lundi 26 septembre 2016

Le Pendu nous Enseigne...


LE PENDU* nous enseigne à attendre notre heure…

J’ai souvent le sentiment que la route est horriblement longue. La route vers la réalisation, vers « ce que je suis vraiment sensée faire », vers la mise en application de ma véritable richesse dans cette incarnation. Il est facile de se perdre dans le quotidien et son absurdité. Métro, boulot, dodo. Ce travail sans âme qui ne sert qu’à payer les factures. Le temps que l’on perd à faire ce qui ne nous plaît pas. Le temps que l’on n’a pas pour faire ce qui nous fait vibrer. La fatigue que l’on accumule à offrir son énergie à des structures sans âme… Je veux contribuer à un but plus élevé. Comment y parvenir quand le quotidien m’appuie sur la tête pour que je me noie jusqu’à en oublier pourquoi je suis venue ici ?

La vérité, c’est que même ces périodes absurdes à devoir suivre le troupeau ou à se travestir pour feindre la normalité sont des étapes vers cette fameuse réalisation. C’est un moment d’inconfort auquel nous devons consentir pour atteindre la vérité, la lumière, l’illumination… La vie nous engouffre parfois dans des boîtes tellement petites que nous ne pourrons faire autrement qu’en jaillir en hurlant « STOP ! » pour pouvoir survivre. Mais ce n’est pas forcément nous qui menons la danse. Le timing est régi par une force au-dessus de nous. Et nous devons apprendre la patience sacrée, l’acceptation d’un moindre mal pour pouvoir enfin être soi un jour. Un jour…

Je suis ce pendu, dénudé, silencieux, attendant son heure. Je vois bien que le monde marche sur la tête. Pour survivre au milieu de ce système malade et ne pas trop inquiéter la foule endoctrinée, j’ai appris à faire semblant de marcher sur la tête, moi aussi. J’observe, j’écoute, je rassemble ma force intérieure. Un jour, la matrice perdra les eaux et accouchera de moi, le moi sans entraves, le moi libre et riche de toutes ces années d’apprentissage difficile. J’attends, entre excitation et fébrilité, cette renaissance salvatrice