jeudi 26 janvier 2017

Tirage Utile n°6: Le Tirage de l’Enfant Intérieur



L’enfant intérieur. On en entend sans cesse parler, mais que faire de cette notion vaste et floue. Certes, nous avons été des enfants à un moment de notre vie. Nous avons tous eu des bobos, des apprentissages, des situations familiales différentes et si nous sommes encore là aujourd’hui, c’est qu’en dépit des difficultés liées à ce tendre âge, nous avons survécu. Cependant, ne vous arrive-t-il pas de rêver de situations de votre enfance ? Ou de vous retrouver de nouveau enfant ? Plus étrange encore, il m’est souvent arrivé de rêver de la petite version de moi qui réclamait mon attention et voulait me passer des messages… Notre enfant intérieur est cet enfant que nous avons été mais qui n’a jamais vraiment disparu. Il est toujours à l’intérieur de notre être, plein de talents inexploités, de blessures non guéries et d’espoirs que nous avons relégués au second plan à cause de notre conditionnement originel et de notre vision actuelle trop « adulte ».

Je vous propose aujourd’hui de donner la parole à cet enfant afin qu’il nous livre sans censure ni réprimande ses états d’âmes. A travers un tirage à 6 cartes que j’ai créé spécialement pour écouter et tenter de guérir cette petite part de nous, je vous explique pas à pas comment communiquer avec ce « petit nous ».

Travail préliminaire :

Comme pour le « Super Futur MOI », nous allons appeler à nous une autre version de nous, mais cette fois-ci venant du passé. L’avantage est que l’enfant intérieur n’est jamais très loin, il ne s’agit donc pas d’une invocation compliquée. Pour établir le contact avec lui, je vous recommande de choisir un jeu de cartes qui vous aurait plu étant enfant, éventuellement de vous munir d’une photo de vous à un jeune âge et de rentrer dans l’état d’esprit le plus bienveillant et ouvert possible, l’état d’esprit que vous auriez adoré que l’on adopte avec vous par défaut quand vous étiez petit.

Voici la disposition des cartes pour ce tirage à 6 lames :





Position 1 : Comment veux-tu te présenter ?

Avec cette question d’introduction, notre enfant intérieur va pouvoir utiliser la carte qui le représente le mieux dans son essence et dans sa propre vérité. Ce dernier point est important car nous avons été énormément modelés par les projections faites par nos familles et environnements depuis le berceau et avons souvent forgé une identité erronée de nous-mêmes au fur et à mesure de nos interactions avec le monde. Ainsi, un adulte qui se présente va souvent mettre en avant sa profession, son statut marital et d’autres éléments très concrets et servant à le mettre dans une case sociale bien définie. Enfant, nos parents nous ont préparé à cette dépersonnalisation et nous ont appris à nous présenter en donnant notre âge, la classe dans laquelle nous évoluons, etc… Mais sans ce conditionnement, comment nous serions-nous présentés ? Cette carte donne l’espace libre à notre « petit nous » pour dire comment il se sent et se vit de l’intérieur. C’est aussi la façon dont il veut qu’on le perçoive.

Position 2 : Que suis-je devenu(e) à tes yeux ?

Prêts à en prendre plein les dents ? Votre petit vous va vous dire avec toute la franchise d’un enfant ce qu’il pense de ce que vous êtes devenu. Il ne s’agit pas de votre évolution sociale encore une fois mais plus de la personne que vous êtes profondément. Un enfant se fiche pas mal du fait que vous ayez signé un contrat important avec un client renommé ou que vous soyez à découvert à la banque ce mois-ci. Il va plutôt vous dépeindre un portrait sans concession de votre personne intérieure, sans photoshop ni fioritures.

Position 3 : Quels bobos puis-je t’aider à guérir ?

C’est la carte qui offre à l’enfant intérieur un espace pour déposer ses peines et les remettre entre vos mains. Il faut aborder cette carte avec beaucoup d’ouverture et faire sentir à votre petit vous que vous êtes disposé à faire ce qui est en votre pouvoir pour permettre à cet enfant de se sentir écouté, aimé et en sécurité.

Position 4 : Quel talent inexploité souhaites-tu partager avec moi ?

C’est une carte très ludique car elle permet de faire exploser une notion guérisseuse à la fois pour l’enfant intérieur qui rêve de s’exprimer et pour vous, grand adulte, dont la vie serait ré-enchantée si vous utilisiez cette particularité mise en avant en image… A vous de cogiter ensuite pour savoir comment ce talent caché pourrait vous aider dans votre vie actuelle.

Position 5 : Comment puis-je te laisser t’exprimer au quotidien ?

C’est la carte qui abaisse les interdits, les « fais pas ça, dis pas ça, laisse parler les grandes personnes » … Car nous avons adopté avec notre propre enfant intérieur cette même attitude qui nous rendait dingue quand nous étions en culottes courtes. Nous avons cessé de faire les fous devant tout le monde, de dessiner, peindre et exprimer notre créativité sans peur du jugement, de pleurer et laisser passer colère et tristesse en dehors de notre corps. Cette carte met le doigt sur ce que vous devez réintégrer, ré-ouvrir en vous pour être plus en paix avec votre part enfantine. A la différence de la carte n°4 qui était un potentiel à exploiter, la n°5 est une simple envie d’agir, d’extérioriser et vivre la vie.

Position 6 : Quels espoirs as-tu pour nous ?

Votre enfant intérieur va vous parler de ce que vous pourriez encore devenir si vous l’écoutiez. Les enfants ont un lien plus tangible avec le divin et la source. Ils sont moins conditionnés que nous. Leur vision pour l’avenir, certes apparemment naïve, est bien plus proche des vraies possibilités de réalisation pour chacun de nous que les ambitions très triviales que nous avons finies par accepter et porter avec le temps. Ecoutez bien, votre enfant intérieur a plein de sagesse à vous transmettre pour planifier votre futur…

Avec Ombre et Amour,

Iria



vendredi 6 janvier 2017

Le Pouvoir d'Utiliser la Négation



En cette période de passage à une nouvelle année calendaire, je trébuche sur tous les supports, tantôt inspirants tantôt anxiogènes, visant à planifier son année, se donner des objectifs, des « mots de pouvoir », des résolutions (en générales qualifiées de « bonnes »), … Et, comme en magie, on vous encourage à tout tourner en POSITIF et à ne jamais vous focaliser sur ce que vous ne voulez pas. On pourrait foutre ça sur le dos de la loi de l’attraction et se dire que se concentrer sur ce que l’on ne veut pas va attirer encore plus de cette merde dont on essaye de se débarrasser.

Je vais oser me mouiller dans des eaux un peu troubles : mais pourquoi fuir à ce point ce que l’on ne veut pas ? Pourquoi n’oser prononcer le nom que des choses positives, enjouées, créatives, exaltantes ? Je ne dis pas que porter son attention sur le positif est répréhensible, bien au contraire. Je pense simplement que c’est la voie la plus « simple » à vendre au grand public pour avancer dans le bon sens. C’est une formule « all inclusive » qui ne nécessite pas beaucoup d’explications. Vous vous concentrez sur le positif et BAM, vous êtes heureux !

Je ne suis pas contre cette méthode. Cependant, quand je me trouve à ces carrefours de réflexion, ces moments de bilan et de planification pour une nouvelle année, la première chose qui me vient naturellement, c’est tout ce dont je ne veux plus/pas. C’est plus fort que moi ! Alors, suis-je condamnée ? Vais-je attirer encore plus de ces choses qui m’entravent ? J’ose affirmer que non. Je pense qu’il y a plusieurs façons de manipuler l’énergie « négative ». Soit en la fuyant et en la rendant inconséquente ou dormante (c’est ce que l’on fait en se focalisant sur le positif… mais cette énergie dormante pourra revenir nous harceler plus tard…), en la grossissant et en la rendant incapacitante (le pire scénario car il empêche de s’émanciper et victimise ad vitam aeternam…) soit en tentant une autre approche que je vous propose aujourd’hui : Le Pouvoir d'Utiliser la Négation.

Prenons un exemple. J’ai un peu de mal à ne me focaliser que sur mon job de rêve et ne pas me dire à côté que « ce dont je ne veux surtout plus, c’est d’être emprisonnée dans le salariat ! ». Je pourrais très bien, au moment où j’émets ce vœu, être dans une énergie de misérabilisme, de peur, d’accablement, et, dans ce cas, attirer encore plus d’années d’esclavage salarial. Là, je serais dans la démarche la plus suicidaire. Je pourrais être dans une très bonne démarche, au contraire, en émettant des ondes de « liberté », « d’indépendance » et « d’entreprenariat » … J’essaye donc de faire ça mais mon troll intérieur (et il a de la gueule le bougre !) me vocifère en permanence « ouais, ouais, c’est bien mignon tout ça mais quand est-ce qu’on se débarrasse de ce p***** de salariat de mes ******** ?!!! ». Oui, mon troll intérieur est plutôt vulgaire. Que faire ? Ignorer mon troll, chantant « lalalala » tandis qu’il me collera aux baskets en râlant tout au long de cette nouvelle année ? Ou me retourner, l’écouter, lui fournir de l’empathie et accepter de ressentir une partie de ce qu’il ressent en y infusant une grosse dose de pouvoir personnel ! Mon troll ne veut plus aller bosser pour un patron. C’est d’ailleurs à cause de lui que je n’ai pas de motivation pour me lever le matin et aller gagner ma pitance… Ca ne serait pas très sympa de ma part d’ignorer une partie de moi qui a un point de vue aussi tranché et aussi définitif, lui préférant mon côté léger et rêveur. Je peux écouter TOUTES les parties de moi.  


Attention à ne pas « peindre les roses en rouge »  ou la vie en rose aveuglément… Certains y ont perdu la tête… (carte extraite du Beautiful Creatures Tarot)

Voilà comment je fonctionne. J’ose clamer ce dont je ne veux plus sans laisser ces notions me tyranniser. A la place, je les regarde bien en face, je les visualise de plus en plus petites et leur signifie que je prendrai bientôt congé d’elles. Ainsi, je leur rappelle qui est la chef. Avec fermeté, l’esprit parfaitement détendu, la certitude chevillée au corps. Je ne mets pas ces notions dans l’obscur placard de l’omission et du tabou, placard dans lequel elles ne manqueraient pas de grandir jusqu’à devenir des monstres démesurés prêts à me fondre dessus à la première rechute de motivation de ma part. Le fait d’utiliser la négation et de la maîtriser fait de moi un être deux fois plus conscient et puissant sur mon chemin de réalisation personnelle. Parce que j’assume. J’affronte. Et j’ose guérir ce qui est moche et inconfortable au fur et à mesure. Je ne choisis pas le raccourci vers la lumière. Je balaye tranquillement sur la route la plus longue mais également la plus sûre. Je n’ai pas peur de mes propres paroles, contrairement à ces gens qui vous reprennent dès que vous prononcez une formule trop négative en invoquant que « la parole est créatrice » avec un regard mi-effrayé, mi-effaré. Non ! Ce sont des foutaises ! L’intention est créatrice ! Et je m’applique à mettre l’intention créatrice là où il se doit dans mon propre discours. Je ne subis pas mon propre langage. J’en suis la détentrice et l’exécutrice. Et je considère qu’oser dire « je veux » et « je ne veux pas » donne deux fois plus de pouvoir sur sa réalité que de dire « je veux » et de continuer à nier, avoir peur et fuir.

Ne pas oser utiliser la négation, c’est se soumettre à elle en la voyant comme menaçante et plus forte que soi. C’est lui donner encore plus de pouvoir et de prestance. Personnellement, je la nomme, je l’utilise et je n’ai certainement pas peur d’elle.