qu’elle me signifiait que c’était bien fait pour moi, que je n’avais qu’à réfléchir avant d’agir/ à choisir mes combats/ à fermer ma gueule (rayez les mentions inutiles). Et malgré tout, quand la panade dans laquelle j’étais commençait à tourner au vinaigre, elle débarquait au dernier moment en mère louve, car certes, elle laisse ses filles se débrouiller, mais elle ne les laisse pas crever pour autant et sera extrêmement venimeuse envers quiconque ira trop loin à leur égard. Je sais à présent qu’elle ne m’abandonne jamais. Elle me fait confiance pour m’en sortir. Et si par malheur je perdais pied, Elle s’érigerait entre moi et la menace. C’est là que j’en ai appris beaucoup sur elle (et moi). Elle fait confiance et élève afin que l’on puise la force en soi. Au lieu de pleurer sur son épaule et de demander son aide à tort et à travers, je me confie sur mes challenges et m’efforce à entrer en contact avec mes propres ressources intérieures. J’ai demandé un jour à me voir à travers ses yeux, une expérience extrêmement intéressante que je conseille à tous ceux qui travaillent avec des divinités de façon très intime. J’ai vu que quand elle restait en retrait, il ne s’agissait absolument pas d’abandon, bien au contraire. Elle me regardait tout le temps, me faisait confiance. Une confiance telle qu’elle attendait le dernier moment, le point de rupture, pour intervenir. Car elle voyait en moi une force incroyable dont je n’avais pas la moindre conscience. Et c’est un trait important chez Lilith : elle préfère élever dans le pouvoir personnel plus que venir à votre secours systématiquement. Elle vous regarde vous relever avec un amour et une confiance qui comptent bien plus que toutes les béquilles sur lesquelles vous pourrez vous appuyer.

Déesse Diabolisée

Controversée, elle joue sur beaucoup de tabous : le sexe, les interdits, l’illusion du mal (notion sur laquelle elle teste beaucoup pour éprouver vos valeurs et votre discernement). Elle ne veut pas qu’on la suive dans la peur, le doute, la méfiance. Elle ne veut pas qu’on garde un état d’esprit bigot, étriqué, poussivement positif. Elle pète toutes vos constructions sociales moisies. Amour et Lumière, mon cul ! « Oui à la colère, oui à la violence, oui, ils le méritent ! ». Voilà ce qu’il va falloir accepter avec Elle. A regarder en face la violence extrême qui dort en soi et qui pourrait tout terrasser si le positif se cassait la gueule dans votre vie. Avec Elle, on ne tend pas l’autre joue. On n’aime pas tout le monde. On reconnaît la médiocrité et la laideur et on l’envoie se faire foutre. On sort toute cette violence sainement au lieu de la laisser nous bouffer le foie en souriant et en disant merci à tout le monde, même aux pires enfoirés. On dit "non" et on dit "merde". Certes, ça choque la mentalité dans laquelle on nous lobotomise depuis le berceau, mais c’est ainsi qu’on évite de péter les plombs et d'élever les futures générations dans un état d'esprit de martyres bénis oui-oui aussi déviants qu'hypocrites.

Une Déesse Majeure pour la Prochaine Phase d’Evolution

Je ressens que son énergie est forte en ce moment et que sa présence, le fait qu’elle appelle de nombreuses personnes à la rejoindre, n’est pas un hasard. Comme beaucoup de déesses sombres pour qui l’engouement va bien au-delà d’un phénomène de mode, je ressens que ce qu’elle représente va devenir majeur. Et d’un point de vue archétypal plus large, le fait que la « Déesse Sombre » fédère autant marque un tournant dans notre histoire, sortant graduellement d’un temps marqué par le masculin et le "tout lumineux" (sur le papier), on casse cette structure petit à petit pour que le féminin sorte de sa cage. Et ce n’est pas un féminin doux et domestiqué. C’est le grand coup de pied dans les couilles dont notre monde a tant peur mais dont il a grand besoin…

"Lilith" de Juan Medina


Mon interprétation de la carte du Diable dans le Tarot en lien avec Lilith:



lundi 21 mars 2016

TAROCULTE 19 : Le Soleil, sortez l’écran total !

Nous poursuivons notre voyage céleste avec le Soleil, brûlant symbole associé à la joie, à la jeunesse, aux bonnes nouvelles et à la lumière. Et, au passage, nous explorerons également quelques côtés sombres de ce flamboyant ami.

La course du soleil


Dans l’Impressionist Tarot, ce soleil est étrangement lunaire, comme rappelant l’alternance avec l’astre féminin. Le bleu prédomine, apportant un aspect reposant à cette scène qui fait penser à un coucher de soleil. Le feu se plonge dans l’eau avec ces reflets rouges évoquant le mélange féminin/masculin, l’action et la passivité… D’ailleurs nous pouvons imaginer que ces deux personnes dans la pénombre sont un homme et une femme venus en barque contempler la brûlante sphère se mettre au lit. La barque évoque la bulle de bien-être, l’instant suspendu, flottant, la contemplation. Elle parle également de voyage avec la course du soleil et rappelle la barque du Dieu Rê dont le voyage est sans cesse mis en péril par le serpent Apophis. Cet instant sur l’eau semble donc calme mais une lutte sans merci se livre en coulisses entre la lumière et les ténèbres. Le fait que le soleil se lève et se couche chaque jour, ne se reposant jamais durablement, nous rappelle qu’il faut « saisir l’instant ». Ainsi, malgré la contemplation qu’il inspire, ce coucher de soleil encourage à l’action, à la détermination et au positivisme. Il faut prendre les rennes de son bonheur et vivre à fond dans le moment présent. Car le moment présent ne se représentera pas tout à fait de la même façon. Demain sera un autre jour avec ses propres opportunités et challenges. Le Soleil peut ainsi insuffler en nous une douce motivation et une confiance en nous-mêmes et en l’avenir. Il aide à cultiver une philosophie de vie optimiste. Il est aussi la lumière rassurante qui revient chaque matin quoi qu’il arrive. En ce sens, il est l’ami fidèle, la lueur toujours présente. Et d’un point de vue plus archétypal, il est le Dieu Soleil, le Père, le Patriarche, bien plus symbolique, spirituel et rayonnant que l’Empereur.

Insouciance, innocence et bonheur simple


Dans le Tarot du Royaume Caché, le Soleil est symbolisé par deux enfants jouant dans l’herbe. C’est la jeunesse éternelle qui nous titille ici, aussi bien que la promesse de descendance, autre forme d’éternité. Ces enfants solaires transpirent l’innocence, la chaleur, la lumière et la joie. Ils sont en symbiose avec la nature et savent profiter de ses cadeaux et être généreux à leur tour. Ainsi, cette petite fille vous offre cette fleur de bon cœur. La nature verdoyante est signe de bonne santé et les enfants de vigueur et d’énergie. Le  soleil est haut dans le ciel et aucun nuage n’est visible à l’horizon. L’avenir semble radieux. Mais qu’importe l’avenir ? Ces enfants dont l’innocence est préservée ne se soucient de rien d’autre que de l’instant présent qu’ils croquent à pleines dents. La fleur qui pousse à droite apporte de belles promesses et laisse penser que chaque jour apportera son lot de surprises. La papillon qui surplombe la scène a vaincu, délivré de son cocon, nous annonçant que les périodes déstabilisantes de transformation sont derrière nous. Nous pouvons nous allonger dans l’herbe, respirer et goûter l’instant.

Enfant prodigue, enfant roi et dérives modernes


Dans le Bohemian Gothic Tarot, on nous présente un enfant chevauchant un cheval blanc, tel le fils bien aimé se prenant déjà pour un prince victorieux, auréolé de lumière. Il est l’enfant béni des Dieux, aspergé de cadeaux et d’amour. Richement paré, le petit évoque l’aisance, voire même le luxe dont il profite. Le rouge qu’il revêt est la couleur de l’égo flamboyant. Il est de ces gens « bien nés » dont on dit qu’ils sont venus au monde avec « une cuillère en argent dans la bouche ». Dans le sens positif du terme, cela rassurera sur la situation financière du consultant mais dans le sens négatif, ce petit prendra la forme d’un mioche capricieux, enfant roi faisant la gueule quoi que vous lui achetiez. Vous savez, celui qui vous collera la honte dans les magasins en se jetant par terre, s’égosillant et s’accrochant comme si sa vie en dépendant à cette foutue boîte de légos. En parlant de faire la gueule, cet enfant a une expression terriblement dérangeante. Il me rappelle les gamins maudits dans les films d’horreur, capables de tous les vices, de cramer vivants père et mère et d’aimer ça ! C’est le sale gosse par excellence ! Celui qui est venu à bout d’armées entières de baby-sitters. L’enfant porté aux nues qui deviendra irrémédiablement un insupportable péteux. Ce sera le pistonné, le petit chef incompétent et l’empoté de service, ne souffrant aucune frustration et empoisonnant la vie de tout le monde sans la moindre gêne. Les deux soleils qui veillent au-dessus de lui avec bienveillance sont le symbole de ses parents, les fameux fautifs, qui, manquant d’autorité juste, ont fait de lui l’épuisant vers de terre qu’il est à présent. Cette carte est un signe de bonne fortune… Et peut-être de trop bonne fortune ! Elle peut être un avertissement : attention à ce que vous allez faire de votre bonne fortune ! Cultivez la gratitude, l’humilité et la sagesse et transmettez ces notions à vos enfants !


Le Soleil est l’une des cartes les plus positives du Tarot. J’y vois de très beaux présages mais j’aime également en explorer la face cachée, grinçante, voire vicieuse ! Le soleil tantôt réchauffe, tantôt brûle ! Il rappelle qu’il ne faut pas trop abuser des bonnes choses…



lundi 14 mars 2016

Communiquer avec ses guides

En tant que personne pratiquant la canalisation, ma connexion aux guides est centrale dans mon cheminement spirituel. Ces derniers ont su se montrer à moi en temps voulu et j’ai pu développer ma propre façon de communiquer avec eux. Mais comment faire quand ces fameux guides ne se montrent pas explicitement ? Je vous partage dans cet article quelques conseils inspirés de mon parcours pour établir cette connexion.


Carte extraite de l’Oracle des Chakras

Savoir qu’ils sont là

Le doute est sain et normal. Il y aura toujours une part de doute en vous si vous n’êtes pas complètement fou. En revanche, ce fameux doute est votre pire ennemi pour expérimenter quoi que ce soit de concluant au niveau des énergies subtiles. Si vous ne le mettez pas en arrière-plan, privilégiant l’état d’esprit « et pourquoi pas ? », vous allez éternellement vous répéter que ce que vous expérimentez « n’est que dans votre tête »… Il va falloir alors cultiver un sentiment que vous aviez étant enfant : celui de croire au point de SAVOIR que la magie est là, tout autour de vous. Sachez qu’ils sont là, avec vous. Si vous abordez le travail avec les guides comme un test, vous risquez de vous fermer la porte des mystères directement au nez. Une partie de vous doute et est en sourdine et une partie de vous sait que tout est possible. Ces deux parties cohabitent et c’est à vous de savoir donner la priorité à l’une ou l’autre de ces composantes.

Demander spécifiquement à parler à ses guides

Mettons direct de côté une peur bien légitime : le fait d’attirer une énergie négative et converser avec un « intrus » au lieu que ce soit un guide à proprement parler. C’est là que votre mental est mis à l’épreuve. Si vous parlez dans le vide en mode « esprit es-tu là ? », c’est sûr que vous allez attirer tout et n’importe quoi. En revanche, si vous vous adressez spécifiquement à vos guides (même si vous ne savez pas encore qui ils sont), si vous savez dans votre cœur que vous avez des guides qui veillent sur vous et vous aiment inconditionnellement, aucun souci à vous faire. Vous avez bien plus de pouvoir que ce que vous imaginez. J’avais très peur d’attirer tout un tas de parasites étant plus jeune. Et je subissais des visites pas toujours cools. Le jour où j’ai compris que c’était moi qui avais le choix de laisser la porte ouverte ou non et à qui bon me semblait, ça a changé ma vie. A vous de décider quel est votre « verrou » personnel. Visualisez une pancarte « GUIDES UNIQUEMENT » si ça vous chante ! Soyez légers et créatifs dans cette démarche. Mais ne laissez pas votre mental vous torturer et douter au point de vous affaiblir.

L’échange vs la prière

Je suis très réfractaire au terme « prière », même si dans le fond, des gens pourraient interpréter ce que je fais parfois comme de la prière. L’éducation catholique que j’ai reçue dans laquelle la prière était centrale m’a laissé un goût de grand vide ne m’inspirant absolument pas. Quand je m’essayais à la « prière » étant gamine, je parlais dans le vide, comme utilisant ces jouets d’éveil en forme de téléphone que nous avions tous étant bambins. Je parlais, je parlais, je parlais… Et personne n’était au bout du fil. J’ai fini par associer la prière à une supplication à sens unique pour un type tout là-haut aux abonnés absents qui se tape le coquillard de ce qu’il peut bien nous arriver. Quand j’ai entamé mon parcours païen, j’ai réalisé que non seulement, j’avais quelqu’un au bout du fil mais que parfois, c’était eux qui m’appelaient en premier. Et là, je me suis dit que je ne priais plus mais que je communiquais ! J’échangeais avec le divin pour la première fois de ma vie ! Supplier, non ! Communiquer, oui !

Utiliser les outils divinatoires

Bien sûr, se lancer sans filet en espérant canaliser du premier coup, c’est peut-être un peu ambitieux. Fort heureusement, il existe tout un tas d’outils qui peuvent vous servir de « téléphone ». Les cartes, les runes, le pendule, les oui-ja, etc… C’est comme ça que je suis tombée dans la marmite de la cartomancie ! J’avais identifié que la Déesse Lilith était à mes côtés mais j’avais encore du mal à gérer ses apparitions et les signes qu’elle m’envoyait. Un jour, je me suis baladée au hasard dans les magasins. Dans mon cœur, j’ai demandé à Lilith de me guider vers quelque chose qui m’aiderait à parler avec elle et je suis tombée sur l’Oracle des Etres d’Ombre et de Lumière ! Depuis, la cartomancie est un de mes moyens préférés pour communiquer avec les guides. Je propose d'ailleurs un tirage sur ma boutique en ligne pour vous restituer les messages de VOS guides.

Demander des signes

Un des moyens les plus subtils mais aussi les plus excitants pour communiquer avec eux est de demander des signes. Mais pas comme un test ! Jamais comme un test. Il faut que ce signe vous serve et ait un minimum de sens. Il faut que ce signe vous apporte du réconfort plus que la preuve de l’existence du guide. Bien sûr, il ne faut pas abuser. Il faut demander des signes quand le besoin se fait vraiment sentir. Vous pouvez juste demander un signe de leur soutien et c’est bien suffisant. Mais sachez VOIR ! Un prospectus dans boîte aux lettres, un message subliminal aux infos télévisées, un passage dans un livre, dans une chanson, un rêve, un panneau publicitaire… Les guides peuvent nous envoyer les missives les plus rocambolesques alors gardez vos sens en éveil !

Reconnaître leur « voix »

Quand vous avez établi la connexion avec eux, vous allez vite développer un sixième sens. Une sorte de reconnaissance vocale. Vous saurez qui vous parle et si l’entité vous semble familière ou pas. Si le guide est « pour vous » ou non. Je reçois parfois des messages de guides pour d’autres gens. Récemment, j’ai reçu la visite d’une Déesse en rêve et je savais que quelque chose clochait. J’étais avec Lilith dans ce rêve, complète, entière, sans place pour quoi que ce soit d’autre et cette autre Déesse se présente dans l’ombre. Je prends l’information mais reste dubitative. Et je reçois un message au réveil d’une amie qui a également fait un rêve correspondant au territoire de cette Déesse. J’ai alors su pourquoi la dame était venue me trouver. Elle voulait que je mette cette amie sur la voie de sa Déesse guide…

Ils sont nous


C’est drôle de voir à quel point nos guides sont comme nous. Ils nous ressemblent, nous complètent, nous aident et nous élèvent. C’est pourquoi il est facile de se dire que ce n’est que vous qui vous parlez à vous-même ! Et vous n’avez pas tort ! Vos guides SONT vous. Mes guides les plus proches me le disent. « Je suis toi et tu es moi ». C’est pourquoi ils nous semblent parler avec notre voix. 


mardi 8 mars 2016

Vies Antérieures 3 : Schémas et Liens Karmiques

Je ne crois personnellement pas qu’il soit utile de savoir avec une précision parfaite l’identité de la personne que nous avons été dans nos vies antérieures. En revanche, ce qui est merveilleux pour travailler sur soi, c’est d’explorer qui nous avons été à l’intérieur. Quels challenges avons-nous dépassés, quels traumatismes avons-nous dû essuyer, quelles réalisations ont pu éclater ? Quels relations et schémas relationnels se sont répétés ? Quel héritage nous incombe actuellement en lien avec ce que notre ancien moi a fait ou n’a pas fait ? Ce sont exactement ces sujets que j’aborde pour vous dans mon Tirage Vie Antérieure.

Un exemple de schéma karmique

Grâce à cette méthode, on peut détecter, par exemple, un schéma de sabotage qui se perpétue si nous avons un souci avec l’argent. Une (ou plusieurs) vie antérieure faite d’oisiveté, de fêtes, de dépendance financière aux autres peut résulter en un gros problème actuel pour trouver du travail et gagner sa vie de façon pérenne, même si nous sommes diplômés jusqu’au cou, bigrement doués, acharnés dans notre recherche d’emploi,... Il sera alors intéressant de savoir pourquoi ce sabotage a eu lieu. Peut-être dépendions-nous dans cette vie lointaine d’un père très riche qui s’occupait de tout pour nous et sommes-nous tombés dans la facilité. Dans notre vie actuelle, ce père de l’autre vie est peut-être réincarné en conjoint, ami, enfant et a-t’il besoin, cette fois-ci que nous inversions la tendance afin de prendre soin de lui à son tour et reconnaissions la futilité du statut social. Tant que l’on se bloquera sur la notion d’argent et de regard extérieur sociétal désapprobateur sur notre situation, le problème empirera. En revanche, en prenant conscience de la valeur émotionnelle que cet argent peut prendre par rapport à ce lien karmique, on peut avancer vers le déblocage. La motivation de départ pour trouver cet emploi peut alors radicalement changer. Nous passons d’un état où nous cherchions à gagner de l’argent pour nous-même, pour rassurer notre égo, pour montrer au monde notre valeur, notre normalité, à une énergie de désir de faire vivre sa famille, de faire des projets ensemble, d’utiliser l’argent comme « monnaie bonheur » au lieu de « monnaie égo ».

Les liens karmiques

Une chose marquante dans cette exploration est le fait que nous retrouvions les mêmes âmes, en positif comme en négatif. Il s’agit là de contrats karmiques passés avec ces âmes afin de nous apprendre des leçons. Ainsi, nous retrouvons souvent les membres de notre famille ou de notre cercle proche même si les rôles sont redistribués de vie en vie. J’ai personnellement un lien karmique très problématique à la mère, lien qui m’a apporté énormément de souffrance mais sur lequel je dois apprendre pour m’élever. Grâce à ce lien désastreux, je travaille sur le sens même de la féminité et de la maternité, sur le féminin divin, le corps en tant que temple, les liens qui doivent être sacrés, l’Amour en tant que notion pure et inconditionnelle, la liberté d’être soi sans culpabilisation... Ainsi, lorsque le travail a bien avancé sur un lien karmique, on peut se détacher peu à peu de la souffrance générée par un cycle négatif et, en soi-même, remercier cette âme pour les leçons apprises grâce à elle. Bien sûr, les liens ne sont pas toujours problématiques mais il est fort probable que nous retrouvions les mêmes personnes tant que des choses non résolues subsistent. Il sera alors intéressant d’analyser ce que nous devrions travailler pour soi et pour les autres afin d’avancer. Si nous avons une très mauvaise relation avec la personne cela ne veut pas dire que nos âmes entretiennent le même rapport. Je crois personnellement que des âmes qui nous aiment ont accepté de « jouer les méchants » pour nous permettre d’évoluer. C’est pourquoi je réfléchis plus en termes de familles d’âmes, sans idéaliser ce que cela veut dire.

Âmes sœurs, âmes jumelles

La personne qui vous a fait les trucs les plus dégueulasses peut très bien être une « âme sœur » au sens large du terme. Je n’adhère pas au sens romantico-délirant du terme « âme sœur » tel qu’on nous le vend actuellement. « Trouver l’âme sœur » est devenu un slogan marketing ringard et n’a plus grand-chose à voir avec ce que cela veut vraiment dire, sachant que nous avons de nombreuses âmes sœurs et que cela n’est pas toujours l’amour fou, bien au contraire. Que dire des âmes jumelles ? Ces âmes qui nous complètent pour former un tout plus grand. Elles seraient les parts de nous qui nous manquent. J’adhérais beaucoup à cette théorie auparavant et elle perd de plus en plus son sens au fur et à mesure que j’explore l’infiniment grand. Nous venons tous de la source. Ne sommes-nous tous pas des bouts de la même chose ?

La seule chose qui compte dans les vies antérieures

N’est-ce pas là l’enjeu le plus salvateur du travail sur les vies antérieures ? Identifier et comprendre les schémas karmiques, les pièges dans lesquels nous tombons encore et encore, les talents que nous développons systématiquement, les difficultés auxquelles nous nous accrochons invariablement, les relations dont nous devons apprendre pour grandir… Comprendre le contenu est bien plus important que d’identifier le contenant. C’est pourquoi il ne faut pas rester bloqué dans le besoin de dater et situer les choses avec grande précision.


J’ai été tout un tas de gens mais tout ça, on s’en fiche. L’important c’est que j’ai appris…


Illustration de Faye Osman

mercredi 2 mars 2016

Vies Antérieures 2 : Témoignage

Je vous parlais dans mon précédent article sur les Vies Antérieures des méthodes et moyens pour explorer ces vies. Parlons un peu des découvertes que vous pourrez faire avec ces méthodes. Aussi, je vous donnerai des exemples personnels pour illustrer mon propos. Rentrons dans le vif du sujet !

Commencer l’expérience

Vous avez réclamé des rêves, des visions, êtes entré en transe, avez trouvé un guide prêt à vous tenir la main pour une projection de conscience vers les annales akashiques, grande bibliothèque contenant toutes les mémoires du monde… Qu’allez-vous voir ? Aussi flous que soient les indices que vous glanerez, je vous suggère de noter les détails liés aux paysages, aux vêtements, à la météo, aux gens etc… Notez les sentiments que vous aurez pendant ces voyages intérieurs. Ce sont des mines d’or ! Tout ce que vous verrez est significatif. Il faut parfois du temps pour en extraire les explications.

Les rêves

J’ai personnellement expérimenté en premier la lettre à l’ange gardien sous l’oreiller avec une demande de recevoir des rêves m’aidant à comprendre ma vie actuelle à l’aide des vies passées. J’ai reçu pendant une semaine des rêves d’époques différentes dans lesquels je reconnaissais des proches malgré le fait qu’ils aient un physique complètement autre. J’ai vu mon reflet dans un miroir, mon visage différent, mon corps bien plus corpulent que dans cette vie actuelle. Je me suis sentie plus riche, plus pauvre, parfois « aristocratique », parfois « parvenue », parfois « roturière ». J’ai noté tout ce que j’ai vu : un patchwork de scènes par rapport auxquelles il est évidemment impossible de placer une date et un lieu précis, juste des suppositions. Mais le « où » et le « quand » ne sont finalement pas le plus important. Les sentiments éprouvés et les interactions avec les autres sont sans doute les choses qui m’ont le plus servi dans cette exploration. J’ai ressenti les liens d’attachement, le mari que l’on n’aime pas mais que l’on n’a pas choisi (dans lequel on reconnaît cette connaissance lointaine dont on essaye sans cesse de se débarrasser), la patronne despotique qui vous harcèle pour aller plus vite (dans laquelle on reconnaît sa chef au bureau !), la mère supérieure cruelle qui n’a de cesse de vous brutaliser (dans laquelle on reconnaît sa propre mère), le grand-père bienveillant mais distant avec lequel vous ne communiquez que par lettre (dans lequel on reconnaît son père actuel, absent pour cause de divorce), le père dévoué qui vous pardonne tout (dans lequel on reconnaît le conjoint), l’agresseur qui vous terrifie quand il vous emmène à l’écart de la famille (dans lequel vous reconnaissez le beau-parent)… J’ai ressenti le malaise de me faire payer des robes extravagantes par cet homme qui croyait pouvoir m’acheter, le désespoir de devoir travailler à la ville, ayant laissé ma vie à la campagne, l’affection pour le personnel de maison que je devais renvoyer, à contrecœur, pour cause de ruine soudaine, le bonheur simple de voir mes trois enfants courir dans l’herbe… Tous ces épisodes, décousus, sans lien apparent, représentant de nombreux « moi » différents. Mais chacun avec un message profond qu’il fallait décortiquer et analyser, m’approprier pour comprendre ce que j’allais pouvoir en faire dans mon quotidien.

La visite des Annales Akashiques

J’ai longtemps fonctionné ainsi, avec l’analyse des rêves pour comprendre ces vies. Mais j’ai ensuite eu envie de passer à la vitesse supérieure. Nephtys, la Déesse Égyptienne, est arrivée dans ma vie et a vite montré son lien avec la vie et la mort. Elle m’a proposé de me guider en projection de conscience vers les annales akashiques, endroit où se trouvent toutes nos archives. J’ai eu besoin de m’adapter à cet endroit, ayant le sentiment de chuter dans cette bibliothèque infiniment grande. Mais, bien guidée par Dame Nephtys, j’ai pu me concentrer sur mon but. Elle m’a tendu « mon livre ». En l’ouvrant, il était vide. Puis, des écritures sont apparues à une vitesse effrénée, en commençant par un nom. Mon nom. Celui de mon âme. C’est un nom que j’entends parfois en méditation quand les divinités s’adressent à moi. Et les écritures se sont changées en flashs. Similaires aux rêves mais en plus intenses, les sentiments exacerbés. Ce que j’ai vu m’a ouvert de nouvelles portes. Je me suis encore vue à différentes époques mais aussi et surtout dans des conditions incompatibles avec la vie terrestre telle que nous la connaissons. J’ai vu des paysages impossibles, des couleurs qui n’existent pas, j’ai vu comme un humain ne peut pas voir,… J’ai vu des races inconnues attaquer les hommes et les modifier. J’ai ressenti la nostalgie d’un autre monde qui avait été englouti. Puis la vie humaine « normale » a pris le dessus dans mes visions. Je me suis vue très distinctement en Egypte, prêtresse dans les temples, puis à divers endroits ressemblant de plus en plus à l’Europe. J’ai vécu comme une vieille guérisseuse solitaire dans les bois, j’ai subi les attaques d’hommes armés dans des villages inoffensifs où femmes et enfants se faisaient massacrer, et puis je me suis vue homme ! Un homme torturé, révolté, écrivant sans cesse, haïssant sa femme et sa condition bourgeoise… J’ai vu bien des vies et bien des souffrances. Et à chaque fois, des éléments expliquant mes intérêts actuels, mes talents, mes peurs,…

Les contours d’une vie précise

Suite à la visite des annales, j’étais beaucoup plus secouée qu’avec les rêves. Lors d’une exploration à l’aide des cartes, je demandais à Nephtys des signes, par curiosité, sur des vies dont il existe des archives ! Elle m’a gratifié d’un grand « OUI » presque effrayant… Les jours passant, je tombe sans cesse sur la même personne dans mes recherches internet. Avant de m’emballer, je demande à Nephtys si je suis sur la bonne voie. Le même « OUI » tonitruant. Je demande si je suis cette femme et là, on me suggère de bien réfléchir… Frustrée, je commence à fureter dans la vie de la femme en question. C’est dans une interview télévisée de la fin de sa vie que je reconnais sans équivoque derrière ce visage l’âme de quelqu’un de ma vie actuelle. Je décide alors de voir quel était l’entourage de cette femme. Il ne me fallut pas longtemps pour découvrir la photo d’une personne de son entourage, photo qui éveilla chez moi une nausée immédiate. Un sentiment aliénant m’a habitée toute la journée, me rendant incapable de poursuivre ma recherche. Il m’a fallu des mois pour me remettre à explorer les sources sur cette fameuse deuxième femme (appelons-la Juliette) que mes guides ont confirmé être ma vie antérieure immédiate (les dates concordant car Juliette est morte 5 ans avant ma naissance). Aujourd’hui, je continue doucement à en apprendre sur cette femme que j’ai été. Je vais doucement, trouvant le processus beaucoup plus bizarre que ce que je m’imaginais quand l’expérience n’était encore qu’un fantasme. Je me documente petit à petit et commence à bien cerner Juliette. Il me reste de nombreuses sources à voir sur elle mais je ne désire pas me perdre de façon obsessionnelle dans ce passé qui fait partie de moi mais qui n’est pas MOI. Je réalise que cette femme et moi sommes deux personnes différentes. Et cette découverte m’a aidée à mettre en perspective toutes mes vies antérieures. J’étais une personne différente à chaque fois. Ce n’était pas MOI dans ma vérité actuelle. Ainsi, j’ai décidé de faire appel à Juliette en invoquant son essence, puisqu’elle fait partie de moi sans être tout à fait moi. Je reçois en méditation et cartomancie des réponses très intéressantes pour guérir des parts de ma vie dans lesquelles Juliette a de précieux conseils, s’étant elle-même plantée parfois ou ayant eu des talents qui me sont totalement étrangers aujourd’hui !

Les autres mondes

Alors que faire des visions sur d’autres « mondes » aux contours incompatibles avec l’expérience humaine réelle ? J’avoue avoir mis cet élément de côté un temps, ne souhaitant rien forcer. La réponse m’est venue naturellement par les signes en travaillant avec le Dieu Dagon qui me guide depuis longtemps. Monsieur Dagon m’envoyait des « rêves », dans lesquelles je n’étais pas humaine et dans lesquels je ressentais tout comme si je ne rêvais pas. Les semaines passant, l’Atlantide n’a eu de cesse de croiser ma route. L’Atlantide ceci, l’Atlantide cela… Il est vrai que gamine, j’étais obsédée par ce continent mythique, je faisais des exposés dessus à l’école, je partais dans des envolées lyriques en parlant du rôle des femmes en Atlantide devant des profs qui devaient sérieusement se questionner sur ma santé mentale ou sur une éventuelle intoxication hallucinogène aux chocapics du matin… Et Dagon qui se met à mettre le sujet sur le plateau en mode «t’as toujours pas compris ???!!! ». J’avoue être parfois longue à la détente. L’Atlantide, OK. Je continue donc cette exploration vers cet « autre moi » encore plus étrange. Ma version atlante. Cette même version qui inspirait inconsciemment les exposés nébuleux de mon enfance. Alors est-ce une fin en soi de savoir que j’ai été atlante. Non, pas vraiment. Ce qui est intéressant c’est « pourquoi », « comment », et « j’en fais quoi ? ». Ainsi, je peux analyser que ma version atlante m’encourage à déchiffrer tout un tas de symboles, comme des énigmes qui m’aideront à aller dans le bon sens. Elle me montre que sa vie avait trop de « rouge » et qu’il fallait que j’amène du « bleu »… Elle me montre qu’elle veillait sur des gens mais qu’elle n’avait pas à vivre leurs malheurs avec eux. Elle me montre que la notion de féminin et de masculin, d’ombre et de lumière et d’équilibre est le cœur de tout mon schmilblick… C’est à moi de voir mais surtout de chercher à comprendre ! Car ce type de voyage intérieur n’est pas affaire de curiosité frivole mais de compréhension profonde de soi et du sens des événements.

La chute dans la matière

J’ai également « discuté » récemment avec l’Archange Samaël. Il m’a montré que j’étais beaucoup plus qu’humaine et qu’à chaque « étage » de chute dans la matière, il me rattrapait. Ainsi, j’ai pu me voir ressemblant à mes guides, puis chutant, ressemblant à l’Atlante, puis rechutant, ressemblant à moi… Plus je me transforme, de l’infiniment grand dont je viens, vers l’infiniment petit que je suis, plus les challenges changent. Je parle donc de chute dans la matière. Car nous venons de la source et nous allons vers la matière. Cependant, je n’y vois pas de notion de bien et de mal (notions simplistes qui me hérissent le poil). J’ai récemment utilisé la métaphore des poupées russes pour expliquer ma théorie selon laquelle nous sommes plus « grands » et nous chutons ou nous fractionnons pour expérimenter la vie terrestre (entre autres choses…). Ainsi quand je demande à mon ange gardienne si elle est moi, excitée par ma théorie, elle me répond « oui ». Ça fait reconsidérer qui nous sommes au-delà de notre petite existence. Et ça, c’est plutôt chouette… Mais au-delà de l’aspect fascinant de ces découvertes, demandez-vous toujours « pourquoi ? »…



Carte extraite de L'Oracle d'Isis