samedi 22 octobre 2016

Panthéon Personnel : Ma Tiamat



Certaines divinités ont une présence imposante voire écrasante. En leur présence, on n’ose à peine respirer, emplis d’un respect vaguement mêlé de crainte. Tiamat, la Déesse Mésopotamienne primordiale est de cet acabit. J’ai d’ailleurs le sentiment que beaucoup de déités de ce panthéon ont cette aura très percutante. Et les Déesses Primordiales en règle générale sont assez marquantes par la lourdeur qu’elles amènent avec elles. Neith, chez les égyptiens, me fait aussi beaucoup penser à Tiamat. Mais j’en reparlerai…

Le Chaos

Tiamat est apparue dans ma vie peu de temps après Lilith. Elle venait apporter pour moi une énergie pour le moins chaotique. Rien d’étonnant puisque Tiamat est une Déesse du chaos. Et c’est à partir du chaos que tout création peut émerger. Elle est, certes, la mère, mais elle ne porte pas en elle la douceur et l’aspect rassurant de Déesses maternelles plus « humaines » comme Isis ou Marie. Tiamat est la mère qui connaît le néant, le domine et en sort victorieuse. Elle est celle qui créé à partir de rien, dans la souffrance et la solitude. Elle est celle qui donne la vie mais peut la reprendre si nous nous montrons ingrats envers elle. Elle est celle qui s’est faite trahir par ses enfants. Toute cette lourdeur se retrouve en elle et dans cette présence indescriptible qu’elle impose quand elle débarque. Représentée comme un dragon aquatique, elle est dévoreuse et colérique. Bref, on n’invoque pas Tiamat pour un oui ou pour un non. Elle est indomptable et elle impose ses propres règles. Je me souviens qu’elle a imposé une période de grand foutoir mental en arrivant dans ma vie, me poussant dans mes retranchements, m’expulsant de tout confort, de toute certitude. Elle a déchaîné sur moi l’énergie de la Tour du Tarot et m’a sommée de continuer à avancer sans me noyer. Elle n’est pas douce. Elle n’est pas dans la nuance. Elle s’abat sur vous sans crier gare. Est-elle mauvaise pour autant ? Certainement pas ! Ses épreuves sont nécessaires et apportent un retournement salvateur. J’ai pu voir son vrai pouvoir, celui de la création à partir du chaos le plus total. Pour faire quelque chose de nouveau, elle va tout foutre en l’air. Ce n’est qu’après que vous comprendrez. Et quand j’ai, enfin, arrêté de geindre sur mon sort, elle m’a prêté l’oreille attentive que je recherchais. Elle m’a fait sentir que, dans mon désarroi, j’étais superbement bien guidée et que tout avait un sens.

La créativité

Toute création dans ma vie part d’un foutoir monstrueux. En ce sens, Tiamat est emblématique sur mon chemin initiatique. Elle reflète mon rapport à la création. En tant que mère primordiale, elle est aussi un reflet de mon rapport à la mère, celle qui m’a créée physiquement. Ce rapport longtemps douloureux, aujourd’hui réduit à néant est le catalyseur à partir duquel j’ai dû construire moi-même la figure de mère créatrice et nourricière qui me manquait : moi-même. Tiamat m’en a énormément appris sur le processus créatif. J’ai en moi la créativité chaotique de Tiamat, créativité venant de nulle part, instinctive et parfois douloureuse. La création doit sortir quoi qu’il en coûte, même si j’ai l’impression que je vais en crever de douleur. C’est une question de survie. Les choses doivent sortir de moi et prendre vie par elles-mêmes. Mon processus créatif me tient parfois éveillée la nuit, me tourmentant jusqu’à ce que j’aille en déverser les fruits sur le papier et pouvoir, enfin, me rendormir à peu près sereine. On ne m’a jamais prise par la main pour apprendre les choses dans lesquelles je nourris un vif intérêt. J’ai toujours sorti ces choses de moi, dépourvue de modèle, de mentor, de professeur. C’est pourquoi j’ai si peu confiance en ce que je propose. Ça ne sort de nulle part. Mais c’est justement ça que Tiamat valorise. La création brute, la claque qui n’a été estampillée d’aucune validation avant d’arriver dans votre tronche. Vous aimez ou vous détestez. Mais cette approche de la créativité ne saurait souffrir aucune comparaison avec la « norme » ou les « modes » en vigueur. Tiamat est l’anti-thèse de ce qui est populaire, facile et plébiscité. Elle créé ce qui doit être créé. C’est tout.

L’ombre

Travailler activement avec Tiamat est difficile. J’avoue avoir eu besoin de l’intermédiaire du Dieu Dagon pour réussir à descendre dans les profondeurs sombres où se tapit la gigantesque Déesse dragonne. Je travaille sans cesse avec l’ombre. Ce n’est donc pas une notion qui me rebute. Mais l’ombre dans laquelle vit Tiamat est si dense, si profonde, si angoissante qu’il est difficile d’y accéder sans petit coup de pouce. C’est comme descendre en plongée profonde. Il y a des paliers de décompression pour ne pas avoir le caisson qui implose. C’est très très intimidant. Et Tiamat ne rend pas la tâche facile. Mais une fois qu’on arrive dans le fond, qu’on cesse d’écouter la peur et qu’on ressent la présence de cette déesse fantastique, on comprend que c’est là, dans le fond, que toute angoisse disparaît. On se sent enfin bien, libéré, serein. On comprend que l’appréhension et la peur sont pires que la situation elle-même. Mon expérience avec Tiamat explique aussi pourquoi aujourd’hui, pour me ressourcer, au lieu de courir vers des entités lumineuses, je vais rendre visite à mes guides sombres, comme Hadès, chez qui on peut trouver la quiétude que l’on n’aura jamais à la surface, dans la lumière.


Carte extraite de l'Oracle des Dragons Protecteurs



jeudi 13 octobre 2016

Panthéon Personnel : Mon Aphrodite



Je suis en général plutôt dans le lâcher-prise en ce qui concerne les invitations que m’envoient les divinités pour les suivre. Je laisse venir. Je ne cherche à rien forcer. En revanche, j’avoue avoir eu quelques réticences et a priori un peu stupides par le passé concernant certaines déités. Aphrodite décroche sans doute le pompon de mes réticences les plus caricaturales. J’avais une vision bien négative de cette Déesse avant qu’elle ne m’envoie son RSVP par rêve. Moi qui travaillais de près avec les thèmes de l’ombre, de la rébellion, de la mort et de la mystique, je trouvais que représenter la beauté et l’amour était le summum du mièvre, du cucu la praline, de la superficialité et j’en passe… J’avais une idée bien fausse de qui Elle était ! Je me figurais qu’Aphrodite était une douce ingénue tout amour et lumière, un brin nymphomane sans la moindre profondeur intellectuelle. Déjà au collège, en étudiant le panthéon grecque, toute gémeaux que j’étais, je lui préférais Athéna, glorieuse et fine stratège. Ironie du sort, c’est Aphrodite qui est venue pour moi. Et la Dame sait se montrer persuasive !

REVOIR SA VISION DE L’AMOUR

La chose qui m’a frappée avec cette Déesse, c’est son aspect dark ! Jamais je n’aurais imaginé une présence si lourde et porteuse de « dangerosité ». J’ai vite dû revoir ma vision de l’amour. L’amour n’est pas léger. Ce n’est pas cui-cui les petits oiseaux. Ce n’est pas une notion que l’on balaye du revers de la main en sifflotant. Pour mesurer le sérieux de cette notion d’amour, demandez-vous : « jusqu’où irais-je par amour ? Si l’on blesse ceux que j’aime ? Si l’on me prive de tout ce que j’aime ? A quel point ai-je pu me perdre au nom de l’amour ? ». Et la réponse à ces questions vous confrontera aux choses les plus noires et destructrices qui se trouvent en vous. Par amour, on est capable du pire et du meilleur, de tout et n’importe quoi. Quelqu’un qui n’a plus rien à aimer est une grenade dégoupillée. Quelqu’un qui aime jusqu’à l’obsession est un danger notoire. L’amour est la force la plus indomptable, la plus sauvage, la plus implacable et arbitraire qui existe. On « tombe » amoureux. On apprend à aimer des familles qui ne nous le rendent pas toujours. On peine à s’aimer soi-même. L’amour est souverain et nous ne le maîtriserons jamais. En ce sens, Aphrodite est toute puissante et redoutable. Elle peut tout nous donner et tout nous reprendre. Elle porte en elle nos plus grands potentiels de bonheur et de souffrance. De sa main persuasive, elle peut nous rendre extatiques, désespérés ou fous. Et le pire, c’est qu’elle fait tout ça avec un flegme impérieux, donnant l’impression de s’en foutre royalement. La vérité, c’est qu’elle nous challenge sans cesse à vivre l’amour sainement et à ne pas le confondre avec nos constructions mentales moisies. Elle nous encourage et nous prépare à accueillir l’amour plutôt que d’y résister bêtement ou d’essayer, en vain, de le contrôler. Elle nous rappelle sans cesse sa toute-puissance car personne ne peut échapper à l’influence de cette Déesse…

UNE FORCE INSOUCIANTE ET DECOMPLEXEE

Aphrodite est pour moi celle qui danse et m’incite à danser ma vie. Elle ne me tient pas de longs discours assommants en me tirant une tronche sérieuse et grave. Elle ne tient pas en place. Elle tournoie, elle est en mouvement. Elle invite à suivre son cœur dans tout ce que cela peut avoir de plus effrayant. Elle porte en elle une insouciance désarmante mais pas sans conséquence. Et ces conséquences sont parfaitement connues d’Aphrodite qui assume tout et nous défie d’en faire de même. Elle nous rattache à notre part culottée, à notre instinct et à notre corps. Elle nous encourage à rire, à nous foutre de ce qui importe peu, à nous placer au-dessus de la laideur et à vibrer. Danser, vibrer, s’aimer et aimer sa vie. Voilà l’essence d’Aphrodite.

UNE GUIDE QUI RECONCILIE LE CORPS ET LE CŒUR

Elle fait partie de ma triade de divinités qui m’accompagnent sur les questions du corps. Et comment citer Aphrodite sans citer le corps, la vraie beauté, la sexualité et le plaisir ? Elle apporte une puissante guérison sur ces notions. Elle est extrêmement terrestre, sensuelle, tangible. Elle est dans chacune de nos assiettes préparées avec amour, dans chaque création artistique, dans chaque main qui nous touche avec volupté, dans chaque moment de détente corporelle. Elle est le corps de la femme, de l’Impératrice, de la mère qui nourrit. Elle est celle qui n’impose aucun diktat, celle qui détourne le regard avec dédain face aux absurdités que l’on tente d’imposer aux corps des femmes. Elle est l’ennemie du modèle standard et l’amoureuse de ce qui nous rend uniques. Elle est à la fois la création et le plaisir de la contemplation. Elle abhorre la contrainte et la restriction et célèbre tout ce qui est fait avec joie et panache.

L’AMOUR D’UNE MERE

Aphrodite a su appuyer sans l’air de rien sur ma plus grande blessure : ma blessure d’amour maternel. Elle a retourné les tables et m’a sortie de mon rôle d’enfant éternellement mal aimée. Portant en elle toutes les énergies d’amour, elle incarne l’amour maternel à la perfection. Au lieu de me servir de mère, ce qu’aucune divinité n’a véritablement cherché à faire jusqu’ici, elle m’a placée moi dans ce rôle. Et elle m’a montré que l’amour de mère que j’ai cherché toute ma vie était en moi depuis le début. Je suis la mère. Je suis l’amour qui manquait. Je suis celle que j’ai longtemps cherchée dans le regard d’une autre. Et en incarnant ma plus grande force d’amour, celle de la mère, je réponds plus que jamais à l’appel d’Aphrodite.


Carte extraite du Mythic Oracle 

Ma vidéo sur Aphrodite:






lundi 3 octobre 2016

REVIEW: Le Tarot Steampunk de Barbara Moore



Mon Tarot préféré à ce jour est le Tarot Steampunk. Je vous le montre souvent sur la page facebook et je l’utilise souvent en consultations ou pour moi-même. C’est le tarot que je sors le plus facilement, celui qui parlera avec la voix la plus claire et la plus concrète. 


 

Un jeu d’une profondeur inattendue

Il s’agit pourtant d’un jeu produit sans grande prétention, très “mass market” et abordable. Son livre d’accompagnement est un brin simpliste à mon gout et mériterait une plus grande exploration du symbolisme de chaque carte, même s’il est très bien rédigé et d’une taille plus que correcte. La qualité des cartes, surtout pour l’édition américaine, est plutôt mince. Mais la magie de ce jeu se révèle quand on l’utilise. Les couleurs sont sombres, l’atmosphère feutrée et les personnages androgynes. L’artiste alterne les scènes en extérieur et en intérieur pour mieux nous conter le cheminement du tarot. Chaque carte raconte une histoire riche, pleine de details qui se répondent merveilleusement bien d’une carte à l’autre. Ambiance Steampunk oblige, les personnages transpirent l’aventure et le panache sur fond de modernisme désuet. C’est un tarot qui mêle bien les énergies masculines et féminines et cela en fait un compagnon de valeur pour parler aux deux sexes. Mais avant tout, c’est un tarot qui « raconte » beaucoup de choses. Il est très narratif. Il ne ment pas. Il est direct, sans être trop « dans ta face » pour autant. Vous avez une question précise ? Il saura y apporter une réponse. Il n’a pas de domaines tabous. Il peut aussi bien vous parler de votre carrière comme de votre vie amoureuse et même combiner les domaines avec brio et naturel. La seule chose qu’il ne saura pas bien faire sera la manifestation. C’est un tarot qui parle, révèle et conseille, il ne souhaite pas créer ou jouer au magicien. 



Mon aventure avec le Tarot Steampunk

Cet étonnant ami m’a permis de partir en exploration maintes et maintes fois, dans ma propre psyché comme dans les situations les plus concrètes et compliquées. Parmi les exemples les plus marquants de mon travail avec lui, j’ai pu entreprendre les choses les plus abstraites comme analyser mes rêves avec une clarté sans concession ou converser avec mes guides. J’ai notamment pu découvrir que certains de mes rêves étaient en fait des voyages astraux. Et dans une catégorie plus terre à terre, j’ai pu préparer mes entretiens d’embauche et savoir avec une exactitude parfaite qui se trouverait devant moi et ce qu’ils souhaiteraient entendre lors de l’entretien. J’ai pu construire les profils psychologiques précis des gens que j’allais rencontrer dans le cadre du travail sans jamais les avoir rencontrés auparavant. J’ai pu conseiller les autres sur leur carrière, leur gestion financière, leurs projets créatifs et artistiques ou encore leur vie amoureuse… Toutes les portes sont ouvertes avec le Steampunk et c’est ce qui me plaît tant chez lui. 



Pour aller plus loin, le kit de la cartomancienne…

 J’utilise toujours des outils pour amplifier l’énergie de mon travail avec les cartes. Avec le Tarot Steampunk, j’ai remarqué une belle harmonie avec des bougies argent et violettes pour le lien à l’ésotérisme et aux mystères. Je brûle aussi avec lui de l’encens de clou de girofle, très efficace en divination mais également pour ancrer les choses dans le concret. Le cristal qui réagit merveilleusement bien au contact de ce tarot est la calcite miel qui a, comme le jeu, une belle nature énergique tout en sachant rester douce. 

Enfin, c’est un tarot qui sera parfait pour travailler sur votre chakra coronal et plus particulièrement sur votre lien au divin, aux croyances, à la spiritualité et à l’invisible.



Verdict : un tarot divinatoire aux mille talents

C’est un tarot qui offre une vraie longueur d’avance pour faire les bons choix. Ce n’est pas vraiment un jeu que j’utilise pour méditer car il aime être tiré et parler plus que contempler, malgré sa grande connexion aux mystères. C’est un vrai tarot d’action et de vérité ! Il est très équilibré entre ciel et terre et mérite d’être utilisé en toutes occasions.

Ma vidéo sur ce Tarot Chouchou:




Une démonstration de tirage avec le Tarot Steampunk: