lundi 25 avril 2016

La Roue nous Enseigne...

LA ROUE* du Tarot nous enseigne à avancer, même dans un environnement statique.

Nous avons parfois, dans nos vies, le sentiment de faire des pas de géant, de réaliser des transformations intérieures et extérieures énormes et de laisser derrière nous une chrysalide inconfortable. Quelle joie, quelle fierté de se purifier ainsi pour avancer vers un soi meilleur. Mais quelle frustration de constater que l’environnement familier dans lequel nous avons évolué n’a pas effectué cette mue salvatrice. Malheureusement, il ne nous appartient pas de faire changer les autres. Notre transformation a eu lieu avec notre accord et il doit en être de même avec l’extérieur. Il faut avancer pour soi et accepter le fait que les autres ne le voient pas d’un bon œil. Accepter de ne pas les emmener avec nous vers cet ailleurs rédempteur dont ils ne sauraient de toute façon pas apprécier les délices. Accepter qu’au-delà du changement, se trouve plusieurs phases inconfortables faites de petites morts et de deuils symboliques.


Il ne tient qu’à vous d’assumer qui vous êtes à présent. Non pas que vous ayez vraiment changé. Vous n’avez fait que vous purifier des vieilles blessures et conditionnements pour révéler le vrai vous qui dormait en dessous depuis toujours.

Carte extraite du Beautiful Creatures Tarot



lundi 18 avril 2016

Portrait Chinois

Cette semaine, je participe au portrait chinois! Un exercice ludique et sympa pour apprendre à se connaître.




1. Une couleur: je serais le violet, couleur de la spiritualité

2. Un tarot: je serais le Alice Tarot, faussement enfantin, absurde, acerbe, flanqué d'un humour féroce

3. Un arcane majeur: je serais la Grande Prêtresse, mystique marchant entre les mondes invisibles

4. Un oracle: je serais l'Oracle des Êtres d'Ombre et de Lumière, titre me collant à la peau

5. Un élément: je serais l'eau, liée à l'intuition, élément apparemment doux dont il faut se méfier

6. Une saison: je serai le printemps, sortant de la nuit pour apporter la lumière

7. Une phase de la lune: je serais la lune noire, moment d'intense magie auquel je me sens intimement reliée

8. Un personnage mythologique: je serais Andromaque dont j'aime particulièrement la version de David Gemmel dans sa saga "Troie"

9. Un objet magique: je serais un mélange guérisseur pour la psyché

10. Une boisson: je serais un thé blanc, à infuser longtemps pour en saisir toutes les saveurs

11. Une personne célèbre du monde Eso/Païen: Alana Fairchild, pour les textes qu'elle écrit sur les déesses et la guérison spirituelle

12. Un art divinatoire: la cartomancie bien sûr!

13. Une carte du Lenormand: Je n'utilise pas ce système pour le moment, je réserve donc ma réponse pour plus tard...

14. Un encens: Je serais un mélange oliban/myrrhe, très relié aux mystères et au divin

15. Une suite du tarot: je serais les épées pour l'aspect très mental, tranchant et pourfendeur

16. Un artiste: je serais Marilyn Manson, apparence différente, même philosophie

17. Une pierre: je serais l'améthyste, cristal qui ne me quitte presque jamais

18. Une plante: Je serais une rose, le but ultime de tout étant l'Amour mais le chemin requérant qu'on pique quelques doigts

19. Un sabbat: je serais Samhain, moment où le voile est le plus fin

20. Un livre: je serais La Ligne Verte de Stephen King, une histoire qui incite à regarder au delà de l'évidence


lundi 11 avril 2016

Panthéon Personnel: Ma Nephtys

Après Lilith, je continue l’exploration de mon Panthéon Personnel avec Nephtys, celle qui est, de façon archétypal toujours « la deuxième », celle qui est dans l’ombre…

Nephtys dans l’ombre

Sœur d’Isis, épouse de Seth, fille de Nout et Geb, mère d’Anubis… Nephtys n’a pas souvent de vie propre dans les écrits. Peu de gens s’intéressent à elle. Elle est, irrémédiablement, dans l’ombre. Pourtant, elle m’est apparue toute nimbée d’or, royale et imposante, seule divinité à m’avoir jamais exigé une offrande. Mais je comprends à présent que ce n’est pas le visage qu’elle montre au monde. Elle ne le réserve qu’à ses initiés. Aux « autres », elle offrira une silhouette insignifiante et vite oubliée, rongée par la flamboyance d’Isis la lumineuse, la reine, la mère divine. Elle laissera même sa sœur s’approprier ses attributs de prêtresse et de déesse sombre pour véhiculer son énergie sans avoir à être sur le devant de la scène. Comme cela a pu m’agacer dans mes premiers temps auprès de cette Déesse ! Pourquoi toujours s’effacer au profit de sa sœur ? Je pestais de ne pas trouver plus de sources sur Nephtys, plus de gens la décrivant avec passion, l’aimant, comme moi je l’aimais… Et, à sa façon si particulière, tout à la fois forte et subtile, lourde et silencieuse, elle me fit comprendre que cette attitude était aussi en moi. Celle qui est dans l’ombre. Celle qui ne veut pas tout montrer et tout recevoir. Celle qui veut s’assurer de faire passer les messages sans tout donner et montrer d’elle. Celle qui restera toujours un mystère si ce n’est pour une poignée d’élus. Celle qui se ressource dans l’obscurité, le vide, l’étrange. Celle qui est sœur de la lumière mais mariée à l’ombre.

Prêtresse

Apparue à mes côtés à la période de Samhain, tout comme Lilith un an avant elle, Nephtys fut la première à m’appeler « Prêtresse ». Ce titre me fit tout d’abord sourire, voire glousser. Je pensais instantanément aux initiations très très sérieuses du monde « humain » dans lesquelles de courageuses et spirituelles femmes s’engagent pour obtenir ce titre, cheminant avec conviction dans une prêtrise tout ce qu’il y a de plus officielle. Quand ces femmes récitent des prières élaborées et réalisent des rituels millimétré, je me vautre avec splendeur dans la décontraction la plus révoltante en m’adressant à mes Dieux en mode « salut les amis, ça roule ? ». Et pourtant, Nephtys, Prêtresse par excellence, me nommait ainsi. J’en étais presque outrée : « Mais, Madame, je n’ai jamais reçu le papier qui certifie que… » Je l’entendais presque se marrer devant mon ahurissement. En effet, Nephtys n’a que faire des cérémonies et systèmes organisés par le monde humain. On peut être Prêtresse ou le devenir, la légitimité de la chose résidant dans le cœur, les tripes, l'âme et la passion. Et comme pour me forcer à accepter cet état de fait, dans les mois qui ont suivi son appel, j’ai été inondée de nouveaux dieux et déesses avec qui cheminer… C’en était presque trop. Je ne pouvais plus suivre. Comme si Nephtys, gardienne du voile, l’avait ouvert en grand pour me noyer sous l’évidence, laissant venir à moi tous ces dieux qui m’appelaient à leur tour « Prêtresse ».

Reine de la mort et de la réincarnation

Marchant entre les mondes, Nephtys est la reine des mystères. Elle connaît les secrets de la vie après la mort et est connectée à toutes les mémoires. C’est elle qui m’a emmenée voir les Annales Akashiques, endroit inter dimensionnel gigantesque qui m’a déstabilisée mais dans lequel elle m’a servie d’ancre, de guide et de professeur. Avec elle, on voyage loin et profondément, on travaille sur ce qui n’a pas marché et on s’évertue à faire mieux. On plonge dans le sombre pour en ressortir plus conscient, plus responsable. Et, malgré son statut de déesse sombre, Nephtys vous accompagne avec fermeté et douceur, vous rattrapant et vous encourageant. Elle vous montre clairement ce qui est dur. Mais elle vous donne les moyens d’avancer. Elle vous connecte aux autres divinités de son panthéon si nécessaire, sachant mieux que personne s’effacer au moment voulu. Et, au cœur du travail avec elle, dans sa douceur un peu froide si caractéristique, quand ce qu’elle vous montre est empreint de dureté et de mort, elle vous souffle à l’oreille le mot « Amour ». 




Ma vidéo sur Nephtys:




lundi 4 avril 2016

La Force nous Enseigne...

LA FORCE nous enseigne à assumer nos qualités.

Assumer ses forces, ses talents, ses avantages sur les autres parfois, c’est se confronter à l’autre qui n’est pas comme nous. Cet autre qui pourrait se sentir insécurisé par nos qualités et jalouser notre différence. C’est bien connu, pour que personne ne se sente lésé, on donne la même chose à tout le monde. Mais ça ne peut pas toujours marcher comme ça. Vous aurez forcément en vous des forces que d’autres n’auront pas, des talents que d’autres ne pourront pas développer, même à force de travail acharné. Cela veut-il dire que, pour éviter l’inimitié ambiante, nous devons nous diminuer et feindre la médiocrité pour ne pas insécuriser les autres ? Devons-nous brosser l’égo de l’autre dans le sens du poil au risque de faire mourir notre potentiel ? Ou n’est-ce pas le travail de chacun de travailler sur ses forces et faiblesses et savoir voir les choses pour ce qu’elles sont. Le potentiel de l’un n’est pas là pour écraser les capacités de l’autre. Au lieu de jalouser, admirons et sachons voir notre belle différence.

Combien de fois avons-nous laissé les autres nous maltraiter au nom de la modestie? Combien de fois ont-ils pu rejeter sur nous leur frustration de ne pas être "plus" ou "mieux"? Combien de fois nous ont-ils fait croire que c'était de notre faute au lieu de travailler sur leurs manques et blessures?

Assumer sa force. Admirer celle des autres. Travailler sur ses failles et les reconnaître. Au lieu de reprocher à l’autre de se placer au-dessus de soi.

La Force n’a que faire de la compétition. Elle cultive son propre potentiel. Elle regarde en dedans et y puise absolument tout.




Carte extraite du Tarot du Royaume Caché